29 juin 2009

ZERHOUNI, A LA TÊTE DE TOUFIK ?

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Cela fait dix ans que Bouteflika rêve de "casser" les services de sécurité puis les avaler en les plaçant définitivement sous la coupe d'un homme de la "famille" bouteflikienne. En 1999 déjà, il avait échoué à installer Yazid Zerhouni à la Défense. Puis il avait échoué à placer ses hommes en succession de Smail Lamari. Mais l'obsession est restée vivace : contrairement à ses homologues dictateurs des autres joumloukias, contrairement à Saddam Hussein,  Khadafi, Hafedh El-Assad ou Ben Ali, il ne dispose pas de la réalité du pouvoir. Or, le temps presse. Bouteflika a peur de mourir avant d'avoir dégagé la route au " Bouteflikisme"...Il compte certes des succès sur ce chantier, puisqu'il a pu remplacer la génération des généraux «janviéristes» par de nouveaux chefs militaires "apolitiques",  mélanger les prérogatives entre responsables du ministère de la Défense nationale de manière que leurs influences s'annulent réciproquement et procéder au découplage entre les services de renseignement et les forces armées.
Mais cela ne suffit pas !
Il faut maintenant mettre sous la coupe, les services de sécurité de Toufik.
C'est la tâche prioritaire du président. 
«A partir d'aujourd'hui, je ne recevrais plus personne, à part Zerhouni,» aurait lancé le président à son exécutif. Pourquoi Nouredine Yazid Zerhouni en particulier ? «Parce que l'un des changements que veut opérer le président est la création d'un grand ministère de la sécurité de l'Etat qui regrouperait la police, la gendarmerie et les services de renseignements et que Zerhouni superviserait» répond un responsable dans le Quotidien d'Oran. Les services de sécurité vont donc dépendre du ministère de l'Intérieur  !

C’est donc en son ministre de l’Intérieur que le chef de l’Etat place sa plus grande confiance. La relation entre le Président et Noureddine Yazid Zerhouni est la plus ancienne et la plus forte parmi toutes celles que Bouteflika a tissées autour de lui, avant même l’indépendance du pays , disent les proches.
Ainsi se réaliserait l'hégémonie du "bouteflikisme" puisque  le chef de l’Etat avait pris, entre autres précautions, de mettre « entre de bonnes mains » les portefeuilles stratégiques comme le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, ainsi que l’Energie et les Mines.
Finie, le double centre de décision ! " Un super ministère de la sécurité de l'Etat, s'il arrive à être retenu, supposerait, en évidence, selon nos sources, une redéfinition des structures et des missions des services de sécurité, tout corps confondu, et une révision de l'approche sécuritaire qui se ferait en conformité des exigences d'une réconciliation nationale approfondie comme la veut Bouteflika", précise le QO qui souligne que cette idée de changement aurait provoqué de profonds remous au sein des institutions concernées. L'on parle même d'une réunion de leurs «chefs» respectifs pour dit-on «faire savoir au président qu'il serait préférable de ne pas le faire aussi rapidement.»
Voilà pourquoi le président de la République consacrerait une grande partie de son troisième quinquennat à la restructuration des services de sécurité, tous secteurs confondus en Algérie.

Source : le matin

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11 avril 2009

Mensonge, quand tu nous tiens !

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74,54 % de participation à l'élection présidentielle algérienne et un blébiscite à 90,25 % du chef de l'Etat en exercice, Abdelaziz Bouteflika. Si le résultat à la soviètique obtenu par l'homme fort d'Alger n'est pas surprenant - il est même prévisible - , vu la qualité des adversaires, le taux de participation annoncé par le ministre de l'interieur, Nordine yazid Zerhouni, sent la manipulation et un bourrage évident des urnes . Aux élections américaines, où on a vu des marées humaines, portées par l'Obamamania euphorique, patienter des heures pour accéder aux bureaux de vote,le taux decliné n'a pas dépassé les 64 %. En plus, et de l'avis de tous les observateurs, l'election de jeudi passé n'ont rien à voir avec les elections de novembre 1995 qui ont porté Liamine zeroual à la tête de l'Etat. En 1995, l'engouement était tel qu'il est immoral aujourd'hui d'annoncer que la mascarade de jeudi lui est identique ( en 1995, avec toutes ces marées humaines, le taux était de 75 % ; En 2009, des bureaux pratiquement vide par moment, le taux est 74 % ). Mais il ne falait pas s'en étonner, le premier ministre l'a annoncé à maintes reprises avant jeudi : Que le peuple vote ou boycotte, le président passera comme il le veut. Et Bouteflika a voulu une participation massive et un plébiscite à la soviètique, dont acte.

Ceci dit, l'election présidentielle a tout de même mobilisé un électorat important avoisinant les 40 % à l'échelle nationale et dépassant les 15 % en kabylie où on redoutait un fort taux d'abstention. Une telle estimation partagée par une grande partie des observateurs nationaux et etrangers est déjà une prouesse pour le régime et un échec cuisant pour l'opposition.

la prouesse de l'un et l'echec de l'autre sont dûs à des facteurs multiples tels que l'absence d'une opposition bien structurée, le recours des populations rurales, durement éprouvées par les affres du terrorisme,  au vote -  refuge de peur d'une instabilité politique porteuse de dangers pour leur vie, un vote plutôt de sanction de l'opposition que d'allegence au pouvoir en place, notemment en Kabylie désabusée par les luttes intestines entre démocrates pour le leadership, la corruption de l'acte de vote, métamorphosé en opportunité de gagner un peu d'argent , notemment chez les jeunes frappés de plein fouet par le chômage et la crise sociale- pour ce faire, le régime a puisé à fond la caisse dans le trésors public. Dans certaines localités, notammant en Kabylie, le directoire de campagne de Bouteflika a promis le paiement de tout jeune qui se présentera avec une carte de vote estampillé de la griffe officielle " A Voté". Comme quoi, un régime incapable de trouver des solutions au pays  se découvre géniteur d'un procédé politique impensable ailleurs.

Toutefois minimisons les dégats. Les résultats annoncés portent en eux les germes de la fin d'une ère. Celle de la tromperie. Parce que,  au bout de course, la désillusion, réelle cette fois ci, sera à la mesure de l'engouement fabriqué. Et parce que un pouvoir qui distribue, sans compter des rêves insaisissables finira par nous livrer le cauchemar redouté. Une citation célebre dit " on peut tromper quelqu'un tout le temps, on peut tromper tout le monde un temps, mais on ne peut tromper tout le monde tout le temps".

Pour finir cette parenthèse en attendant des jours meilleurs, un proverbe kabyle dit " Suivons le menteur jusqu'au seuil de sa porte, puis on verra". La majorité du peuple, restée chez elle jeudi passé, n'en déplaise aux fabricants d'images de l'Entv, semble résignée à cette sagesse populaire.

Moussa Tertag

08 avril 2009

A la veille d'un mandat virtuel

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Demain, les suppots du pouvoir maffieux et la faune et toute l'armée de personnes au parcours douteux, mais aussi de simples citoyens dupes à qui on a fait miroiter un lendemain enchenté iront aux urnes endosser un fait accompli. Celui du maintien d'un homme qui a passé dix ans durant à promettre monts et merveilles sans réussir la moindre prouesse. Sa perche de salut jusque là reste le facteur exogène que représentent les recettes petrolières et gazières. Demain, l'ecrasante majorité du peuple restera chez elle suivre avec envie le combat démocratique que mène en ce moment le peuple moldave en attendant sa propre heure de vérité. Car le peuple Algérien, malgré les coups bas du système, a la profonde conviction qu'il a, lui aussi, un droit au soleil. Et le soleil de liberté brillera un jour. Et ce jour là, les maitres de demain auront pourri dans les poubelles de l'hisoire.

Demain, l'infime partie du peuple que la maffia politico - financière aura réussi à corrompre choisira à pied levé celui qui incarne l'echec total dans un pays où toute parcelle de terre, tout grain de sable, tout gisement fossil est un attout de développement. Hier, la caserne ambulante accompagnant Bouteflika dans tous ses meetings - mascarades a regagné ses quartiers pour préparer le coup de force de demain après avoir assuré la protection hermitique de celui qui chante chaque jour que la paix est définitivement revenu.

Après demain, le ministre de l'interieur lira la fiche des résultats écrite le 12 novembre derniers et jalousement gardée dans ses tiroirs. Aprés demain, Bouteflika sera flanqué d'un autre mandat virtuel caractérisé par tout ...sauf de vertu.

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02 février 2009

Mâle et femelle en Algérie

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L'Algérie n'a pas à mener l'enquête sur le scandale qui a eclaté dans l'ambassade américaine. Zerhouni semble détenir la version exacte des faits. Selon lui, l'Américain Waren a violé deux femmes Algériennes pour que le lendemain elles lui soient soumises et répondent à toutes ses sollicitations en matière de renseignements. ainsi, Deux femmes, toutes ordinaires, n'ayant aucun accès direct aux dossiers sensibles du pays et qui n'ont de particularité que celle d'avoir croisé Waren dans un café limitrophe de l'ambassade américaine au Caire ou à Madrid, deviennent subitement aux yeux de notre cher ministre de l'interieur des sources d'information importante pour la CIA.

La bourde de Zerhouni qui prête à sourire a eu néanmoins le mérite de lever le voile sur la vision officielle de nos gouvernants sur "la chose féminine". Fidèle à une conception archaïque de la nature de la femme, Zerhouni croit que la belle femelle ne se soumet aux désirs du mâle que lorsque ce dernier lui fait preuve de forte dose de machisme. Triste conception qui laisse les vautours d'Alger, amateurs de tournantes institutionelles, préparer activement la nuit de noces d'Avril même si la pauvre Dame Algérie a déjà trop saigné par le passé.

moussa Tertag

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Code Zerhouni

Le ministère de l’Intérieur semble plus affairé à faire passer un troisième mandat par SMS qu’à s’occuper des problèmes. Et avec une capacité d’analyse qui défie toutes les lois de la réflexion. D’abord l’histoire du viol des deux Algériennes. Yazid Zerhouni, puisqu’il s’agit de lui, a eu cette explication : « Il s’agit peut-être d’une affaire d’espionnage. » Depuis quand viole-t-on des filles pour leur soutirer des révélations, si tant est que ces deux filles en détenaient ? En général, on les séduit et on leur offre des bijoux pour qu’elles accouchent de secrets d’Etat. Deuxième affaire. A propos de Berriane où les mêmes affrontements ethnico-religieux ont fait de nouveaux morts, il a eu cette réponse : « C’est une histoire de mafias de quartiers. » Oublions la phrase « c’est un voleur » – à l’encontre de Guermah Massinissa, tué par des gendarmes – qui a mis toute une région à feu et à sang et revenons à l’actualité.

Peut-on faire passer un viol pour de l’espionnage sachant que l’Algérie n’a pas de technologie particulière, économique ou militaire, à part la voiture révolutionnaire de Temmar que personne n’a encore vue et que les USA ont des satellites qui voient tout ce qui se passe dans les couloirs du MDN ? Peut-on faire passer un affrontement entre communautés pour une histoire de gardiens de parking qui a mal tourné ? Comment un ministre de l’Intérieur peut-il prendre avec autant de légèreté des phénomènes aussi graves ? C’est que selon les uns, il est atteint du même syndrome que les autres dirigeants et selon les autres, il termine la construction de sa villa à Oran et a des problèmes avec ses maçons. Il y a une troisième explication : c’est un langage codé qui n’est pas destiné aux Algériens, mais à des extraterrestres qui attendent dans ce code le signal de l’invasion. Demain, si un martien vient pour vous déloger de votre AADL, rien ne sert de lui montrer votre carte d’électeur

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18 janvier 2009

le ministre de l'interieur dit non au marches pour Gaza

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Le département de Yazid Zerhouni aurait fini par opposer un niet à l’organisation de marches simultanées en guise de soutien à Gaza dans les 48 wilayas du pays. C’est ce que révèlent des sources dignes de foi en précisant que l’idée de telles manifestations aurait fait son chemin parmi les chefs de l’Alliance présidentielle.

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