28 octobre 2009
Khalida Toumi, en colère
C’est hier qu’a eu lieu l’inauguration du Salon international du livre d’Alger dans sa quatorzième édition par le président de la République, accompagné des membres du gouvernement, notamment Khalida Toumi. Il a fait un tour des stands, s’arrêtant brièvement au niveau de certains dont l’Anep, Alpha, Opu, Gallimard, Daliman, Casbah et le stand saoudien où des explications lui ont été fournies par les organisateurs.
Le salon a, rappelons-le, élu domicile cette année au complexe du 5-Juillet, sous un chapiteau, au profit d’une nouvelle organisation. Après le départ du président de la République, une rapide conférence de presse a été improvisée avec Khalida Toumi suite aux nombreuses questions des journalistes présents, relatives à la délocalisation du salon, à son organisation, à son opacité, à la censure, au livre de Poutakhine et à la convocation des libraires d’Alger par la police lundi dernier suite à la vente de cet ouvrage. Khalida Toumi s’était «emportée» en disant sa tristesse et sa colère devant les articles écrits par la presse sur ce salon. Elle s’est dite «triste» voire très triste que jusqu'à présent, aucun journaliste, aucun article n’ait réellement porté sur les problèmes de fond concernant ce salon. Elle aurait aimé lire, dira-t-elle, des informations sur les achats de droits, les ventes de droits, le nombre de livres vendus et de livres exposés. Des questions occultées, d’après elle, au profit de papiers plutôt polémiques, concernant le coût du salon par exemple. Pourtant, dira-t- elle, le salon est à sa quatorzième édition et à aucun moment cette question n’avait été posée. Pour rappel, ce salon n’a été institutionnalisé que cette année où il est passé sous la tutelle du ministère de la Culture. Concernant l’organisation, la ministre de la Culture a assuré que celle-ci s’est faite dans une totale transparence. L’autre point qui a focalisé l’attention est la censure du roman Poutakhine. La ministre de la Culture a assuré qu’il n’y a aucune censure au salon et que tous les éditeurs pourront le confirmer. Il y a des procédures et des règles que chacun doit respecter, comme cela se passe dans tous les pays. Concernant les libraires retenus quelques heures dans un commissariat suite à la vente du roman de Mehdi El Djazaïri, elle a affirmé ne pas être au courant. Khalida Toumi a, par ailleurs, longuement parlé de l’apport de son ministère pour donner au livre sa véritable place dans ce pays et redynamiser l’industrie du livre, voire la créer puisqu’elle est inexistante.
Commentaires
soyons positifs
Khalida Toumi a raison. Pourquoi à chaque fois polimiquer. Il faut reconnaître que le lieu choisi pour le salon international est plus facile d'accès et que les parkings sont prévus.Il faut aussi saluer l'initiative d'avoir institutionnalisé ce salon. L'essentiel est d'encourager la lecture et de redonner la place qu'il faut au livre. Quant à la saisie du livre Poutakhine, je ne l'ai pas lu, donc je ne peux porter aucun jugement. Par contre j'ai lu l'interview de Mehdi et je voudrais lui dire qu'il ne faut pas exagerer en imputant tous les maux de l'Algérie au président Bouteflika, il n'a pas une baguette magique, et s'il n'était pas en Algérie au moment de la decennie noire, c'est qu'il avait ses raisons, qu'il faut connaître avant de condamner. Les algériens devraient saluer les actions positives pour avancer au lieu de ne voir à chaque fois que le grain de sable qui grince.
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