06 novembre 2009
Un poème dit, un cri à méditer
Cahiers algériens a reçu ce matin un poème , un cri de révolte, considéré par son expéditeur comme un joyau et un trésor pour le publier. Le poème est l'oeuvre d'un poète tergui dont l'identité est scrupuleusement tue par notre informateur qui évoque des raisons de sécurité évidentes. cahiers Algériens ne peut que publier ce texte pour que le monde mesure toute l'étendue de la crise qui secoue la société touareg et le degré de révolte qui couve dans cette contrée, appelée à devenir une autre poche de tension aux conséquences incalculable pouvant chambouler tout l'équilibre géo-stratégique de la région si les gouvernements concernées et les institutions internationales ne se penchent pas, dans l'urgence, à traiter avec lucidité et clairvoyance la question des touaregs. dans un souci d'eclairage, voici le texte tel qu'il est reçu par Cahiers Algériens :
Non, jamais,
je ne composerais avec l'ennemi
je ne voterais pas leur constitution
Qui m'oublie
Non,je ne participerais pas à leur développement
Qui me ruine
Non, je n'applaudirais pas leurs discours
Qui m'humilient
Je ne respecterais pas leurs frontières
qui m'ankylosent,
me déchirent Et me barricadent
Je leurs réclamerais mon identité
Oui, je leur réclamerai
Par les vers Et les rafales
Mon Ténéré
Ma vie
Ma Liberté.
Commentaires
Votre courage
Pour avoir publié ce poème. Je l'ai en ma possession depuis longtemps mais tout récemment, j'ai reçu un SMS de l'auteur me demandant de le diffuser partout, autant que possible.
Nous, ces amis français, avons penser aux dangers et aux risques encourus. Lui, non.
Il nous a fallu le convaincre que sa vie était plus utile aux siens, à nous, que sa mort.
Je garde précieusement archivés la réponse reçue et vous la retranscris, mot pour mot :
"Que peut-il m'arriver de meilleur dans ma vie que de mourir pour mon idéal"
Simplement, mon ami, de continuer tes combats, continuer malgré les déceptions et les désespoirs car peu nombreux sont les Etres dotés d'une telle force.
Tu m'as dit aussi : "Nous déplacerons les montagnes".
Je te trahis en t'imposant l'anonymat mais tu es trop précieux vivant : commençons par apporter notre pierre pour qu'un jour, partout en ce monde, il ne soit plus nécessaire de se cacher pour dire. Tu ne t'es jamais dérobé, tu n'as jamais reculé, tu as déjà payé le prix, celui du sang et de la liberté. Nous, nous avons besoin de toi....
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