10 novembre 2009

De la colère de la plèbe et la bourse de sa Majesté

La grève générale de Huit jours, declenchée à l'appel des syndicats autonomes, suit son bonhomme de chemin dans le secteur de l'éducation. Au deuxième jour, les syndicats ont déjà réussi une triple prouesse : démontrer leur forte représentativité au vu du taux de suivi à l'échelle nationale, decridibiliser le ministère de tutelle qui tantôt fait fi de la réalité des choses en invoquant un taux de débrayage ne dépassant pas les 30 %, tantôt en brandit des menaces tout azimuts, trahissant une panique générale qui s'est emparée de la tutelle.Enfin, et c'est le plus symbolique des acquis de ces deux premiers jours de grève, le mouvement social qui secoue le secteur de l'éducation nationale, tous secteurs confondus, a dévoilé la nature du régime en place,  sa vision de la chose publique et sa conception de la relation pouvoir-peuple.

En effet, la menace de Benbouzid, à chaque pic de la grogne sociale dans son secteur, de retenir les salaires démontre en ne peut plus une vision minimaliste, voire esclavagiste, du peuple Algérien par le pouvoir en place. Les 500.000 enseignants crient comme un seul homme leur rage de voir leur pouvoir d'achat laminé par l'inflation et la cherté de vie. Et le ministre de l'éducation, qui vient de signer sa 16eme rentrée scolaire catastrophique d'affilée, menace de retirer "la baguette" de la bouche des insoumis et d'aspirer les poches trouées des récalcitrants. A le suivre dans son raisonnement, les enseignants n'ont qu'à prendre les miettes tendues et se la boucler, faute de quoi le maitre refile sa bourse. Drole de réaction !

La menace de couper le robinet et d'affamer les rebeles de la dignité n'est pas l'exclusivité de Benbouzid. Rappelons nous la campagne présidentielle de 2009 en Kabylie. Le directoire de campagne de Abdelaziz Bouteflika n'a-t-il pas tonné tout au long de sa marche vers le trône eternel que l'Etat a les moyens de faire du Djurdjura un eldorado à condition qu'on lui déroule le tapis rouge et qu'on lui file le burnous de la rédition ?  N'a-t-on pas abusé de tous les raccourcis pour acheter les consciences encore rétives de cette contrée ? A suivre leurs pas, la misère qui suinte le long des chemins escarpés de nos montagnes et qui rampe sur nos collines, apparemment pas oubliées mais negligées, n'est pas dûe au manque de ressources mais à la décision politique de rétention du budjet. Drôle de gouvernance !

Tant que le pouvoir a la main mise sur le trésor-providence, ses tenants se comporteront comme les maitres absolus. Mais jusqu'à quand le peuple, géniteur de la plus glorieuse révolution troquera-t-il sa dignité contre une baguette sèche et un filet de lait caillé alors qu'une minorité, dont le seul mérite est la maitrise de la corruption et de l'exercice de la génuflexion devant les tyrans, baigne dans l'opulence, loin des ennuis du fisc, des tracas de la justice et des aléas de la vie ? Où sont les partis de l'opposition pour appuyer le mouvement légitime des enseignants, eux qui ne lésinent pas sur les moyens pour former les cortèges à l'occasion des courses mesquines vers les centres d'enrichissements personnels, appelés faussement mandats de maires et de députés ?

Le combat des enseignants, au delà des revendications purement sectorielles et quelque soient ses débouchées, est un mouvement de redressement du cours qu'on veut tracer et imposer pour le pays. Il est un tirage brusque de la couverture epaisse qui cache toutes les flagorneries. Il mérite d'être soutenu et encouragé.

Moussa Tertag

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09 novembre 2009

Ecole : La grève générale latgement suivie

Ils avaient promis de paralyser les établissements scolaires pour une durée indéterminée. Et au premier jour de la grève, la mobilisation a été quasi générale. Aucun cours n’ayant été assuré hier dans plusieurs établissements, les élèves durent rebrousser chemin.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Malgré l’instruction de Benbouzid aux directeurs des établissements scolaires, les instruisant de la nécessité de garder les élèves dans les écoles, ces derniers ont bel et bien été renvoyés chez eux. Les établissements étaient dans l'impossibilité de garder les élèves puisque les adjoints de l’éducation chargés d’assurer la surveillance avaient eux aussi répondu au mot d’ordre de grève lancé par le Cnapest, l’Unpef et le Snapest, qui seront rejoints dès aujourd’hui par le CLA. Au regard des déclarations des syndicats selon lesquelles leur mouvement de protestation se poursuivra au-delà d’une semaine, les parents d’élèves se disent inquiets de l’issue de cette protesta qui, selon eux, pénalisera leurs enfants. A 11h 00, hier matin, à la place du 1er-Mai, les élèves étaient déjà dans la rue. Aux abords des établissements, à défaut de rencontrer des élèves en tablier attendant de renter en classe, l’on pouvait observer, ici et là, de petits groupes épars, discutant de tout et de rien, comme de l’aubaine de pouvoir profiter d’une bonne semaine de «vacances». Et le mauvais temps n’a fait qu’augmenter le bonheur de certains, qui disaient ne voir aucun inconvénient à échanger leur classe contre leur chambre chaude. Néanmoins, deux jeunes lycéennes, main dans la main, n’ont pas caché leur désarroi. «On nous a demandé de revenir la semaine prochaine. On veut bien se reposer en raison du rythme de travail auquel nous sommes soumises. Mais nous sommes tout de même inquiètes pour la suite», ont-elles déclaré. Selon elles, le rythme ne sera que plus dur à la reprise. «Les enseignants vont essayer de rattraper le retard en accélérant la cadence de travail. Et ainsi, nous aurons du mal à assimiler les cours», ont-elles tenu à souligner. «Je veux bien rester quelques jours à la maison pour d’éventuelles révisions, puisque nous ne terminons les cours qu’a 17h30. Mais si la grève devait durer, cela nous mettrait dans une situation des plus inconfortables» dira une élève du lycée El-Idrissi, sis à la place du 1er-Mai. Une mère qui est venue chercher sa fille, inscrite en première année primaire, estime, pour sa part, qu’une semaine d’arrêt de cours, c’est beaucoup. «Je comprends les revendications des enseignants mais je désapprouve leur décision d’arrêter les cours pour une semaine ou plus», nous a-t-elle confié. Les enfants du primaire ne semblent pas comprendre ce qui se passe autour d’eux. Pour eux, l’heure est à la détente puisque, à l’école, on leur a dit de ne revenir que dans trois jours. Et malgré la pluie, certains chérubins ont continué à jouer un peu partout. Les syndicats grévistes ont annoncé une forte adhésion au mouvement de grève des enseignants. Le mouvement n’est qu’à son premier jour et les syndicats promettent une lutte continue jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. La rue sera encore pour quelques jours le refuge de plusieurs enfants, en attendant les inévitables heures supplémentaires.

Le Soir d'Algérie

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26 octobre 2009

Libérons la presse, retrouvons notre dignité Appel à la création du CIJA.

Lu sur le site Hchicha.net et d'une actualité pressante, nous nous sommes permis reproduire cet appel dans notre blog. En voici la teneur integrale :

Chers confrères, chères consœurs, l’heure est grave et les temps sont obscurs.

La dignité du journaliste est compromise et son honneur est bafoué de jour en jour. L’exemple de la jeune Hadjer Guenanfa qui a été licenciée, humiliée et chassée effrontément de sa rédaction pour avoir oser dire la vérité sur ces conditions socioprofessionnelles dans les colonnes d’un journal confrère, El-Watan, n’est en réalité que la goute d’eau qui a fait déverser le vase. Oui, qu’on se le dise en toute franchise, la coupe est bel et bien pleine. Les brimades, le mépris, les humiliations et les atteintes aux droits les plus fondamentaux façonnent le quotidien du journaliste Algérien. Les patrons de presse n’hésitent jamais à exercer toutes les pressions possibles et imaginables pour étouffer toutes les tentatives émancipatrices que les journalistes essaient de mettent en œuvre. Isolés, marginalisés, certains journalistes tentent tant bien que mal de remettre en cause l’ordre établi. En vain, malheureusement. Esseulés, nous sommes une faiblesse. Unis, nous sommes une force. Combien de Hadjer compte encore notre presse nationale ? N’avons-nous pas pleuré la disparition soudaine et tragique de 9 confrères depuis le début de cette année ? Jusqu’à quand allons-nous rester les bras croisés face à la loi de l’arbitraire ?

Le rassemblement qui a eu lieu hier à la Maison de la Presse nous a prouvé à toutes et à tous que nous pouvons s’organiser et manifester spontanément notre indignation et notre refus de la « hogra ». C’était un signal très fort qu’il ne doit en aucun cas demeurer un vague souvenir. Hadjer continuera à hanter nos consciences. Jusqu’à l’heure, son patron n’a pas fait marche arrière et brandit toujours la menace d’une poursuite judiciaire.

Nous devons continuer notre mobilisation pour que ce procès, celui de la honte, ne se tiendra jamais. Une telle souillure ne devra aucunement entacher notre corporation. Pour rappel, ses droits ne lui sont toujours pas restitués. Pour cela, nous appelons à la création du Comité Indépendant des Journalistes Algériens (CIJA). Ce comité que des journalistes libres et indépendants mettront en place accompagnera la jeune Hadjer dans son combat contre son employeur. Il s’engagera à combattre cette injustice qu’on ne doit jamais taire. Ce comité nous fournira également l’opportunité pour se mobiliser et dénoncer tous les abus auxquels nous assistons quotidiennement dans l’exercice de notre métier. Une prise de conscience est vitale. La liberté de la presse ainsi que la dignité du journaliste sont des biens précieux que nous devons défendre au prix de tous les sacrifices possibles.

Chers confrères, chères consœurs, cet appel est lancé de nos plus profonds tripes. Fondons le CIJA et lançons-nous à la reconquête de nos droits et notre Dignité.

Une profession, une Corporation, Un combat .

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25 octobre 2009

L’intersyndicale de la fonction publique : Le SNMG doit être porté à 38 000 DA

Alors que le gouvernement s’apprête à majorer de quelques centaines de dinars le SNMG, la politique des salaires en Algérie est déjà dépassée par le temps. Le salaire minimum garanti actuel ne suffit qu’à couvrir une semaine des dépenses d’un père de famille de quatre personnes. Selon une étude comparative sur le pouvoir d’achat dans les trois pays du Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) réalisée par l’Intersyndicale de la Fonction publique, le niveau de vie des Algériens reste le plus bas. « Selon la richesse de chaque pays, normalement le niveau de vie des Algériens serait deux fois mieux que celui des Marocains et doublement mieux que celui des Tunisiens », notent les réalisateurs de cette étude, en faisant une comparaison des données macroéconomiques de chaque pays. L’étude conclut que le niveau de vie des travailleurs dans les trois pays reste au-dessous de la moyenne. Mais celui des Algériens est encore pire : le smicard ne peut assurer les besoins de sa famille que pendant une semaine et les travailleurs, qui perçoivent des salaires moyens (15 000 à 25 000 DA), ne peuvent survivre que 10 jours.

Seuls les salariés classés dans la catégorie B (des personnes qui perçoivent des salaires allant de 25 000 à 60 000 DA) arrivent à joindre les deux bouts en limitant leurs dépenses au strict minimum. « L’indice de parité du pouvoir d’achat (PPA) nous renseigne que le niveau de vie dans les trois pays est très faible », note-t-on dans la conclusion de cette enquête. Le SNMG algérien ne couvre, selon le même document, que 26% des besoins minimums des smicards contre 32% pour les Marocains et 15% pour les Tunisiens. D’où, expliquent les représentants de l’intersyndicale, la nécessité de porter le SNMG à 38 000 DA en prenant en considération le prix moyen des produits sur le marché national et la force du travail des citoyens. « C’est le salaire qui devrait être assuré à tous les Algériens », lance Salem Sadali, secrétaire général du Satef. La classe moyenne en Algérie ou ce qui en reste n’est pas mieux lotie. Son revenu mensuel ne couvre que 52% de ses besoins contre 64% pour les Marocains et 51% pour les Tunisiens. « Comment font les travailleurs algériens pour survivre ? », s’interroge encore Idir Achour porte-parole du CLA. En convertissant les salaires minimums des travailleurs dans les trois pays, l’étude relève que le SNMG algérien est le plus bas dans la région du Maghreb avec seulement 98,15 euros (taux de change officiel).

Le SNMG algérien est le plus bas dans la région

L’écart est énorme avec les SMIG marocain (178,45 euros) et tunisiens (130 euro). La demande d’une revalorisation conséquente du SNMG, expliquent les représentants de l’intersyndicale, n’est pas fictive. Elle est calculée, selon eux, sur la base des besoins vitaux des familles. Ainsi, un père de famille a besoin de 14 200 DA pour la nutrition, 8000 DA au minimum pour le loyer et l’énergie, 7500 pour des frais divers et 8600 DA pour la prise en charge de 2 à 3 enfants. Faisant une lecture des résultats de cette étude, M. Boudiba, représentant du Cnapest, critique la politique salariale en Algérie. « La valeur du dinar ne cesse de dégringoler. Elle ne s’est jamais stabilisée depuis 1991. En revanche, il y a une stagnation de la politique salariale. A tout cela, il faut ajouter le plus haut taux d’inflation et la multiplication des taxes », déclare-t-il. Ce dernier relève aussi l’absence d’une instance officielle qui se chargera de la politique salariale. M. Boudiba affirme, dans ce sens, qu’« il y a une volonté d’éliminer la classe moyenne en Algérie ».

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14 octobre 2009

Le Snel nomme Ahmad Madi président

Dans un communiqué adressé hier après-midi à notre rédaction, le Syndicat national des éditeurs du livre (Snel) annonce que son bureau exécutif a procédé à l’élection du directeur des éditions El-Hikma, Ahmed Madi, en tant que président du Snel. Il succède, ainsi, à Fayçal Houma, directeur des éditions El-Maerifa, qui était à la tête du Snel depuis juillet dernier. Toutefois, Fayçal Houma a été nommé vice-président de cette structure. “Après une étude approfondie de la situation générale de la scène culturelle algérienne et les nouvelles mesures, il a été question de l’étude et de la discussion de la situation du Snel et ses positions quant à la nouvelle donne. Le débat a été marqué par une forte conscience de la responsabilité des membres du bureau exécutif quant au rôle qu’ils doivent jouer pour revaloriser le livre algérien dans le pays et sur la scène internationale”, explique le communiqué.
Suite au débat qui a suivi cette élection, le syndicat a appelé tous les éditeurs à prendre part et à participer à la 10e édition du Salon international du livre d’Alger, prévu au complexe du 5-Juillet, du 27 octobre au 6 novembre 2009.
Le Snel considère dans son communiqué que “la participation des éditeurs à ce grand rendez-vous culturel algérien annuel est une manière de confirmer la position du syndicat, en tant que partenaire effectif et durable dans toutes les autres manifestations culturelles, sur la base que le livre était et sera à jamais la colonne vertébrale de la culture algérienne, et le pari stratégique pour le progrès national.” Le Snel ajoute qu’il faut que tous les efforts soient déployés afin que le livre algérien retrouve sa place dans les différents salons internationaux.
C’est donc un Snel qui renaît de ses cendres, malgré les polémiques, en dépit de la cascade de démissions de ses membres, et de ses prises de position si controversées, notamment concernant la délocalisation du Sila 2009.

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30 mai 2009

La Fédération des journalistes algériens est née

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La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) affiliée à la Centrale syndicale est née, suite à son congrès constitutif qui s’est tenu jeudi dernier à la maison du Peuple (siège de l’UGTA), en présence de quelque 200 délégués et des directeurs de presse publics et privés.  Les travaux, qui ont duré jusqu’à 22 heures, se sont soldés par la mise en place des structures organiques, notamment son secrétaire général, Abdenour Boukhamkham, d’un bureau de 11 membres, dont trois femmes, ainsi que d’un secrétariat national composé de 71 membres, représentant différents organes de presse.   
A peine installé, le bureau de la fédération s’est fixé pour objectif de réaliser un plan d’action de cinq points, dont l’élaboration d’une convention collective, la révision du code de l’information et la mise en place d’une mutuelle des journalistes.  A l’ouverture des travaux, le secrétaire général de l’UGTA, Sidi Saïd, tout en se félicitant de la création de cette fédération, a souligné son engagement à «aider et à accompagner
les journalistes en écoutant leur préoccupations et en défendant au mieux leurs droits socioprofessionnels en vue d’y trouver des solutions à travers le dialogue, la concertation et des actions communes». M. Sidi Saïd a rappelé en outre «le rôle prépondérant joué par l’UGTA en matière de prise en charge des problèmes socioprofessionnels des travailleurs algériens, dont les journalistes».  Auparavant, M. Sidi Saïd a rendu hommage à «ces femmes et ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour libérer le pays, d’autres plus récemment pour que l’Algérie soit debout», ajoutant que «le souvenir de Tahar Djaout est inséparable de celui de Abdelhak Benhamouda et des dizaines d’autres victimes». En qualifiant les journalistes d’élite, il a insisté sur le respect de l’éthique professionnelle, en vue de faire de «notre presse un exemple pour participer à l’épanouissement de la vie démocratique». Pour sa part, M. Mihoubi a souligné l’importance de cette nouvelle organisation des journalistes, avant d’appeler ces derniers à «respecter ce qui a été énoncé dans le programme du président de la République», notamment dans les messages adressés aux journalistes, lors de la prestation de serment et à
l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui doivent servir de «plate-forme». Il a, par ailleurs, appelé les participants à veiller à certains paramètres, dont l’action dans le cadre d’une «vision commune», le respect de la notion de service public et la consécration du «professionnalisme».   M. Mihoubi a rappelé à ce propos l’intérêt accordé par le plan d’action du gouvernement à garantir la liberté de la presse,
soulignant que la révision des textes régissant ce secteur «se fera avec les gens du métier». A signaler, l’absence à ce congrès de nombreux représentants d’organes de presse francophone. Des problèmes d’organisation, notamment d’accréditation, ont empêché d’autres d’y prendre part, au motif qu’ils auraient envoyé tardivement leurs listes de délégués. De même que des échos ont fait état de la déception d’une délégation d’un organe public qui aurait contesté le quota lui revenant au sein des structures de la fédération. Un secrétaire national, note-t-on, a indiqué que les rangs de la fédération resteront ouverts aux journalistes et à leurs délégués absents et qui, plus tard, exprimeraient le vœu de la rejoindre. 

Source : la tribune

Tout en félicitant nos amis de la presse de la naissance de cet autre instrument de combat pour le recouvrement des droits des journalistes, nous espérons que cette nouvelle structure n'est pas initiée pour , uniquement contrecarrer le SNJ. Une telle projection ne ferait que nuire aux interêts des journalistes. Alors amis de la presse , restez sur vos gardes.

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30 avril 2009

Travailleurs de toute l'Agérie libérez vous !

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   A la veille de la journée mondiale du travail, et en pleine situation de déprime économique et sociale, agravée par une volonté politique des décideurs d'étouffer toute voix revendicative et une vélliété acrue et tenace de casser tous les ressors de productivité nationale,  le comité national de préparation des assises du MDSL vient de nous faire parvenir un communiqué de presse dans lequel il appelle les travailleurs à se libérer du diktat de l'UGTA, imposé avec le soutien et la main forte du pouvoir en place, et à adhèrer au détachement syndical qu'ils estiment représentatif de leurs attentes.

Pour les lecteurs de "Cahiers Algériens", nous mettons à la disposition le texte integral du MDSL :

Pour un syndicat représentatif, autonome
et puissant des travailleurs !



En Algérie, à la veille du 1er mai 2009, le mécontentement et le ras-le bol de la société éclatent sur tout le territoire national. Les manifestations dégénèrent souvent en émeutes sauvagement réprimées par un pouvoir autiste qui masque les effets de la crise par un discours démagogique et étrangle tout espoir au changement démocratique par sa compromission avec l'islamisme politique.
L'UGTA, organisation « syndicale » domestiquée et instrumentalisée par le pouvoir, a définitivement tourné le dos aux intérêts bien compris des travailleurs en brisant toute velléité d'organisation de ces derniers et en cautionnant le recours aux brimades et à la répression à leur encontre.
Pourtant, les travailleurs ne se résignent pas à leur sort. Ils saisiront cette occasion du premier mai pour protester encore une fois contre un chômage endémique qui touche des pans entiers de la société et dont la manifestation la plus monstrueuse est le phénomène des harragas et dénoncer leur condition de pauvreté extrême, la corruption qui a gangrené le pays, les injustices sociales et l'arbitraire dont ils sont victimes.
Dans un contexte extrêmement complexe où pèse une crise mondiale financière sans précédent et où différentes forces centrifuges nationales risquent de conduire le pays à son implosion, la vigilance est de rigueur.
Il appartient cependant, aux travailleurs et à eux seuls, de se libérer du diktat de l'UGTA et de s'affranchir de tout clergé pour rejoindre le détachement syndical qu'ils estiment le plus représentatif de leurs intérêts ou créer les sections syndicales dont ils ont besoin pour organiser leur lutte. C'est de l'organisation à la base des travailleurs que naîtra un mouvement syndical puissant, représentatif et débarrassé de toute tutelle.
Le Mouvement Démocratique Social et Laïque (MDSM), souhaite à tous les travailleurs Algériens et du monde entier, pleins de succès dans leurs luttes pour de conditions de vie meilleures, et pour les libertés syndicales. Le MDSL appelle ses militants, sympathisants et amis à soutenir les actions de l'Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique (I-A-F-P) à l'occasion de ce 1er mai 2009.

Vive la solidarité internationale des travailleurs !
Vive le 1er mai !
Alger le 29 avril 2009

P/ le comité national de préparation des assises du MDSL.

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24 janvier 2009

Ligue arabe ou syndicat de chefs d'Etat ?

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Jamais la ligue arabe n'a été aussi mise à nu que lors de la guerre de Gaza. Les réactions non coordonnées des chefs d'Etat et des rois de l'ensemble arabe, la tenue de deux sommets en l'espace de 48 heures et la convocation de la réunion de Charm Elcheikh ont consacré la division des 22 pays arabes.

La qualité des réactions face à la crise et le fossé qui sépare les aspirations de la rue arabe des calculs de ses dirigeants a offert au monde la nature de cette  structure supranationale qu'est la ligue arabe. De par les décisions prises à l'issue de chaque sommet et les tiraillements qui la caractérisent, la ligue arabe se decline en un super syndicat des chefs d'Etat où seul importe le devenir politique de leursrégimes respectifs .

Pour faire diversion, les chefs d'Etat et les rois, tombés en disgrace aux yeux de leurs peuples respectifs, reconvertissent leur syndicat en association de bienfaisance et, histoire de se donner bonne conscience, offrent, sans consultation de leurs sujets, des centaines de millions de Dollars aux victimes de tragédies qu'ils ont eux même couvé.

Triste réalité d'une ligue dont l'Algérie fait malheureusement partie. Notre pays gagnera beaucoups s'il décide d' y geler  ses activités et se reconcentrer sur l'espace euro - méditerranéen et maghrébins,car toute hypocrisie mise de coté, seuls ces deux espaces sont vitaux et répondants à nos intérêts économiques et géopolitiques .

Moussa Tertag

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