06 décembre 2009

CAN 2010 : Le gouvernement n'assurera pas le transport des supporters

Au Forum Echorouk, le ministre de la jeunesse et des sports El Hachemi Djiar, s’est exprimé hier avec son habituelle franchise sur la phase difficile qu’a traversée la sélection algérienne de football avant de réaliser le rêve du peuple algérien de parvenir au Mondial 2010.

  • Dans son intervention, l’invité du Forum a vigoureusement défendu les supporters algériens, ceux qui se sont déplacés à Khartoum, au Caire, ou ceux qui sont restés en Algérie pour soutenir la sélection nationale. Djiar dira que le public a grandement contribué à la qualification des Verts au Mondial d’Afrique du Sud.
  • Le peuple algérien s’est montré uni et solidaire au delà de toute autre considération. Le ministre déclare en avoir gardé une image émouvante, celle d’un peuple qui est sorti comme un seul homme pour la première fois depuis l’indépendance, hissant le drapeau algérien dans la rue et dans tous les villages.
  • Il a par ailleurs salué le comportement exemplaire des jeunes algériens qui se sont déplacés en Égypte et au Soudan «malgré ce qu’ont prétendu certaines parties qui voulaient porter préjudice à leur image, mais l’opinion publique arabe et internationale a découvert un peuple algérien conciliant et surtout plein de ferveur nationaliste». «Nos actes parlent pour nous», poursuivra notre hôte en illustrant ses propos par différents épisodes de notre histoire.
  • Le ministre de la jeunesse et des sports n’a pas non plus manqué de rendre hommage à notre équipe nationale qui elle aussi «a su faire montre d’un comportement irréprochable, en dépit des pressions, des agressions dont a été témoin le monde entier. Nos joueurs ont gardé leur sang froid et un excellent moral, et ils méritent ainsi davantage de considération et respect».
  • Dans ce sillage, Djiar s’est abstenu de faire tout commentaire sur les informations mensongères colportées par certains médias égyptiens.
  • Evoquant la préparation des Verts, le ministre indiquera que les sélections algérienne et serbe pourront se rencontrer en mars prochain pour un match amical. C’est à la FAF que reviendra le dernier mot.
  • Les autorités algériennes ont par ailleurs la ferme intention de suivre et de soutenir la sélection nationale dans son parcours, d’autant qu’elle représentera le pays lors de la CAN prévue en janvier, alors qu’elle représentera tout le monde arabe au Mondial de l’été prochain.
  • Le transport des supporters en Angola, le ministre en parlera en excluant la réédition du scénario de Khartoum avec ces facilitations accordées par le gouvernement algérien. Il précise que cette mission incombera uniquement aux agences de voyages, tandis que l’intervention du gouvernement serait hasardeuse, compte tenu des données relatives aux conditions d’hébergement et de santé en Angola.
  • El Hachemi Djiar rappellera que le gouvernement avait installé, il y a une semaine, une commission ministérielle mixte. Ce sont les éléments récoltés par la commission qui ont dissuadé le gouvernement d’intervenir pour faciliter le transport des algériens.
  • Le ministre a d’autre part dévoilé que le décret ministériel 405/05 pourrait subir une altération, puisque les raisons qui ont amené à sa publication ont disparu aujourd’hui. La présidence de la FAF ne devrait plus être limitée par le nombre de mandats; un seul par le passé.

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05 décembre 2009

Algérie - Egypte : Petition pour la rupture des relations diplomatiques

Une pétition est lancée aujourd'hui par des Algériens sur le net pour demander la rupture des relations diplomatiques avec l'Egypte. La pétition pourrait être un barometre fiable du degré de colère des Algériens suite à la campagne virulente des médias, institutions, hommes de culture et de droit et de toute la population Egyptienne contre l'algérie et ses symboles les plus sacrés. A ceux que la pétition intéresse cliquer sur cette image :

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04 décembre 2009

L'Algérie doit faire une bonne entrée de jeu et être prudente

Le tirage au sort opéré ce soir en Afrique du Sud pour distribuer les differentes équipes sur les groupes Mondial 2010 a mis l’Algérie dans le Groupe C avec l’Angleterre, les Etats-Unis et la Slovénie. Un groupe ni facile ni réellement difficile. En dehors des Anglais qui sont les favoris non seulement du Groupe mais aussi de la Coupe du Monde, les Américains et les Slovènes sont à la portée des Algériens. L’Algérie a une belle occasion pour passer au deuxième tour pour la première fois de son histoire. Mais il faudra faire attention.

 

Les Etats-Unis ont progressé considérablement ces dernières années. Les Slovènes ont réussi à battre les Russes, demi-finalistes de l’euro 2008, en barrage des qualifications de la zone Euro. Ils pratiquent un football technique et rapide. Les Verts qui ont réalisé un parcours exceptionnel durant les qualifications en écartant l’Egypte, deux fois champion d’Afrique d’affilée, possèdent les qualités pour aller en huitième de finale et pourquoi pas en quart de finale de cette Coupe du Monde.

 

Devant l’Angleterre, les Verts peuvent rééditer l’exploit historique de l’équipe nationale de 1982 qui avait battu l’Allemagne, une grande nation du football (2-1), lors de la Coupe du Monde en Espagne.

 

Les coéquipiers du capitaine Yazid Mansouri doivent toutefois se méfier des Américains et des Slovènes, des adversaires certes à leur portée, mais qui peuvent aussi créer des surprises. Ces deux pays considèrent également l’Algérie comme étant une équipe à leur portée. Méfiance donc. L’entraîneur national Rabah Saâdane doit préparer son équipe à frapper fort dès le premier match contre la Slovénie.

 

Commencer le Mondial par une victoire et prendre option pour occuper les deux premières places du groupe qualificatives pour le prochain tour. Un résultat autre que la victoire compromettrait les chances des Verts de passer aux huitièmes de finale.

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Tirage au sort au mondial 2010 : L'Algérie aura en face des équipes difficiles, estime Saâdane

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L’Algérie connaîtra dans quelques heures ses adversaires à la phase de poule du Mondial 2010 qui se déroulera en Afrique du sud. Le tirage est sort est prévu à partir de 18 heures et l’Algérie figure dans le Chapeau 3. Discret et respectueux de l’adversaire, l’entraîneur national Rabah Saâdane n’a pas dévoilé ses préférences pour telle ou telle équipe. Il a affirmé au site Fifa.com que toutes « les équipes présentes à cette Coupe du monde sont fortes ». « J'ai jeté un coup d'œil aux équipes qui figurent dans les différents chapeaux et toutes sont très fortes », a-til dit.

 

Après 24 d’absence, l’Algérie a réussi à obtenir sa qualification au prochain Mondial en écartant difficilement l’Egypte, à l’issue d’un match d’appui, joué le 18 novembre au Soudan. Les deux équipes avaient terminé les qualifications avec une égalité parfaite.

 

Saâdane, qui avait entraîné les Verts lors de leur dernière participation au Mondial 1986 au Mexique, a expliqué que l’essentiel est d’être prêts pour bien représenter l’Algérie et le monde arabe. Le tacticien national n’a pas fixé d’objectifs précis. « Nous ne nous attendions pas à être le seul pays arabe présent en phase finale, mais c'est une source de motivation supplémentaire. Nous voulons faire honneur à notre culture, sur le terrain comme en dehors. Cela va certainement pousser nos joueurs à donner le meilleur d'eux-mêmes à chaque sortie. De notre côté, nous veillerons à ce qu'ils soient parfaitement préparés », a affirmé Saâdane.

 

Le sélectionneur national est également revenu sur la qualification historique et difficile de l’Algérie à la Coupe du Mondial au détriment de l’Egypte. « La rivalité avec l'Egypte a été intense jusqu'au bout. Les deux équipes ont eu beaucoup de mal à se départager et, jusqu'au dernier moment, toutes deux auraient pu prétendre à la qualification. On ne voit pas ça tous les jours », a-t-il déclaré.

 

Rabah Saâdane a décrit la vague de bonheur et d’optimisme qui a traversé l’Algérie durant les qualifications au Mondial. « Depuis le début du troisième tour préliminaire, on sent qu'il se passe quelque chose. Cet enthousiasme est dû en grande partie à nos excellents résultats », a expliqué l’entraîneur des Verts. Il a également ajouté que la qualification de l’équipe nationale est intervenue après « des moments difficiles au cours des dix dernières années, aussi bien économiquement que politiquement ». « Je crois que nos compatriotes cherchaient une bonne raison de faire la fête », a-t-il dit.

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Ouyahia a commenté les aboyements Egyptiens et le silence Algérien

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Le silence était, selon le Premier ministre Ahmed Ouyahia, la meilleure position à observer face aux attaques contre l’Algérie relayées par les médias égyptiens après la qualification de l’équipe algérienne de football au Mondial de l’Afrique du Sud, le 18 novembre dernier.

 

"Ni les insultes, ni les attaques ne diminuent de la valeur et de la grandeur du peuple et de l'Etat algériens. L’Algérie a un statut à préserver d'où son choix de ne pas répondre à des propos déplacés et dénués de tout sens. Nous avons choisi l'essentiel à l'accessoire”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse, après l’annonce des résultats de la Tripartite.

 

La position de réserve a été, d’après lui, plus percutante que n'importe quelle autre réponse. Ahmed Ouyahia a noté que l’Algérie avait souffert du terrorisme sans soutien. "Durant les années de terreur lorsque nous endurions les pires épreuves nous n'avions trouvé personne à nos côtés", a-t-il appuyé.

 

 

Dans leur campagne anti-algérienne, les médias égyptiens avaient beaucoup insisté sur “la violence” présente en Algérie. Ahmed Ouyahia a salué l’attitude prise par la presse algérienne face à la campagne égyptienne. “Vous vous êtes élevez au dessus des bassesses et autres vilenies. Vous avez prouvé votre nationalisme et votre professionnalisme”, a-t-il dit à l’adresse des journalistes. Dans la bouche Ahmed Ouyahia, c’est plutôt rare...

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Ouyahia : " ORASCOM va payer "

Alger n’a pas apprécié la décision du groupe Orascom Telecom de médiatiser son différend avec la Direction générale des Impôts (DGI) à la veille du match Algérie-Egypte, le 18 novembre à Khartoum (Soudan). « Orascom va payer et ne pourra pas transférer de l’argent tant qu’il ne l’a pas fait », a affirmé Ahmed Ouyahia jeudi à Alger au cours d’une conférence de presse. Le premier ministre a précisé « que l’enquête fiscale concernant Orascom était en cours depuis 12 mois et n’était pas liée au match de football entre l’Algérie et l’Egypte ». « L’Algérie n’a pas l’habitude de médiatiser ce genre d’affaires pour ne pas nuire aux intérêts des entreprises contrôlées », a-t-il souligné.

 

Le Premier ministre met fin ainsi aux derniers espoirs d’Orascom Telecom de négocier le redressement fiscal dont il l’a fait l’objet. Il répond aussi par la négative aux demandes du Caire de dédommager les entreprises égyptiennes basées en Algérie, « affectées » par la crise et les tensions politiques entre les deux pays dues aux incidents qui ont marqué les rencontres de football Algérie-Egypte au Caire le 14 novembre et à Khartoum le 18 novembre.

 

La direction des Impôts a notifié le 16 novembre à Orascom Télécom Algérie (OTA) qui exploite la marque commerciale Djezzy un redressement fiscal d’un montant avoisinant 600 millions de dollars. « Orascom ne pourra pas transférer ses dividendes tant qu’il n’a pas payé ses impôts », a ajouté M. Ouyahia. Depuis fin 2008, les entreprises doivent obtenir le quitus de l’administration fiscale pour transférer des fonds à l’étranger.

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Les résultats de la tripartite : le texte integral du communiqué

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La 13e réunion de la Tripartite qui s'est tenue mercredi et jeudi à Alger a rendu public jeudi un communiqué dont voici le texte intégral:

 

"La 13e réunion Tripartite s'est tenue les 2 et 3 décembre 2009, à Djenane El-Mithak. Elle a regroupé les représentants du gouvernement, les directions nationales de l'Union générale des travailleurs algériens, des organisations patronales suivantes : CAP, CNPA, CGEA, CIPA, SEVE, UNEP ainsi que les représentants des Sociétés de gestion des participations de l'Etat.


Dans sa déclaration introductive, M. Ahmed Ouyahia, Premier ministre, a souligné que cette réunion tripartite se déroule à un moment marqué par trois données particulières.

 

En premier lieu, cette année coïncide avec l'achèvement du premier programme quinquennal initié par le président Abdelaziz Bouteflika, programme qui a mobilisé des ressources énormes et fait accomplir au pays des progrès incontestables dans tous les domaines. En second lieu, l'année prochaine verra le démarrage d'un second programme quinquennal traduisant les engagements pris par Monsieur le président de la République devant le peuple au printemps dernier, et qui mobilisera à son tour des investissements publics supérieurs à 150 milliards de dollars. Le pays devra tirer le plus grand profit de ce programme, y compris au niveau des entreprises locales. Enfin, en troisième lieu, la crise économique mondiale qui n'a certes pas freiné la poursuite de la croissance et le recul du chômage en Algérie, a cependant affecté les ressources extérieures du pays et les revenus du Trésor, à la suite de la chute du prix du pétrole.

 

Monsieur le Premier ministre a relevé que transformer l'élan actuel du développement national en processus durable, nécessite des réformes à approfondir, un consensus national à renforcer autour des intérêts du pays et davantage d'efforts pour gagner la bataille de la qualité et de la compétitivité, de sorte à diversifier les ressources extérieures du pays. Il a considéré que le Pacte National Economique et Social qui reflète une volonté partagée des parties concernées constitue une assise solide pour atteindre ces résultats.

 

Il a enfin, exprimé l'espoir que les délibérations de cette Tripartite seront guidées par l'esprit du Pacte et qu'elles contribueront à préparer sa reconduction à l'issue de sa première période qui s'achèvera l'année prochaine.

 

Le secrétaire général de l'UGTA a, de son côté, mis l'accent sur l'intérêt accordé par son excellence Monsieur le président de la République à l'amélioration du pouvoir d'achat et des conditions sociales des travailleurs, des retraités et de leurs familles.

 

Dans ce cadre, il a salué les importantes mesures sociales prises au bénéfice des fonctionnaires, des travailleurs du secteur économique et des retraités concourant à la consolidation de la cohésion sociale.

 

Il a, par ailleurs, relevé que le Pacte national économique et social témoigne du rôle déterminé de l'ensemble des partenaires (gouvernement, patronat, UGTA) à promouvoir les intérêts communs dans le cadre du développement économique et social.

 

Enfin, le secrétaire général de l'UGTA a souligné que le dialogue et la concertation demeurent un instrument privilégié pour traiter et solutionner les questions économiques et sociales.

 

Dans sa déclaration, le président de la CGEA, tout en insistant sur la nécessité de promouvoir le dialogue et la concertation entre le gouvernement et les partenaires sociaux, a souligné l'importance de cette rencontre tripartite qui doit se pencher sur les mesures à initier pour la promotion de l'entreprise créatrice de richesses et d'emplois, notamment la PME.

 

Ainsi, il a recommandé d'orienter les recettes des hydrocarbures en direction de l'entreprise et de réduire les importations de biens de consommation jugé non utiles.

 

Pour sa part, la présidente de l'organisation SEVE a salué les mesures de sauvegarde économique et de vigilance décidées par les pouvoirs publics. Elle a ensuite mis l'accent sur les effets de la crise financière internationale sur l'économie nationale, ainsi que la nécessité d'accorder une priorité au développement de la PME qui doit être au centre de la stratégie nationale de développement en tant qu'alternative aux hydrocarbures qui doit viser l'amélioration du niveau de vie de la population.

Le président de la CNPA a, quant à lui, relevé la nécessité d'adopter au plan économique une démarche qui serait de nature à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des hydrocarbures et ce, en redonnant à l'entreprise nationale une position centrale dans le processus de création de richesses.

 

Dans ce cadre, il a notamment proposé, entre autres, la mise en place d'instruments visant à fluidifier l'octroi de crédits. Il a, par ailleurs, recommandé de prendre des mesures de nature à permettre une plus grande contribution des entreprises nationales à la réalisation des programmes de développement.

 

Enfin, il a souligné que la relation Etat-organisations patronales doit reposer sur un véritable contrat de confiance définissant les contreparties respectives et sur un dialogue permanent.

 

Le président de la CAP a, pour sa part, souligné la nécessité de construire une économie forte et compétitive telle que consignée dans le Pacte national économique et social, qui constitue un objectif commune au gouvernement et aux partenaires économiques et sociaux.

 

Dans ce cadre, il a notamment suggéré de prendre les mesures appropriées en vue de lever les contraintes rencontrées dans la mise en oeuvre des réformes économiques, tout comme il a mis l'accent sur les conditions à réunir pour permettre à l'entreprise nationale d'être compétitive. Il s'agit, notamment, de lutter contre les activités informelles qui demeurent importantes.

 

Le chef de la délégation de la CIPA a relevé que la démarche consensuelle initiée à travers les sessions successives de la Tripartite a démontré le degré de mobilisation du gouvernement et des partenaires sociaux à débattre des contraintes économiques et sociales, de les mesurer par rapport aux bouleversements intervenus à travers le monde et de dégager une approche et des solutions appropriées.

 

Dans ce cadre, il a mis l'accent sur les efforts à déployer pour résorber les retards enregistrés notamment en matière de réforme du système bancaire et financier, ainsi que l'adaptation du système fiscal et sauvegarder l'outil national de production.

 

Pour sa part, le président de l'UNEP a déclaré que son organisation se félicite des mesures prises par les pouvoirs publics pour ce qui est de la protection de l'économie nationale, tant en matière d'investissement étranger qu'au plan de la préservation de la balance commerciale du pays.

 

Il a tenu également à saluer les décisions prises par les pouvoirs publics de prendre en charge l'appui aux entreprises publics, de sorte à les rendre plus performantes et à créer les conditions les plus favorables pour leur réhabilitation et leur participation à l'amélioration de bien être social. Aussi, il a mis l'accent sur la nécessité d'accorder une plus grande attention aux moyens locaux d'études, de réalisation, de production dans la mise en oeuvre du programme national de développement.

Le chef de la délégation des SGP a, pour sa part, relevé que depuis l'adoption du Pacte national économique et social un climat de sérénité et de stabilité s'est instauré dans le secteur public économique. Cette sérénité a permis de concentrer les efforts sur le management et la gouvernance de l'entreprise.

 

Il a, par ailleurs, salué les décisions prises par le gouvernement en faveur des entreprises publiques, ce qui leur permettra de reconquérir des parts de marché et de participer activement à la réalisation du programme national de développement.

 

A l'issue de ces interventions préliminaires, les partenaires sociaux ont examiné et adopté l'ordre du jour suivant:

 

Point I : Les récents développements économiques sur la scène nationale et notamment :

a- état de l'économie nationale face à la crise internationale,

b- b- la loi de finances complémentaire pour 2009,

c- c- appui aux entreprises locales des secteurs public et privé (mise à niveau des entreprises, relance des entreprises publiques économiques viables),

d- d- contours du nouveau programme présidentiel quinquennal en matière d'investissements publics et voies et moyens d'en faire bénéficier davantage les entreprises locales.

 

Point II : bilan et perspectives du dispositif de facilitation de départ en retraite avant l'âge légal, instauré par l'ordonnance n°97-79 du 31 mai 1997.

 

Point III: dossier des allocations familiales

 

Point IV: dossier des mutuelles sociales

 

Point V: évaluation et perspectives du Pacte national économique et social, notamment:

 

a- concrétisation des objectifs définis dans le Pacte,

 

b- mise en oeuvre de la contribution attendue des pouvoirs publics, y compris en matière de réformes du système bancaire et financier, d'assainissement de l'environnement de l'entreprise et du marché et de lutte contre les activités informelles, d'accompagnement de la promotion de la productivité, de la compétitivité et de la création d'emplois par une réduction du coût du travail ainsi que des charges fiscales et sociales,

 

c- mise en oeuvre de la contribution attendue des travailleurs, à travers l'UGTA,

 

d- mise en oeuvre de la contribution attendue des employeurs, à travers les organisations patronales,

 

e. mécanisme tripartite permanent de réflexion, de dialogue et de concertation.

 

Point VI: réévaluation du SNMG

 

Point VII: divers

 

Point I : les récents développements économiques sur la scène nationale.

Le gouvernement a saisi cette occasion pour exposer à ses partenaires une analyse de la crise internationale et de ses effets négatifs sur nos recettes extérieures et nos ressources budgétaires.

Il a également relevé que cette conjoncture n'a nullement réduit le volume de la dépense publique d'investissements et les transferts sociaux. De plus, la croissance hors hydrocarbures s'annonce proche de 9% pour cette année, alors que le chômage poursuit son recul.

 

Cependant, cette conjoncture a amené le gouvernement, dans le cadre des directives de M. le président de la République, à prendre un certain nombre de mesures d'une part, pour freiner le flux important de transfert de capitaux et d'autre part, pour augmenter la participation des entreprises locales à l'investissement et à la réalisation du programme de développement.

En outre, plusieurs mesures édictées par la loi de finances complémentaire pour 2009 concourent à l'assainissement de l'environnement économique au bénéfice des opérateurs exerçant dans le respect des lois.

 

Le Gouvernement a également rappelé que le programme de Monsieur le président de la République assigne comme objectifs au nouveau quinquennat la poursuite du développement économique et social du pays dans son ensemble mais aussi la valorisation de la production nationale de biens et de services et des entreprises locales.

 

A ce titre, et après les mesures prises en faveur de l'investissement dans l'agriculture et le lancement par l'Etat propriétaire de la modernisation des entreprises publiques disposant d'un marché, d'importants dispositifs seront engagés dès le début de l'année 2010 pour la mise à niveau des petites et moyennes entreprises et pour augmenter la part des entreprises locales en général dans la réalisation des programmes publics de développement.

 

L'UGTA a salué les mesures prises par le gouvernement afin de protéger le marche national des pratiques spéculatives, de dynamiser la participation de l'outil productif national à la réalisation des programmes publics et de favoriser la création d'emplois.

Les organisations patronales ont, elles aussi, exprimé d'une manière générale leur adhésion à la nouvelle démarche économique mise en place par l'Etat au service du développement du pays et de la promotion de l'outil national productif.

 

Elles ont cependant soulevé les difficultés que rencontrent les entreprises productives du fait de l'obligation du recours exclusif au crédit documentaire pour les importations des matières premières et des intrants. Elles ont aussi insisté sur la mise en oeuvre des recommandations qu'elles ont dégagées conjointement avec les banques publiques en 2005, en vue de l'amélioration de l'environnement des PME productives de biens et de services. Elles ont aussi demandé qu'elles soient davantage consultées dans le cadre de la préparation des décisions économiques et financières.

 

Réitérant son attachement à la promotion du dialogue et de la concertation, le gouvernement a convenu avec les partenaires économiques et sociaux ce qui suit:

 

1°/ L'organisation d'une rencontre entre M. le ministre des Finances (avec la participation des représentants de la communauté bancaire) d'une part, et les présidents des organisations patronales d'autre part, pour examiner dans le détail les contraintes que rencontrent les entreprises dans les approvisionnements nécessaires à leur outil de production.

 

Cette rencontre sera prolongé par la mise sur pied d'un comité conjoint qui sera présidé par un représentant des services du Premier ministre et qui regroupera des représentants du ministère des Finances et des banques et des représentants des organisations nationales patronales, ainsi que de l'UGTA avec pour mandat de dégager, avant la fin du mois de mars prochain, toute mesure organisationnelle de nature à faciliter la tâche aux entreprises de production dans le recours au crédit documentaire pour le financement des importations.

 

Ce groupe traitera également de la mise en oeuvre des recommandations dégagées en 2006 à l'issue des rencontres ayant réuni les banques publiques et les représentants des organisations patronales.

2°/ Le renforcement de la régularité des rencontres entre les ministres chargés des question économiques et financières et les dirigeants des organisations économiques et sociales siégeant au sein de la Tripartite.

 

3°/ Le tenue, à la fin de chaque trimestre, d'une rencontre entre le Premier ministre, le secrétaire général de l'UGTA et les présidents des organisations patronales dans le but d'entretenir le dialogue tripartite et de promouvoir, de concert, les mesures requises par la concrétisation du Pacte national économique et social.

 

Dans ce cadre, la rencontre qui se tiendra à la fin du premier trimestre 2010, fera le point des améliorations qui auront été dégagées au profit des entreprises productives dans l'usage du crédit documentaire pour le financement des importations de leurs intrants et l'amélioration du financement des petites et moyennes entreprises.

 

Point II: retraites sans condition d'âge.

 

Le gouvernement a rappelé que l'ordonnance du 31 mai 1997 instituant le départ à la retraite sans condition d'âge a été adoptée, alors que le pays était confronté aux conséquences du programme d'ajustement structurel et a atténué les conséquences des fermetures d'entreprises et compression d'effectifs. Au total, de 1997 à ce jour, ce dispositif a bénéficié à près de 400.000 travailleurs pour un coût de plus de 360 milliards DA.

 

La crise économique ayant été dépassée depuis le début de cette décennie, le gouvernement, qui oeuvre à préserver et à consolider le dispositif national de retraite, considère que le moment est venu de mettre un terme au départ à la retraite sans condition d'âge. Il a également rappelé que les groupes de travail issus des réunions tripartites et bipartites de 2002 et 2003 avaient consigné l'adhésion des partenaires économiques et sociaux à cette démarche.

 

Il a enfin, relevé que cette démarche est soutenue par la Fédération nationale des retraités.

De leur côté, l'UGTA et les organisations patronales ont, à l'unanimité, confirmé leur accord pour qu'il soit mis fin au dispositif de départ à la retraite sans condition d'âge, institué par l'ordonnance du 31 mai 1997.

Elles ont aussi souligné que le maintien actuel de ce dispositif entraîne des conséquences dommageables à l'outil de production qui enregistre chaque année d'importantes déperditions au niveau de ses ressources humaines les plus qualifiées.

 

Partant, la Tripartite a décidé la mise sur pied d'un groupe de travail qui sera présidé par le représentant du ministère chargé de la Sécurité sociale et auquel prendront part un représentant de l'UGTA et de chacune des organisations patronales.

 

Ce groupe aura pour mission de préparer un projet de texte devant mettre un terme au dispositif de retraite sans condition d'âge. Le résultat sera présenté au sommet de la Tripartite qui se tiendra à la fin du premier trimestre de l'année prochaine puis engagé, par le gouvernement, sous forme d'un avant projet de loi.

 

Point III : Allocations familiales.

 

Le gouvernement a rappelé que la 11ème session de la Tripartite tenue les 3 et 4 mars 2005 a consigné l'adhésion des organisations patronales et de l'UGTA à la nécessité de revenir à la norme universelle, avec la prise en charge des allocations familiales par les employeurs.

 

A cette même occasion, il a été décidé de discuter du calendrier de mise en oeuvre de cette mutation, dans un esprit de solidarité effective entre les partenaires économiques et sociaux au service du développement économique national et du bien être de toute la population. Cet objectif a aussi été confirmé dans le Pacte national économique et social.

 

Le gouvernement qui souhaite donc l'étude de ce calendrier a également confirmé à ses partenaires que, sur ce dossier, il n'envisage pas une démarche précipitée ou de nature à freiner 'épanouissement des petites et moyennes entreprises locales qu'il entend d'ailleurs soutenir, ni entraver la renaissance des entreprises publiques qui bénéficient de programmes de modernisation.

 

Les organisations patronales de l'UGTA ont salué l'approche constructive qui continue de guider le gouvernement sur ce dossier, dans un esprit de solidarité effective entre les partenaires économiques et sociaux au service du développement économique national et du bien-être de toute la population.

Elle ont également considéré que cet esprit de solidarité n'est pas de nature à justifier que le Trésor public continue d'assumer le coût des allocations familiales des entreprises fortement bénéficiaires, notamment celles mixtes ou à capitaux étrangers, qui procèdent annuellement à des transferts de dividendes.

 

La Tripartite a décidé la mise sur pied d'un groupe de travail tripartite qui sera présidé par un représentant du ministère chargé de la Sécurité sociale. Ce groupe présentera ses conclusions et ses recommandations sur cette question durant l'année 2010.

 

Point IV: mutuelles sociales.

 

Durant la discussion de ce dossier, la Tripartite a dégagé un consensus sur la nécessité d'adapter le rôle des mutuelles sociales aux réformes en cours dans le domaine de la sécurité sociale, notamment un matière de contractualisation des soins dans les hôpitaux, d'introduction du système de carte électronique de l'assuré social, de refonte du système tarifaire des soins de santé et de généralisation du système du tiers payant.

 

Le gouvernement a procédé à une brève présentation de cet ensemble de réformes soulignant qu'elles aboutiront toutes à trois objectifs consignés dans le Pacte national économique et social, à savoir : -i- la préservation du dispositif national de sécurité sociale, -ii- la pérennisation des droits des citoyens à la santé et à la protection sociale, -iii- et l'augmentation de la transparence dans l'utilisation des ressources publiques et des caisses sociales destinées à la santé et à la protection sociale.

Dans ce cadre, la Tripartite a souligné l'importance d'une mutualité sociale en tant que mécanisme complémentaire au système de sécurité sociale de base dans toutes ses composantes et dans le but de permettre aux assurés sociaux l'accès à une prise en charge intégrale de leurs soins de santé.

Elle a également considéré que l'évolution des mutuelles sociales sera de nature à introduire un deuxième pilier en matière de retraite, intégré aux prestations de la mutualité sociale (système de retraite complémentaire) et aboutira à améliorer les revenus des retraités.

La Tripartite a donc décidé de mettre sur pied un groupe de travail présidé par un représentant du ministère chargé de la sécurité sociale, avec la participation de représentants de l'UGTA et des organisations patronales.

 

Ce groupe aura pour mandat d'approfondir l'étude de ce dossier et de dégager des éléments appropriés pour l'adaptation du rôle des mutuelles sociales aux réformes en cours dans le domaine de la sécurité sociale.

 

Les conclusions de ce groupe seront présentées lors d'une des rencontres trimestrielles entre le Premier ministre et les représentants de l'UGTA et des organisations patronales, de sorte à permettre au gouvernement, dés leur adoption, d'engager un projet d'amendement à la loi régissant les mutuelles sociales.

 

Point V : Evaluation et perspectives du Pacte national économique et social.

 

La Tripartite a procédé à une évaluation de la mise en oeuvre du Pacte national et économique et social et de ses perspectives, au-delà de sa première période de validité qui s'achèvera en 2010.

Dans ce cadre, elle a rappelé qu'une première évaluation de la mise en oeuvre du Pacte s'est déroulée le 31 décembre 2008, lors d'une réunion qui a regroupé le ministre du Travail, de l'Emploi, et de la Sécurité sociale, le secrétaire général de l'UGTA et les présidents des organisations patronales ou leurs représentants respectifs.

 

Le gouvernement a remis à ses partenaires un document faisant le point des progrès accomplis dans le cadre de la mise en oeuvre du Pacte. Ces résultats ont été atteints avec la contribution sur le terrain des travailleurs et des entreprises locales. De ce document, il ressort notamment :

-a- un important niveau de dépenses publiques d'investissements totalisant près de 11.500 milliards DA entre le début de l'année 2004 et le mois de juin 2009. Ces dépenses en hausse annuelle constante, augmenteront encore de 23% en 2010 pour atteindre l'équivalent de 45 milliards dollars, comme première tranche du programme quinquennal public d'investissements 2010-2014, qui dépassera les 150 milliards dollars,

 

-b- une croissance hors hydrocarbures d'une moyenne de 6% par an entre 2005 et 2008, qui atteindra près de 9% cette année avec le concours d'une bonne année agricole. En outre, la reprise dans le secteur des hydrocarbures à partir de 2010, permet de prévoir une croissance annuelle du PIB de 5% durant la période 2010 à 2014,

 

-c- Un recul constant du chômage dont le taux est passé de près de 18% en 2004 à 11,3% en 2008, avec 700.000 emplois ou équivalents emplois annuels créés durant le premier semestre, le chômage reculera encore en 2009. Il devra se situer nettement en deçà de 10% en 2014 grâce à la création durant le prochain quinquennat d'un total de 3 millions d'emplois, selon les normes du BIT,

 

-d- une amélioration constante des indicateurs du développement humain dans tous les secteurs au bénéfice de la population,

 

-e- Un effort soutenu pour la relance de l'entreprise et de la production économique avec diverses mesures mises en place à cet effet : -i- qu'il s'agisse de la réduction des charges sociales en contrepartie de la création d'emplois, -ii- de l'allègement des charges fiscales en soutien à l'investissement,

 

-iii- de la consolidation de la place de l'entreprise locale dans la politique d'investissement,

-iv- de la préservation du marché local des pratiques spéculatives et parasitaires,

-v- de l'assainissement de l'accès au foncier industriel -vi- ou qu'il s'agisse de l'appui au crédit aux entreprises. Le crédit bancaire à l'économie a connu une progression supérieure à 15 % par an, y compris le crédit à moyen et long termes qui a augmenté de près de 20% en 2008.

 

Cependant, le gouvernement considère que des progrès restent à réaliser pour permettre à l'outil productif local d'améliorer sa productivité et sa compétitivité, en vue de reprendre une place majeure sur le marché local et d'aller à la conquête de marchés à l'extérieur.

 

C'est dans ce cadre que s'inscrit la décision de M. le président de la République de faire en sorte que le nouveau programme quinquennal 2010-2014, puisse permettre à la fois la poursuite de la satisfaction des besoins sociaux de la population, la modernisation des infrastructures, mais aussi, servir de levier à l'augmentation de la place et du concours de l'entreprise locale à l'effort national et de développement.

 

A ce titre, et après les importants soutiens dégagés au profit de l'agriculture afin d'améliorer la sécurité alimentaire du pays et les mesures législatives prises en faveur des entreprises activant dans le respect des lois, de nouvelles mesures seront mises en place durant l'année 2010, en conformité avec les engagements économiques extérieurs du pays et cela en vue, notamment :

 

-a- de développer le financement de l'investissement dans les entreprises avec la garantie des fonds pertinents, le développement des fonds d'investissements au niveau des wilayas, la mise en place de mécanisme de leasing, ainsi que le concours du Fonds national d'investissement,

 

-b- d'accroître le programme national de mise à niveau des petites et moyennes entreprises pour en faire bénéficier un minimum de 20.000 unités durant les cinq prochaines années, avec un soutien aux études, à l'investissement immatériel et matériel de modernisation et à la formation au management,

-c- d'accroître aussi la part de l'entreprise locale dans la réalisation des programmes publics d'investissements et dans la sous-traitance découlant de la relance des entreprises publiques en partenariat avec des investisseurs étrangers,

 

-d- de moderniser les entreprises publiques disposant de marchés pour sauvegarder ces capacités nationales et en améliorer la productivité avec le concours de partenaires technologiques étrangers.

- Enfin, le gouvernement a réitéré son appel à ses partenaires économiques et sociaux pour mobiliser leurs adhérents, en vue de tirer le maximum de profit de tous ces programmes et de contribuer également à la lutte contre la fraude et l'économie informelle.

 

L'UGTA s'est félicitée des résultats déjà atteints par le pays dans le cadre de la reconstruction nationale et salué la démarche de développement économique décidée par M. le président de la République et engagée par le gouvernement. Elle a déclaré le soutien des travailleurs à cette politique qui permettra au pays d'aller davantage de l'avant.

 

Les organisations patronales ont, elles aussi, marqué leur soutien à cette démarche nouvelle qui entend prendre davantage en considération la place et la contribution des entreprises locales. Elles ont également déclaré leur mobilisation pour apporter leur concours au prochain programme quinquennal et à la modernisation des entreprises.

 

Dans le même temps, elles ont réitéré leur demande d'être associées à la mise au point des programmes publics destinés à soutenir la mise à niveau des petites et moyennes entreprises et à promouvoir la participation des entreprises locales à la réalisation du programme quinquennal de développement.

 

L'UGTA et les organisations patronales se sont également félicitées du contenu de la loi de finances complémentaire de cette année, considérant que ses dispositions sont toutes au service du développement national, de l'entreprise locale et des travailleurs.

 

En conclusion sur ce dossier, la Tripartite a convenu ce qui suit :

 

1°. La mise sur pied d'un groupe de travail présidé par un représentant des services du Premier ministre avec la participation de représentants des ministères concernés, de l'UGTA et des organisations patronales.

 

Ce groupe aura pour mandat :

 

-i- de procéder à un audit des mesures requises pour améliorer davantage l'environnement économique

-ii- de mobiliser encore plus la contribution des partenaires économiques et sociaux à la lutte contre la fraude et l'économie informelle. Il présentera trimestriellement ses conclusions et recommandations à la rencontre entre le Premier ministre et les dirigeants de l'UGTA et des organisations patronales,

2°. D'approfondir la concertation entre le gouvernement et ses partenaires économiques et sociaux, lors de leurs rencontres trimestrielles, sur les nouveaux dispositifs de mise à niveau des petites et moyennes entreprises et sur l'amélioration de la participation des entreprises locales à la réalisation du prochain programme quinquennal d'investissements publics.

 

Une réunion extraordinaire sera consacrée à ces deux dossiers et sera conviéé par le Premier ministre durant le premier trimestre de l'année 2010,

 

3°. Ayant convenu du principe de reconduction du Pacte, le gouvernement, l'UGTA et les organisations patronales ont décidé de mettre à profit leurs réunions trimestrielles pour préparer l'enrichissement et la reconduction du Pacte national économique et social, à l'issue de sa première période de validité en octobre 2010.

 

Point VI: pouvoir d'achat.

 

La Tripartite a consacré un débat exhaustif à la question du pouvoir d'achat. A ce titre, l'UGTA a insisté sur la nécessité d'améliorer le pouvoir d'achat de l'ensemble des familles, mettant en avant l'augmentation du coût de la vie et la poussée de l'inflation.

 

De leur côté, les organisations patronales ont souligné la nécessité de préserver la productivité des entreprises et de l'améliorer, notamment au moment où la concurrence des produits importés menace leur survie.

 

Pour sa part, le gouvernement a rappelé les importants efforts consacrés par l'Etat au profit du pouvoir d'achat et des conditions de vie de l'ensemble des familles, qu'il s'agisse de la subvention de produits de large consommation (céréales, lait, énergie, eau), et des augmentations des salaires intervenues ces dernières années au profit de tous les travailleurs, ou qu'il s'agisse enfin du poids de la solidarité nationale en faveur des familles démunies et des retraités à faibles pensions ou allocations.

Il a également attiré l'attention de ses partenaires sur le fait que toute nouvelle injection massive de monnaies sur le marché, entraînera une hausse supplémentaire de l'inflation et annulera ainsi les effets sur le pouvoir d'achat des familles. Il a ajouté qu'il y a lieu de renforcer l'action collective des syndicats, des opérateurs et des pouvoirs publics pour réprimer les spéculations et les excès qui marquent le marché. Il a enfin indiqué que le Code de commerce sera révisé dès l'année prochaine, pour faire reculer la vente sans facture et pour restaurer le contrôle légal des prix, notamment des marges appliquées à la revente.

 

A l'issue de ce débat, la Tripartite a convenu de ce qui suit:

 

Premièrement : s'agissant du Salaire national minimal garantie (SNMG):

En exécution de la décision annoncée par M. le président de la République le 24 février dernier pour sa réévaluation, le Salaire national minimum garanti sera augmenté de 25% à partir du 1er janvier 2010 et évoluera ainsi de 12.000 DA à 15.000 DA par mois.

 

Deuxièmement : s'agissant de la rémunération des fonctionnaires, la mise en oeuvre de l'ordonnance n°06-03 du 15 juillet 2006 portant statut général de la Fonction publique et de ses textes réglementaires d'application a déjà donné lieu à une augmentation du salaire de base entrée en vigueur depuis le 1er janvier 2008.

 

Cette réévaluation des rémunérations des fonctionnaires sera poursuivie avec la finalisation des régimes indemnitaires. En outre, et quelle que soit la date de promulgation du décret relatif au régime indemnitaire de chacun des corps de fonctionnaires, les nouvelles indemnités seront versées avec un effet rétroactif à partir du 1er janvier 2008.

 

Le gouvernement et l'UGTA ont donc appelé à accélérer les négociations des nouveaux régimes indemnitaires.

 

Troisièmement : s'agissant des rémunérations dans le secteur économique: Tout en réitérant leur attachement aux principes consignés dans le Pacte national économique et social à savoir que:

-i- "la politique des revenues doit tenir compte de l'amélioration réelle du niveau de productivité, des performances de l'économie nationale et de l'évolution

du coût de la vie" (point 17 du préambule du Pacte),

-ii- "l'amélioration du pouvoir d'achat demeure intimement liée à la production de richesse" (objectif n°12 du pacte),

-iii- "instaurer, en concertation avec les représentants des travailleurs, un système de rémunération incitatif, basé sur l'amélioration de la productivité, les performances de l'entreprise et l'évolution du coût de la vie" (point 7 de la contribution attendue des employeurs).

 

Le gouvernement, l'UGTA et les organisations patronales ont convenu de la mise à jour des conventions de branches dans le secteur public et de la convention collective "cadre" dans le secteur privé. Les partenaires ont également convenu que cette mise à jour tiendra compte -i- de la réalité de chaque entreprise, notamment celle des entreprises financièrement déstructurées, -ii- de la préservation de l'emploi et de l'outil de production, -iii- de la nécessité d'augmenter la productivité des entreprises, -iv- et de la nécessité de ne pas remettre en cause les programmes d'assainissement et de modernisation engagés par l'Etat propriétaire dans le secteur économique public.

Dans cet esprit, la Tripartite a convenu que:

 

-a- dans le secteur économique public, des négociations seront conduites durant l'année 2010 pour la mise à jour des conventions de branches, y compris en ce qui concerne les rémunérations des travailleurs,

-b- dans le secteur privé, l'UGTA et les organisations patronales organiseront en 2010, une re-négociation de la convention collective "cadre", y compris en ce qui concerne les rémunérations des travailleurs."

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03 décembre 2009

Réunion extraordinaire du comité exécutif de la FIFA : Le dossier Algérie-Egypte devant la commision de discipline

Le Comité exécutif de la Fifa a tenu hier une séance extraordinaire sous la présidence de son président Joseph S. Blatter pour faire face aux divers problèmes qui ont récemment eu un impact sur le football mondial, dont les incidents survenus dans le cadre des récents matches de la compétition préliminaire de la Coupe du monde de la Fifa, Afrique du Sud 2010 à l’instar du caillassage du bus algérien au Caire, la question du contrôle des matches du point de vue arbitral et les irrégularités constatées sur le marché des paris. Le Comité exécutif s’est entretenu sur ces thèmes et a convenu de propositions concrètes visant à assurer que des améliorations soient prochainement faites dans ces trois domaines. Au sujet de l’assistance fournie aux arbitres dans leur mission de contrôle des matches, le Comité exécutif a exprimé son soutien aux expériences actuellement réalisées dans l’Europa League avec deux arbitres assistants supplémentaires derrière les lignes de but. Le Comité exécutif a toutefois souligné qu’il est déjà trop tard pour mettre en place ce nouveau système lors de la Coupe du monde de la Fifa, Afrique du Sud 2010. M. Blatter a annoncé hier que l’arbitrage resterait à trois personnes sur le terrain (un arbitre central et deux assistants, plus le délégué hors du terrain) pour le Mondial-2010. Concernant les qualifications de la Coupe du monde, Brésil 2014, le Comité exécutif demandera aux secrétaires généraux des toutes les confédérations de travailler à l’élaboration du meilleur système possible en termes de règlement et de format de la compétition préliminaire. Ce système devrait être présenté en mars 2010 lors de la prochaine réunion du Comité exécutif de la Fifa. Par ailleurs, la commission de discipline de la Fifa se penchera sur les incidents ayant émaillé le match Algérie-Égypte du 14 novembre au Caire pour rendre son verdict dans les prochains jours tout comme l’affaire de Thierry Henry en rapport avec le match France-Eire du 18 novembre dernier. L’instance disciplinaire de la Fifa va lancer une enquête au sujet de Thierry Henry après la main effectuée en barrage retour contre l’Eire.

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La tripartite : le SMIG à 15000 DA 5 150 Euros )

A partir de janvier 2010, le Salaire national minimum garanti (SNMG) sera de 15.000 dinars (150 euros) au lieu des 12.000 actuels. La décision a été prise tard dans la nuit du mercredi à jeudi lors de la Tripartite qui a réuni le gouvernement, l’UGTA et le patronat.

C’est la première fois, depuis 1991, que le SNMG est augmenté de plus de 2000 dinars. Le gouvernement a donc coupé la poire en deux en optant pour une hausse de 3000 dinars au lieu des 6000 dinars exigés par l’UGTA et des 2000 dinars demandés par les organisations patronales.

Parallèlement à la revue hausse du SNMG, telle que promise par Abdelaziz Bouteflika lors de la campagne pour la présidentielle, les conventions de branche seront réactivées dans un mois pour poursuivre les discussions sur la hausse des salaires dans les secteurs économiques publics et privés. Le premier ministre Ahmed Ouyahia a soutenu que les futures revalorisations des salaires seront basés sur le pacte économique et social renouvelé à la faveur de la Tripartite. Un pacte qui porte sur la limitation des mouvements de grève. Ahmed Ouyahia a également tenu à préciser que les hausses salariales doivent tenir compte de l’environnement des entreprises publiques et privées. Par ailleurs, le gouvernement a accédé partiellement à la demande du patronat de continuer à verser les allocations familiales aux salariés. Une mesure qui sera probablement maintenue jusqu’à 2012.

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02 décembre 2009

grippe porcine en Algérie : un 4eme mort

Un nouveau cas mortel de grippe A/H1N1 vient d'être enregistré en Algérie, a annoncé le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière dans un communiqué spécial daté de mardi 1er décembre. La victime est un homme de 37 ans, vivant à Constantine. Ce nouveau décès porte à quatre, le nombre d'Algériens morts de la grippe A depuis le début de l'épidémie.

De plus, le ministère de la Santé a confirmé l'existence de 35 autres nouveaux cas dans tout le pays : dix à Alger, sept à Constantine, trois à Batna, M'Sila et Biskra, deux à Sétif et Tizi Ouzou, et cinq enregistrés à Annaba, Bouira, Djelfa, Ghardaïa et Oran.

Ces chiffres confirment une accélération de la propagation de l'épidémie dans le pays, qui est en alerte 6, la plus forte sur l'échelle de l'Organisation mondiale de la santé, concernant ce virus. Un numéro vert (appel gratuit) 3030 est toujours mis à la disposition du public et des informations supplémentaires sur la grippe A/H1N1 peuvent être consultées sur le site web www.sante.dz

La campagne de vaccination doit commencer en ce début décembre. 900.000 doses de vaccins seront disponibles dans un premier temps, avant d'atteindre 20 millions de doses d'ici le mois de mai 2010, selon la ministère de la Santé.

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