26 octobre 2009

Libérons la presse, retrouvons notre dignité Appel à la création du CIJA.

Lu sur le site Hchicha.net et d'une actualité pressante, nous nous sommes permis reproduire cet appel dans notre blog. En voici la teneur integrale :

Chers confrères, chères consœurs, l’heure est grave et les temps sont obscurs.

La dignité du journaliste est compromise et son honneur est bafoué de jour en jour. L’exemple de la jeune Hadjer Guenanfa qui a été licenciée, humiliée et chassée effrontément de sa rédaction pour avoir oser dire la vérité sur ces conditions socioprofessionnelles dans les colonnes d’un journal confrère, El-Watan, n’est en réalité que la goute d’eau qui a fait déverser le vase. Oui, qu’on se le dise en toute franchise, la coupe est bel et bien pleine. Les brimades, le mépris, les humiliations et les atteintes aux droits les plus fondamentaux façonnent le quotidien du journaliste Algérien. Les patrons de presse n’hésitent jamais à exercer toutes les pressions possibles et imaginables pour étouffer toutes les tentatives émancipatrices que les journalistes essaient de mettent en œuvre. Isolés, marginalisés, certains journalistes tentent tant bien que mal de remettre en cause l’ordre établi. En vain, malheureusement. Esseulés, nous sommes une faiblesse. Unis, nous sommes une force. Combien de Hadjer compte encore notre presse nationale ? N’avons-nous pas pleuré la disparition soudaine et tragique de 9 confrères depuis le début de cette année ? Jusqu’à quand allons-nous rester les bras croisés face à la loi de l’arbitraire ?

Le rassemblement qui a eu lieu hier à la Maison de la Presse nous a prouvé à toutes et à tous que nous pouvons s’organiser et manifester spontanément notre indignation et notre refus de la « hogra ». C’était un signal très fort qu’il ne doit en aucun cas demeurer un vague souvenir. Hadjer continuera à hanter nos consciences. Jusqu’à l’heure, son patron n’a pas fait marche arrière et brandit toujours la menace d’une poursuite judiciaire.

Nous devons continuer notre mobilisation pour que ce procès, celui de la honte, ne se tiendra jamais. Une telle souillure ne devra aucunement entacher notre corporation. Pour rappel, ses droits ne lui sont toujours pas restitués. Pour cela, nous appelons à la création du Comité Indépendant des Journalistes Algériens (CIJA). Ce comité que des journalistes libres et indépendants mettront en place accompagnera la jeune Hadjer dans son combat contre son employeur. Il s’engagera à combattre cette injustice qu’on ne doit jamais taire. Ce comité nous fournira également l’opportunité pour se mobiliser et dénoncer tous les abus auxquels nous assistons quotidiennement dans l’exercice de notre métier. Une prise de conscience est vitale. La liberté de la presse ainsi que la dignité du journaliste sont des biens précieux que nous devons défendre au prix de tous les sacrifices possibles.

Chers confrères, chères consœurs, cet appel est lancé de nos plus profonds tripes. Fondons le CIJA et lançons-nous à la reconquête de nos droits et notre Dignité.

Une profession, une Corporation, Un combat .

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30 mai 2009

La Fédération des journalistes algériens est née

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La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) affiliée à la Centrale syndicale est née, suite à son congrès constitutif qui s’est tenu jeudi dernier à la maison du Peuple (siège de l’UGTA), en présence de quelque 200 délégués et des directeurs de presse publics et privés.  Les travaux, qui ont duré jusqu’à 22 heures, se sont soldés par la mise en place des structures organiques, notamment son secrétaire général, Abdenour Boukhamkham, d’un bureau de 11 membres, dont trois femmes, ainsi que d’un secrétariat national composé de 71 membres, représentant différents organes de presse.   
A peine installé, le bureau de la fédération s’est fixé pour objectif de réaliser un plan d’action de cinq points, dont l’élaboration d’une convention collective, la révision du code de l’information et la mise en place d’une mutuelle des journalistes.  A l’ouverture des travaux, le secrétaire général de l’UGTA, Sidi Saïd, tout en se félicitant de la création de cette fédération, a souligné son engagement à «aider et à accompagner
les journalistes en écoutant leur préoccupations et en défendant au mieux leurs droits socioprofessionnels en vue d’y trouver des solutions à travers le dialogue, la concertation et des actions communes». M. Sidi Saïd a rappelé en outre «le rôle prépondérant joué par l’UGTA en matière de prise en charge des problèmes socioprofessionnels des travailleurs algériens, dont les journalistes».  Auparavant, M. Sidi Saïd a rendu hommage à «ces femmes et ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour libérer le pays, d’autres plus récemment pour que l’Algérie soit debout», ajoutant que «le souvenir de Tahar Djaout est inséparable de celui de Abdelhak Benhamouda et des dizaines d’autres victimes». En qualifiant les journalistes d’élite, il a insisté sur le respect de l’éthique professionnelle, en vue de faire de «notre presse un exemple pour participer à l’épanouissement de la vie démocratique». Pour sa part, M. Mihoubi a souligné l’importance de cette nouvelle organisation des journalistes, avant d’appeler ces derniers à «respecter ce qui a été énoncé dans le programme du président de la République», notamment dans les messages adressés aux journalistes, lors de la prestation de serment et à
l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui doivent servir de «plate-forme». Il a, par ailleurs, appelé les participants à veiller à certains paramètres, dont l’action dans le cadre d’une «vision commune», le respect de la notion de service public et la consécration du «professionnalisme».   M. Mihoubi a rappelé à ce propos l’intérêt accordé par le plan d’action du gouvernement à garantir la liberté de la presse,
soulignant que la révision des textes régissant ce secteur «se fera avec les gens du métier». A signaler, l’absence à ce congrès de nombreux représentants d’organes de presse francophone. Des problèmes d’organisation, notamment d’accréditation, ont empêché d’autres d’y prendre part, au motif qu’ils auraient envoyé tardivement leurs listes de délégués. De même que des échos ont fait état de la déception d’une délégation d’un organe public qui aurait contesté le quota lui revenant au sein des structures de la fédération. Un secrétaire national, note-t-on, a indiqué que les rangs de la fédération resteront ouverts aux journalistes et à leurs délégués absents et qui, plus tard, exprimeraient le vœu de la rejoindre. 

Source : la tribune

Tout en félicitant nos amis de la presse de la naissance de cet autre instrument de combat pour le recouvrement des droits des journalistes, nous espérons que cette nouvelle structure n'est pas initiée pour , uniquement contrecarrer le SNJ. Une telle projection ne ferait que nuire aux interêts des journalistes. Alors amis de la presse , restez sur vos gardes.

Posté par mtertag à 13:23 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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