30 mai 2009
La Fédération des journalistes algériens est née
La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) affiliée à la Centrale syndicale est née, suite à son congrès constitutif qui s’est tenu jeudi dernier à la maison du Peuple (siège de l’UGTA), en présence de quelque 200 délégués et des directeurs de presse publics et privés. Les travaux, qui ont duré jusqu’à 22 heures, se sont soldés par la mise en place des structures organiques, notamment son secrétaire général, Abdenour Boukhamkham, d’un bureau de 11 membres, dont trois femmes, ainsi que d’un secrétariat national composé de 71 membres, représentant différents organes de presse.
A peine installé, le bureau de la fédération s’est fixé pour objectif de réaliser un plan d’action de cinq points, dont l’élaboration d’une convention collective, la révision du code de l’information et la mise en place d’une mutuelle des journalistes. A l’ouverture des travaux, le secrétaire général de l’UGTA, Sidi Saïd, tout en se félicitant de la création de cette fédération, a souligné son engagement à «aider et à accompagner
les journalistes en écoutant leur préoccupations et en défendant au mieux leurs droits socioprofessionnels en vue d’y trouver des solutions à travers le dialogue, la concertation et des actions communes». M. Sidi Saïd a rappelé en outre «le rôle prépondérant joué par l’UGTA en matière de prise en charge des problèmes socioprofessionnels des travailleurs algériens, dont les journalistes». Auparavant, M. Sidi Saïd a rendu hommage à «ces femmes et ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour libérer le pays, d’autres plus récemment pour que l’Algérie soit debout», ajoutant que «le souvenir de Tahar Djaout est inséparable de celui de Abdelhak Benhamouda et des dizaines d’autres victimes». En qualifiant les journalistes d’élite, il a insisté sur le respect de l’éthique professionnelle, en vue de faire de «notre presse un exemple pour participer à l’épanouissement de la vie démocratique». Pour sa part, M. Mihoubi a souligné l’importance de cette nouvelle organisation des journalistes, avant d’appeler ces derniers à «respecter ce qui a été énoncé dans le programme du président de la République», notamment dans les messages adressés aux journalistes, lors de la prestation de serment et à
l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui doivent servir de «plate-forme». Il a, par ailleurs, appelé les participants à veiller à certains paramètres, dont l’action dans le cadre d’une «vision commune», le respect de la notion de service public et la consécration du «professionnalisme». M. Mihoubi a rappelé à ce propos l’intérêt accordé par le plan d’action du gouvernement à garantir la liberté de la presse,
soulignant que la révision des textes régissant ce secteur «se fera avec les gens du métier». A signaler, l’absence à ce congrès de nombreux représentants d’organes de presse francophone. Des problèmes d’organisation, notamment d’accréditation, ont empêché d’autres d’y prendre part, au motif qu’ils auraient envoyé tardivement leurs listes de délégués. De même que des échos ont fait état de la déception d’une délégation d’un organe public qui aurait contesté le quota lui revenant au sein des structures de la fédération. Un secrétaire national, note-t-on, a indiqué que les rangs de la fédération resteront ouverts aux journalistes et à leurs délégués absents et qui, plus tard, exprimeraient le vœu de la rejoindre.
Source : la tribune
Tout en félicitant nos amis de la presse de la naissance de cet autre instrument de combat pour le recouvrement des droits des journalistes, nous espérons que cette nouvelle structure n'est pas initiée pour , uniquement contrecarrer le SNJ. Une telle projection ne ferait que nuire aux interêts des journalistes. Alors amis de la presse , restez sur vos gardes.
03 mai 2009
Liberté de presse, dites vous ?

A l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, Abdelaziz bouteflika, dont deux mandats consecutifs ont été marqués par une série de suspensions de journaux, des emprisonnements de journalistes, des convocations continues des hommes de presse et surtout de la criminalisation du délit de presse, a adressé à la corporation journalistique un message dont il est question d'une volonté politique d'élargir le champs des libertés d'expression, d'aide au médias et d'association des journalistes dans l'effort de consolidation de l'Etat de droit. La réthorique employée est excélente et mérite des applaudissements si le chef de l'Etat confirme ceci par des faits concrets.
Le gage de bonne volonté passe inéxorablement par la decriminalisation du délit de presse. dans un Etat de droit et démocratie, l'emprisonnement d'un journaliste pour ses écrits est inadmissible. La disposition juridique contenue dans le code pénal ne fait pas honneur au pays. Bouteflika doit impérativement, et dans les plus brefs délais revoir le code pénal dans l'optique d'abroger l'article pénalisant l'acte journalistique et relancer les consultations avec les partenaires médiatiques pour la promulgation du code de l'information tant souhaité par le monde de la presse.
Le droit à l'information libre et pour tous passe aussi par la démonopolisation du champs audiovisuel. Ce champs doit être libéré et le service public doit être respecté dans le cahier de charge de la télévision publique. Le président de la république doit publier un decret répartissant à part égale le temps de passage à la télévision nationale . Autrement dit, la présidence, le gouvernement sensé sortir de la majorité parlementaire, et l'opposition parlementaire auront chacun 30 % de passage. Les 10 % restants seront la part des partis non représentés à l'assemblée nationale. Ce partage assurera une information plus crédible et un temps de communication équitable susceptible de faire une opinion publique .
Sans ces mesures d'urgence, le discours du président n'est que leurre, ruse et tromperie.

















