10 octobre 2009

L commission consultative des droits de l'homme sera élargie

De nouvelles organisations seront représentées dans la commission, à l’instar de celles des handicapés, du Haut Conseil de la femme ainsi que le Haut Conseil de la langue arabe. En outre, la commission verra, selon M. Belaïz, son autonomie renforcée.

Le Conseil de la Nation a adopté, ce jeudi, le projet de loi présenté par le ministre de la Justice concernant les statuts de la Commission consultative nationale de promotion et de protection des droits de l’homme.
Par 64 voix pour et deux contre (celles du RCD), le Sénat a donné son feu vert pour la commission que préside Me Farouk Ksentini afin qu’elle soit en phase avec les exigences de la commission onusienne des droits de l’homme.
Commentant cette adoption, le ministre de la Justice, Tayeb Belaïz, a indiqué à la presse que “la commission qui était gérée par un décret, est régie, à présent, par une loi”. Il a précisé, par ailleurs, que tous les membres de la commission, sauf les quatre désignés par le président de la République et les quatre représentants du Parlement, passeront devant une commission qui étudiera leur candidature. Il a ajouté que de nouvelles organisations seront représentées dans la commission, à l’instar de celle des handicapés, du Haut Conseil de la femme ainsi que le Haut Conseil de la langue arabe. En outre, la commission verra, selon M. Belaïz, son autonomie renforcée.

source : liberté

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15 juin 2009

Affaire de Mohamed Gharbi, communiqué du MDSL

Fidèle à ses principes de défense des droits de l'homme et à ses aspirations à un État de droit, moderne et laïque, le MDSL a fait sienne la déclaration du CCDR qui réclame la réparation de l'injustice qui frappe, Mohamed Gharbi, condamné sans état d'âme à la peine capitale, lui qui a consacré toute sa vie à la libération du pays du joug colonial avant de de d'être parmi les hommes debout face au péril islamiste, négationiste de l'Etat républicain, libre et moderne.
Voici le texte du MDSL, suivi du communiqué de CCDR

Le Mouvement Démocratique Social et Laïque (MDSL), suite à sa réunion hebdomadaire du vendredi 12 juin 2009 au siège du parti, a décidé de faire sienne la déclaration ci-jointe du CCDR du 9 juin 2009 pour sauver Mohamed Gharbi et la République.
Alger le 12 juin 2009,
P/ le comité national de préparation des assises du MDSL,
_____________________________________________________________
COMITE DES CITOYENS POUR LA DEFENCE DE LA REPUBLIQUE
- C.C.D.R-
__________________

Sauvons Mohamed Gharbi et la République


Mohamed Gharbi, moudjahid et Patriote, a été condamné à mort par le tribunal criminel de Guelma.

C?est un grave déni de justice qui vient d?être perpétré par une justice toujours aux ordres.

C?est aussi un gage supplémentaire donné par le pouvoir à l?islamisme et le prélude à une amnistie générale qui couronnera la compromission et l?infamie déjà annoncées par les précédentes mesures de «concorde civile» et de «réconciliation nationale».

Finalement, c?est la voie ouverte par le pouvoir à l?instauration d?une république islamiste.

Le CCDR estime que toutes celles et tous ceux, et ils sont nombreux, à se sentir concernés, devraient faire de ce texte un acte de protestation pour la défense de Mohamed Gharbi et la sauvegarde de la République, et le diffuser à tous les niveaux, aux plans national et international.
Alger, le 9 juin 2009,
Le Bureau national du CCDR

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18 mai 2009

Baba Nedjar, procès fixé au 27 Mai courant

Mohamed Baba Nedjar est un jeune habitant de Ghardaïa condamné à la peine capitale le 6 juin 2006 pour une affaire de meurtre.

Le procès en appel a été renvoyé à la demande du procureur général « pour raison sécuritaire ». Après trois années de détention et deux reports, le procès de Baba Nedjar a été fixé au 27 mai courant au tribunal criminel de Médéa. L’affaire remonte au 20 octobre 2005, lorsque Baba Nedjar a été arrêté après s’être présenté lui-même au commissariat de police, en réponse à une convocation. Le motif invoqué est l’assassinat du jeune Bezine Brahim, brûlé vif par deux personnes encagoulées. « Depuis cette date, Baba Nedjar vit un vrai calvaire. Il a subi des interrogatoires interminables, une torture psychologique et physique et un chantage consistant à le faire libérer s’il accepte de coller le meurtre aux leaders du mouvement de protestation à Ghardaïa en 2004. Ce que Baba Nedjar a refusé. Nous avons même trouvé l’objet de ce chantage dans les rapports de la police judiciaire et du juge d’instruction », indique un communiqué de la fédération du Front des forces socialistes de Ghardaïa, qui voit dans cette affaire une attaque « pour salir la réputation des meneurs du mouvement de protestation de Ghardaïa ». La fédération du parti de Hocine Aït Ahmed dans cette wilaya a souligné encore qu’« au cours de l’instruction, des questions ont été posées à Baba Nedjar pour en savoir plus sur ses rapports avec les leaders du FFS Ghardaïa. D’ailleurs, l’on considère que le fait qu’il avait en sa possession, losqu’il a été arrêté, une revue éditée par le FFS est une preuve de sa présumée implication dans le meurtre. Baba Nedjar a toujours clamé son innocence ».

Le communiqué de la fédération du FFS de Ghardaïa précise, en effet, que « deux autres militants du parti sont accusés d’avoir incendié le véhicule de la victime Bezine Brahim, alors que la voiture en question a été brûlée une année avant l’assassinat de son propriétaire. Aucune enquête n’a été ouverte à ce sujet », note le texte de la fédération. Et d’enchaîner : « Baba Nedjar paie pour un crime qu’il n’a pas commis. Il est victime d’un complot orchestré par un Etat policier qui utilise tous les moyens pour liquider tout militant ou activiste demandeur de droits et de liberté », indique la même source. La fédération FFS invite les personnalités nationales, les intellectuels, les militants politiques, ceux des droits de l’homme et les journalistes à être présents en force le jour du procès « pour imposer un procès équitable et que finisse le cauchemar de Baba Nedjar qui est innocent du crime dont on l’accuse ». Le bureau de Tizi Ouzou de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) a, pour sa part, exprimé son soutien à Baba Nedjar dont l’affaire serait « à inscrire dans les annales des chroniques judiciaires et des procès dignes des œuvres de Kafka ». La LADDH a rejoint le collectif d’avocats chargé de prendre sa défense. Maître Mustapha Bouchachi, président de la ligue, en fait partie.

Source : El Watan

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16 mai 2009

Chut, on censure et on ettoufe à Alger

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      nouveau10.gif  Boussad Ouadi, gérant de la librairie des Beaux Arts, et des éditions INAS qui se sont distinguées, entre autres, par la publication, en 2007, du Livre " Les géoles d'Alger" de Mohamed Benchicou, a été mis en demeure de fermer la librairie et de quitter les lieux au profit du propriétaire des murs. Cette mesure d'apparence légale cache mal la volonté du pouvoir politique d'en finir avec un homme qui a pris sur lui l'engagement de prévilégier l'écrit engagé et de se soustraire à la pression forte des gaudasses et à l'étranglement de plus en plus étouffant des turbans. cette mesure restrictive sans possiblité d'échange est venue après une série de tentatives liberticides allant de l'interdiction d'importer des livres, jugés en hauts lieux, comme subversifs et ce, par le truchement d'une loi scélérate imposant au modeste éditeur et libraire d'augmenter son capital social à 2 milliards de centimes, et de fournir pour chaque livre importé une liasse de documents allant des certificats phytosanitaires, des certificats d'origine et de conformité aux traditionnels visas du ministère de la culture, des services de police et du ministère des affaires religieuses ( sic ). Outré par cet énième coup de boutoire à l'encontre de l'un des derniers bastions de liberté encore debout en Algérie, des lecteurs et de militants des droits de l'homme ont tenu à réagir sur le net pour exprimer leur solidarité et leur indignation. Le MDSL nous a envoyé un communiqué de presse exprimant sa rage de voir des espaces de liberté se retrécir de plus en plus comme une peau de chagrin et profite de cet incident majeur pour rappeler la nécessité de liguer les efforts pour faire face aux avancées autoritaires du régime. Dont voici l'integralité du texte : La mascarade du 9 avril à peine terminée, le pouvoir inaugure son nouveau règne en sacrifiant la culture et en orchestrant une cabale contre un libraire-éditeur, Boussad Ouadi, le poussant à mettre la clé sous le paillasson et à fermer sa librairie. Il est vrai que cet éditeur est un homme épris de liberté et qu?il n?a jamais manqué de le manifester que ce soit dans ses interventions écrites ou dans son engagement professionnel. Le pouvoir n?a pas oublié la solidarité qu?il a manifestée à l?égard de Mohamed Benchicou et le lui fait savoir malgré les dernières promesses faites par le Premier magistrat du pays d?œuvrer pour une plus grande liberté d?expression. Le règne du 3ème mandat de Bouteflika, commence sous de mauvais augures, puisqu?il s?attaque à un lieu hautement symbolique que les islamistes ont déjà ciblé en assassinant en 1994, l?ancien gérant, notre ami Vincent. Le pouvoir algérien vient encore une fois de démontrer qu?il est un régime dictatorial comme stipulé dans le rapport élaboré par « The Economist Intelligence Unit » sur l?indexe de la démocratie qui place l?Algérie à la 133ème place sur un total de 167 pays La seule possibilité pour stopper cette dérive totalitaire est que les forces démocratiques organisées ou non, se décident à se retrouver pour réfléchir ensemble, à une alternative démocratique, pour mettre fin au système rentier et à son allié l?islamisme politique, afin d? édifier une Algérie républicaine démocratique moderne et social. Le MDSL renouvelle son entière solidarité avec l?éditeur Boussad Ouadi et gérant de la librairie des beaux arts.

Alger le 13 mai 2009,

P/ le comité national de préparation des assises du MDSL (http://mdls.fr.gd/).

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08 janvier 2009

Hafnaoui Ghoul, militant algérien des droits de l'homme, agréssé à Djelfa

Le représentant de la Ligue des droits de l’homme à Djelfa et néanmoins journaliste au quotidien arabophone Al Wassat, Hafnaoui Ghoul, a été l’objet, avant-hier tard dans la soirée, d’une « agression criminelle » de la part de deux individus  alors qu’il s’apprêtait à rentrer chez lui. D’après le journaliste, il a été pris à parti par ses agresseurs qui ont ensuite brandi une arme blanche, « la lame d’un couteau sans doute ». Il n'a dû son salut qu'en prenant la sage décision de fuir. Alértée, la police a mis des pliciers en faction devant son domicile pour le protéger d'une éventuelle visite indésirable de ses agresseurs.

Selon les affiormations du militant des droits de l'homme, l'agression dont il a fait l'objet trouverait son origine dans la relation qu'il entretient avec le maire de Djelfa et les auteurs pourraient être, selon toute vraissemblence, les opposants dudit maire. Aussitôt le jour s'est levé, Hafnaoui a déposé plainte contre X.

Notons que ce n'est pas la première fois qu'un militant des droits de l'homme ou un journalisteest agréssé par des énérgumènes pour l'exercice de leur fonction ou leur activité politique.

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