28 juillet 2009
Hommage à hachemi Cherif, le communiqué du MDSL
MOUVEMENT DEMOCRATIQUE SOCIAL et LAIQUE (M-D-S-L) Adresse, 8 rue des Frères Adders, Alger centre, Téléphone, 0794-69-19-66 Mail, mdshachemi@yahoo.fr Site du MDSL,http://mdls.fr.gd/ _________________________________________________________________________________ Notre camarade Hachemi Cherif nous a quittés le 2 août 2005. Sa disparition fut tragique, pour tous les militants, sympathisants, et amis du MDS qui ont perdu en cet Homme, un leader exceptionnel. Il dirigeait un mouvement dont la ligne politique sans concession prônait la double rupture avec le système et avec l’intégrisme islamiste. Son départ fut également tragique pour le parti lui-même qui a subi une crise sans précédent à la grande satisfaction de tous les détracteurs du MDS historique. Quatre années après sa disparition, ses camarades authentiques continuent sa lutte avec la même intensité dans un nouveau cadre, le « Mouvement Démocratique Social et Laïque- MDSL » et ce, depuis le 1er novembre 2008, avec pour ligne politique, la double rupture et la laïcité, pour que l’Algérie sorte de cette crise multidimensionnelle. Le MDSL invite toutes celles et ceux qui ont connu ce Patriote et qui partageaient son idéal à se joindre au recueillement du dimanche 2 août 2009 à 10 heures au cimetière d’Alger (Miramar- Saint-Eugène), pour un hommage au regretté Hachemi Chérif. Alger le, 27 juillet 2009, P/ le comité national de préparation des assises du MDSL.
21 juillet 2009
Assassinat de Boussenane Rabah, le MDSL réagit
Suite à l'assassinat odieux de Boussenane rabah par les hordes criminelles, le MDSL, très à l'écoute de toutes les douleurs qui affectent les Algériens, tous corps confondus, a très vite réagi pour ne pas laisser le sentiment du laisser pour compte prendre le pas sur le reflexe de survie et de résistance. Le MDSL, par ses positions tranchées et à temps, laisse l'impulsion de l'espoir couvrir le fatalisme assourdissant rendu de plus en plus possible par le silence incompréhensible de certaines forces naguère à la pointe de la lutte anti - islamiste. Pour les lecteurs de Cahiers Algériens, voici le communiqué envoyé à notre rédaction par le MDSL :
MOUVEMENT DEMOCRATIQUE SOCIAL et LAIQUE (M-D-S-L)
Adresse, 8 rue des Frères Adders, Alger centre,
Téléphone, 0794-69-19-66
Mail, mdshachemi@yahoo.fr
Site du MDSL, http://mdls.fr.gd/
Pendant que le patriote Mohamed Gharbi est condamné à mort par la « justice algérienne », l’islamisme continue à assassiner d’autres patriotes comme ce fut le cas à Kerkara (Skikda), le 19 juillet 2009. Le patriote lâchement assassiné feu, Boussenane Rabah, représentait la résistance contre la horde terroriste dans sa Wilaya depuis 1993. Le Mouvement Démocratique Social et Laïque, s’incline devant la mémoire du patriote Boussenane Rabah et présente à sa famille et à l’ensemble des patriotes algériens ses sincères condoléances. Alger le 21 juillet 2009, P/ le comité national de préparation des assises du MDSL
29 juin 2009
Le MDSL dit : Non l'outrage de la mémoire !
"Menasra, islamiste notoire de Hamas et ancien ministre de Bouteflika, ne cache pas que son objectif principal, est de restaurer l’Etat théocratique et ne s’embarrasse pas de désigner publiquement aux terroristes islamistes les prochaines cibles, les laïques notamment, qu’il qualifie de « traîtres à la nation" dénonce le MDSL dans une déclaration de politique générale dont voici le texte intégral.
" Depuis deux décennies, l’Algérie est meurtrie par la perte cruelle de dizaines de milliers de victimes du terrorisme islamiste : policiers, gendarmes, militaires, de simples fonctionnaires ou citoyens. En témoigne le massacre à Timezrit (Boumerdes) du 3 juin, à l’encontre de correcteurs de l’Education Nationale et de leur escorte, où huit policiers et deux enseignants ont été sauvagement assassinés, celui du 18 juin, où 18 gendarmes officiellement ont été assassinés sur la route nationale n° 5 (Mansourah-Bordj-Bou-Arréridj), et celui du 22 juin, où 5 gardes communaux ont été massacrés dans la région de Siyar (Chechar-Khenchela). Ces actes terroristes démontrent une nouvelle fois l’inanité de la politique de « réconciliation nationale » prônée par le pouvoir et contrairement à ce que ressasse le chef du gouvernement depuis 1996, ces nouveaux carnages sont la preuve que l’islamisme n’a pas renoncé aux armes et que sa capacité de nuisance est loin d’être « résiduelle ». Pendant que la société compte ses morts, le gouvernement n’a pas la moindre émotion à l’égard des familles endeuillées ou fait dans l’omission. Le pouvoir n’hésite même plus à porter atteinte à la dignité de citoyens qui ont consenti par le passé d’immenses sacrifices pour libérer le pays et qui continuent aujourd’hui à le défendre au risque de leur vie contre les hordes islamistes comme Mohamed Gharbi, moudjahid et patriote, qu’une justice aux ordres, au déni du contexte politique, veut confondre de « criminel ». Une telle manœuvre déshonore l’Histoire de l’Algérie combattante et traduit un nouveau seuil dans la compromission avec l’islamisme politique.
Le MDSL s’incline devant la mémoire de toutes les victimes du terrorisme (forces de l’ordre, patriotes, militaires, gendarmes, citoyens), présente aux familles ses sincères condoléances et assure le patriote, Mohamed Gharbi de sa solidarité, la plus totale.
Les islamistes ne frappent pas exclusivement au plan militaire. Confortés par le soutien du pouvoir ils sont très actifs au plan politique. Menasra, islamiste notoire de Hamas et ancien ministre de Bouteflika, ne cache pas que son objectif principal, est de restaurer l’Etat théocratique et ne s’embarrasse pas de désigner publiquement aux terroristes islamistes les prochaines cibles, les laïques notamment, qu’il qualifie de « traîtres à la nation ». Les islamistes manoeuvrent avec leurs alliés du FLN, pour tenter d’arracher la promulgation d’une loi sur l’amnistie générale. Ils veulent profiter des largesses politiques du pouvoir pour offrir une tribune en Algérie à un des leaders les plus virulents du mouvement des frères musulmans, le tristement célèbre Tarik Ramadan. Ils exercent par ailleurs d’énormes pressions sur la société en lui imposant de nouveaux codes de conduite au nom de la morale islamiste: Ils poussent ainsi à la fermeture des bars-restaurants. On a même vu à l’université de Sétif qu’une étudiante s’est vue notifier une menace d’exclusion au motif qu’elle ne portait pas le voile le jour des examens.
Au plan international, l’ère d’Obama ne semble pas ouvrir de perspectives prometteuses quant à la résolution de la question du moyen-orient. Son soutien au gouvernement israélien en dépit de toutes les résolutions de l’ONU de 1948 à nos jours, qui reconnaissent pourtant la nécessité de deux états (Palestinien et Israélien) et la restitution des territoires occupés depuis 1967, reste entier. Le discours tenu au Caire par Obama, a été particulièrement rétrograde sur la question des femmes.
Les dernières manifestations de centaines de milliers de citoyens Iraniens au lendemain des « élections » présidentielles, revendiquent certes plus de démocratie, mais l’Etat Iranien gouverné par Ahmadinejad ou Moussavi, reste un Etat théocratique. La renaissance du peuple perse, qui aspire au changement, à la démocratie, et au modernisme n’est possible que dans le cadre d’un Etat républicain et laïque, seul garant des libertés fondamentales.
Pendant ce temps la situation sociale, économique et culturelle en Algérie ne cesse de se dégrader malgré les réserves importantes (150 milliards de dollars) dont dispose le pays. Il faut sortir de l’impasse de la crise, abolir les fondements sur lesquels s’arc-boute ce système et s’inscrire dans une vision stratégique en pensant les questions fondamentales du développement. L’Algérie est orpheline d’un projet de société moderne apte à l’engager sur les rails du XXIe siècle et susceptible de l’arracher de l’ornière dans laquelle l’a clouée le système rentier. Autrement dit, seule la double rupture aussi bien par rapport au système rentier, maffieux et bureaucratique d’une part, et l’islamisme politique d’autre part, sera la clef du succès d’une telle démarche. Pour réaliser cette double rupture et atteindre ces objectifs patriotiques, le seul moyen est la mobilisation, la plus large des citoyens qui aspirent à la démocratie, à la liberté d’expression, à l’égalité et à l’universalité. A la veille du 5 juillet 2009, date du 47ème anniversaire de l’indépendance du pays, le MDSL, appelle de nouveau les forces démocratiques à transcender leurs divergences, et à tout faire pour que le rassemblement puisse se réaliser dans toute sa diversité. Il n’est jamais trop tard de consacrer ses efforts pour atteindre l’objectif d’une Algérie moderne républicaine démocratique et laïque. "
Alger le 27 juin 2009,
P/ le comité national de préparation des assises du MDSL.
Mail : mdshachemi@yahoo.fr
15 juin 2009
Affaire de Mohamed Gharbi, communiqué du MDSL
Fidèle à ses principes de défense des droits de l'homme et à ses aspirations à un État de droit, moderne et laïque, le MDSL a fait sienne la déclaration du CCDR qui réclame la réparation de l'injustice qui frappe, Mohamed Gharbi, condamné sans état d'âme à la peine capitale, lui qui a consacré toute sa vie à la libération du pays du joug colonial avant de de d'être parmi les hommes debout face au péril islamiste, négationiste de l'Etat républicain, libre et moderne.
Voici le texte du MDSL, suivi du communiqué de CCDR
Le Mouvement Démocratique Social et Laïque (MDSL), suite à sa réunion hebdomadaire du vendredi 12 juin 2009 au siège du parti, a décidé de faire sienne la déclaration ci-jointe du CCDR du 9 juin 2009 pour sauver Mohamed Gharbi et la République.
Alger le 12 juin 2009,
P/ le comité national de préparation des assises du MDSL,
_____________________________________________________________
COMITE DES CITOYENS POUR LA DEFENCE DE LA REPUBLIQUE
- C.C.D.R-
__________________
Sauvons Mohamed Gharbi et la
République
Mohamed Gharbi, moudjahid et Patriote, a été
condamné à mort par le tribunal criminel de Guelma.
C?est un grave déni
de justice qui vient d?être perpétré par une justice toujours aux ordres.
C?est aussi un gage supplémentaire donné par le pouvoir à l?islamisme et
le prélude à une amnistie générale qui couronnera la compromission et l?infamie
déjà annoncées par les précédentes mesures de «concorde civile» et de
«réconciliation nationale».
Finalement, c?est la voie ouverte par le
pouvoir à l?instauration d?une république islamiste.
Le CCDR estime que
toutes celles et tous ceux, et ils sont nombreux, à se sentir concernés,
devraient faire de ce texte un acte de protestation pour la défense de Mohamed
Gharbi et la sauvegarde de la République, et le diffuser à tous les niveaux, aux
plans national et international.
Alger, le 9 juin 2009,
Le Bureau
national du CCDR
16 mai 2009
Oui pour la réconciliation nationale des démocrates
Avec la réélection de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat, le pouvoir politique qui a pris en otage toute l’Algérie s’est pratiquement assuré de fêter avec faste un demi siècle de règne absolu.
Le bas de laine, estimé à plus de 140 milliard de Dollars et généré par les seules recettes pétrolières, assurera la corruption de beaucoup de régimes dits démocratiques, jadis très regardant sur la situation algérienne.
Premiers signes de ce blanc seing accordé au régime d’Alger pour qu’il mutile à huis clos les aspirations des jeunes Algériens : l’empressement de l’Elysée à féliciter Bouteflika pour sa réélection et son invitation à visiter Paris, mais aussi le silence de la nouvelle administration américaine, très préoccupée par la sauvegarde des intérêts des USA que par la promotion de systèmes politiques susceptibles de générer des Etats émergeants capables de les concurrencer sur les marchés mondiaux.
Pour s’assurer un demi siècle de règne sans partage, le pouvoir algérien ne s’est pas uniquement contenté de gaver les empêcheurs de tourner en rond étrangers. En parfait stratèges, les hommes forts du régime ont pu diagnostiquer et relever les faiblesses de l’opposition. Ils ont su que l’esprit d’émancipation qui a porté tous les mouvements et soulèvements politiques et démocratiques enregistrés en Kabylie est porteur de germes destructeurs de leur existence même. Alors, ils se sont attelés à faire de l’anti Kabylisme une redoutable machine à broyer toute volonté de fédérer une action d’envergure nationale, capable de se transformer en révolution porteuse d’espoir.
La campagne anti kabyle, dirigée par le sérail et relayée par les islamistes, présente les Kabyles comme Anti musulmans, anti arabes, et relais de la France. Les supputations du ministre des affaires religieuses sur une prétendue campagne d’évangélisation de la Kabylie et son empressement à éditer le Coran en version Kabyle, Le choix porté par Bouteflika de s’adresser en français aux kabyles à chacune de ses sorties en Kabylie et l’insistance sur le thème de l’unité nationale à chaque fois que les responsables politiques abordent les questions liées à la Kabylie participent, entre autre, à l’opération nationale de conditionnement et du renforcement de l’esprit anti Kabyle.
Aujourd’hui, le climat de suspicion, créé par cette campagne de dénigrement et à forts relents régionalistes, empêche toute structuration politique des partis démocratiques dont les chefs sont de cette région. Les maigres voix que récoltent les deux partis Kabyles que sont le FFS et le RCD en dehors de leur fief sont le fruit de la mobilisation de la diaspora kabyle fortement implantée dans les grandes villes de l’Ouest et de l’Est car la prétention d’avoir une assise populaire effective, en dehors de la Kabylie et d’Alger, est synonyme d’une auto – satisfaction suicidaire.
Ceci dit, la situation politique n’est pas irréversible pour peu que les deux partis politiques, aujourd’hui à forte assise Kabyle, s’attèlent à accorder leur violons, enterrer leurs haches de guerre fratricide et cessent de se regarder en chiens de faïence.
De par les sacrifices faits par les responsables politiques et les militants du FFS et du RCD pour l’émergence de la démocratie, de la liberté d’expression et du pluralisme, Said Sadi et Hocine Ait Ahmed doivent renforcer la coopération politique pour mener une campagne intensive d’explication de leur programme dans les régions arabophones et contrecarrer la campagne de dénigrement dont ils sont victimes. Hocine Ait Ahmed qui a pu rencontrer son ex ennemi Ahmed Ben Bella, à Londres et Rome, et Sadi Said qui a pu mettre ses ministres à coté de ceux des islamistes du Hamas et en face de Bouteflika sauront et doivent savoir trouver les ressors nécessaires pour une rencontre historique entre frères.
La mésentente endémique entre le FFS et le RCD et l’absence d’autres partis, au capital militant aussi riche, participent amplement à la démobilisation nationale face aux visées dictatoriales du régime.
Que le FFS mette des préalables politiques, tels que le retrait des députés RCD de l'assemblée nationale, pour une telle rencontre est compréhensibe et valable, mais on doit le faire sans enfourcher les chevaux de l'invective. Car nul n'est saint et nul ne peut fuir ses responsabilités face cette faillite générale. Le RCD et le FFS sont tous deux responsables de l'etat actuel de l'opposition au système. La restructuration de l'opposition passe d'abord par le retour sur terre et un enfouissement des Ego et par une réunion de réconciliation qui regroupera tous ce que le giron démocratique comme force. Le RCD et le FFS mais aussi le MDSL, le PT, le PST, le MAK, le MDC de Said Khellil, les militants des droits de l'homme, les organisations comme le RAJ et les anciens militants exclus des partis pré- cités et toutes les personnalités nationales qui expriment leur attachement à la liberté et à l'ordre républicain.
La démocratie en Algérie a besoin de la fédération de tous ses fils et pas d'un gourou, d'un zaim ou d'un cardinal.
Chut, on censure et on ettoufe à Alger
Boussad Ouadi, gérant de la librairie des Beaux Arts, et des éditions INAS qui se sont distinguées, entre autres, par la publication, en 2007, du Livre " Les géoles d'Alger" de Mohamed Benchicou, a été mis en demeure de fermer la librairie et de quitter les lieux au profit du propriétaire des murs. Cette mesure d'apparence légale cache mal la volonté du pouvoir politique d'en finir avec un homme qui a pris sur lui l'engagement de prévilégier l'écrit engagé et de se soustraire à la pression forte des gaudasses et à l'étranglement de plus en plus étouffant des turbans. cette mesure restrictive sans possiblité d'échange est venue après une série de tentatives liberticides allant de l'interdiction d'importer des livres, jugés en hauts lieux, comme subversifs et ce, par le truchement d'une loi scélérate imposant au modeste éditeur et libraire d'augmenter son capital social à 2 milliards de centimes, et de fournir pour chaque livre importé une liasse de documents allant des certificats phytosanitaires, des certificats d'origine et de conformité aux traditionnels visas du ministère de la culture, des services de police et du ministère des affaires religieuses ( sic ). Outré par cet énième coup de boutoire à l'encontre de l'un des derniers bastions de liberté encore debout en Algérie, des lecteurs et de militants des droits de l'homme ont tenu à réagir sur le net pour exprimer leur solidarité et leur indignation. Le MDSL nous a envoyé un communiqué de presse exprimant sa rage de voir des espaces de liberté se retrécir de plus en plus comme une peau de chagrin et profite de cet incident majeur pour rappeler la nécessité de liguer les efforts pour faire face aux avancées autoritaires du régime. Dont voici l'integralité du texte : La mascarade du 9 avril à peine terminée, le pouvoir inaugure son nouveau règne en sacrifiant la culture et en orchestrant une cabale contre un libraire-éditeur, Boussad Ouadi, le poussant à mettre la clé sous le paillasson et à fermer sa librairie. Il est vrai que cet éditeur est un homme épris de liberté et qu?il n?a jamais manqué de le manifester que ce soit dans ses interventions écrites ou dans son engagement professionnel. Le pouvoir n?a pas oublié la solidarité qu?il a manifestée à l?égard de Mohamed Benchicou et le lui fait savoir malgré les dernières promesses faites par le Premier magistrat du pays d?œuvrer pour une plus grande liberté d?expression. Le règne du 3ème mandat de Bouteflika, commence sous de mauvais augures, puisqu?il s?attaque à un lieu hautement symbolique que les islamistes ont déjà ciblé en assassinant en 1994, l?ancien gérant, notre ami Vincent. Le pouvoir algérien vient encore une fois de démontrer qu?il est un régime dictatorial comme stipulé dans le rapport élaboré par « The Economist Intelligence Unit » sur l?indexe de la démocratie qui place l?Algérie à la 133ème place sur un total de 167 pays La seule possibilité pour stopper cette dérive totalitaire est que les forces démocratiques organisées ou non, se décident à se retrouver pour réfléchir ensemble, à une alternative démocratique, pour mettre fin au système rentier et à son allié l?islamisme politique, afin d? édifier une Algérie républicaine démocratique moderne et social. Le MDSL renouvelle son entière solidarité avec l?éditeur Boussad Ouadi et gérant de la librairie des beaux arts.
Alger le 13 mai 2009,
P/ le comité national de préparation des assises du MDSL (http://mdls.fr.gd/).
30 avril 2009
Travailleurs de toute l'Agérie libérez vous !

A la veille de la journée mondiale du travail, et en pleine situation de déprime économique et sociale, agravée par une volonté politique des décideurs d'étouffer toute voix revendicative et une vélliété acrue et tenace de casser tous les ressors de productivité nationale, le comité national de préparation des assises du MDSL vient de nous faire parvenir un communiqué de presse dans lequel il appelle les travailleurs à se libérer du diktat de l'UGTA, imposé avec le soutien et la main forte du pouvoir en place, et à adhèrer au détachement syndical qu'ils estiment représentatif de leurs attentes.
Pour les lecteurs de "Cahiers Algériens", nous mettons à la disposition le texte integral du MDSL :
Pour un syndicat représentatif, autonome
et puissant des travailleurs !
En Algérie, à la veille du 1er mai 2009, le mécontentement et le ras-le bol de la société éclatent sur tout le territoire national. Les manifestations dégénèrent souvent en émeutes sauvagement réprimées par un pouvoir autiste qui masque les effets de la crise par un discours démagogique et étrangle tout espoir au changement démocratique par sa compromission avec l'islamisme politique.
L'UGTA, organisation « syndicale » domestiquée et instrumentalisée par le pouvoir, a définitivement tourné le dos aux intérêts bien compris des travailleurs en brisant toute velléité d'organisation de ces derniers et en cautionnant le recours aux brimades et à la répression à leur encontre.
Pourtant, les travailleurs ne se résignent pas à leur sort. Ils saisiront cette occasion du premier mai pour protester encore une fois contre un chômage endémique qui touche des pans entiers de la société et dont la manifestation la plus monstrueuse est le phénomène des harragas et dénoncer leur condition de pauvreté extrême, la corruption qui a gangrené le pays, les injustices sociales et l'arbitraire dont ils sont victimes.
Dans un contexte extrêmement complexe où pèse une crise mondiale financière sans précédent et où différentes forces centrifuges nationales risquent de conduire le pays à son implosion, la vigilance est de rigueur.
Il appartient cependant, aux travailleurs et à eux seuls, de se libérer du diktat de l'UGTA et de s'affranchir de tout clergé pour rejoindre le détachement syndical qu'ils estiment le plus représentatif de leurs intérêts ou créer les sections syndicales dont ils ont besoin pour organiser leur lutte. C'est de l'organisation à la base des travailleurs que naîtra un mouvement syndical puissant, représentatif et débarrassé de toute tutelle.
Le Mouvement Démocratique Social et Laïque (MDSM), souhaite à tous les travailleurs Algériens et du monde entier, pleins de succès dans leurs luttes pour de conditions de vie meilleures, et pour les libertés syndicales. Le MDSL appelle ses militants, sympathisants et amis à soutenir les actions de l'Intersyndicale Autonome de la Fonction Publique (I-A-F-P) à l'occasion de ce 1er mai 2009.
Vive la solidarité internationale des travailleurs !
Vive le 1er mai !
Alger le 29 avril 2009
P/ le comité national de préparation des assises du MDSL.
25 avril 2009
Le MDSL renouvelle son appel à la rencontre de tous les démocrates
Ayant reçu hier un email, sous forme de commentaire, de la direction du Mouvement Démocratique Social et Laïc nous faisant part d'un communiqué rendu public en date du 18 Avril passé, et après lecture, nous avons jugé utile de le reproduire même tardivement car il est d'actualité et il me sent conforme à la ligne éditoriale des Cahiers Algériens . Nous espérons que, dorénavant, la direction du MDSL nous communique en temps réel leur comptes rendus d'activités pour que nous puissions les diffuser à temps. Les voix démocratiques ont besoins en ces temps de restriction des libertés de tous les voies de communications.
La dernière « élection » présidentielle du 9 avril a démontré encore une fois que le pouvoir ne s’embarrasse d’aucun scrupule pour faire passer en force une candidature au mépris du peuple et des lois qui régissent le pays comme le dernier tripatouillage de la constitution.
Comme aux dernières « élections » législatives et communales de 2007, les citoyens se sont abstenus en masse et le maquillage scandaleux des chiffres s’appuyant sur la vieille ficelle « plus c’est gros, plus ça passe » ne peut cacher ni la réalité des résultats ni la désaffection profonde de la société par rapport au pouvoir algérien.
Au nom de quoi le pouvoir s’arroge t-il le droit de violer la constitution, d’imposer toujours son candidat et d’engloutir des sommes faramineuses dans toutes sortes de dépenses à son profit exclusif ?
A côté de la manipulation des chiffres du ministre de l’intérieur, sont apparues de nouvelles méthodes de fraudes massives comme l’utilisation du transport par bus de personnes étrangères aux communes, grassement payées, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, dans plusieurs bureaux de vote et le financement de la campagne électorale du candidat du pouvoir par le trabendo, certaines entreprises privées et étrangères. Toutes ces manigances sont faites dans le seul but de fabriquer des images avec les moyens de l’unique ENTV aux frais du contribuable.
Pendant ce temps, le terrorisme proclamé « résiduel » depuis 1996 continue à assassiner soldats et officiers, agents de l’ordre, patriotes et de simples citoyens. Même les massacres collectifs des années 90 comme celui de Tebessa, ont refait leur apparition. Les Madani Mezrag et Droudkel se permettent de souiller la mémoire de Abdelhak Benhamouda, président du CNSA sans que l’UGTA de Sidi Saïd ne réagisse.
Pourtant, le pays est quadrillé par les forces de sécurité d’est en ouest, du nord au sud, et plus particulièrement la capitale et si ce terrorisme « résiduel » continue à frapper et perdure c’est qu’il tire ses capacités meurtrières de la politique de « réconciliation nationale » et des promesses d’amnistie générale aux assassins de milliers d’Algériennes et d’Algériens.
Au niveau social et économique, la situation du pays continue à se dégrader malgré les réserves de change gigantesques (150 milliards de dollars) : aucune vision stratégique du pays, aucun plan d’investissement, explosion de l’informel dans tous les domaines, cherté de la vie avec un pouvoir d’achat faible pour les couches les plus défavorisées et les classes moyennes, logement inaccessible, transport insuffisant, chômage de plus en plus préoccupant, loisirs inexistants, aggravation du phénomène des harragas, émeutes répétitives, encouragement à la résurgence du tribalisme et sectes religieuses (zaouiates) recrudescence de la violence dans les stades, etc...).
Les libertés d’expression, de réunion, de rassemblement, d’édition, de grève, pourtant garanties par la loi de ce même système, sont violées quotidiennement. Cette situation peut conduire à l’implosion de l’Algérie.
A plusieurs reprises le MDSL, le MDS historique, ETTAHADI et le PAGS ont appelé les forces démocratiques à transcender leurs divergences, et à tout faire pour que le rassemblement puisse se réaliser dans toute sa diversité.
Toute la mouvance démocratique a appelé au lendemain de la mascarade électorale du 9 avril à ce rassemblement. L’intérêt général commande de se retrouver autour d’une table ou autour d’une action de masse comme celle du 1er mai prochain pour soutenir l’appel des syndicats autonomes.
Il n’est jamais trop tard de consacrer ses efforts pour atteindre cet objectif. C’est pour cette raison que le MDSL renouvelle sa proposition de rencontre avec toutes les forces démocratiques où qu’elles se situent, organisées ou pas pour réfléchir ensemble à une alternative autre que celle du système et de son allié l’islamisme politique.
A l’occasion de l’anniversaire du printemps berbère, le MDSL rend hommage à la mémoire des victimes des évènements de 2001 et rappelle que Tamazight, langue officielle contribuera à l’émergence d’une Algérie respectueuse de sa diversité et de ses richesses culturelles.


















