21 octobre 2009
Le patronat dénonce "un retour au dérigisme d'Etat"
Le Conseil supérieur du patronat algérien (CSPA) a dénoncé, hier, le retour au «dirigisme économique » imposé ces derniers temps à travers certaines actions des pouvoirs publics.
«Fustiger le privé algérien pour son manque d’engouement ou sa frilosité justifiée et revenir à injecter des sommes colossales dans le tonneau des Danaïdes que constituent les entreprises publiques n’augure rien de probant. L’on s’interroge désormais sur les prémices éventuelles ou calculées d’un retour à un dirigisme économique qu’on croyait à jamais révolu», indique l’organisation patronale dans un communiqué de presse rendu public hier. Le CSPA s’en prend directement à certains membres du gouvernement en évitant toutefois de les citer nommément. «Les dernières déclarations de certains membres du gouvernement à l’endroit du privé algérien plongent, une fois de plus, ce dernier dans l’incertitude et la menace d’un revirement à 180 degrés de la politique économique de notre pays (…) Nos responsables savent pertinemment que si l’investissement dans notre pays tarde à prendre son envol, les raisons ne sont nullement imputables au privé algérien ou étranger mais se situent bien au-delà de leurs compétences à l’endroit même de la sphère décisionnelle censée accompagner par des mesures incitatives et attrayantes tout potentiel investissement». Selon le Conseil supérieur du patronat algérien, «la bureaucratie administrative» et «la corruption» sont les véritables freins à toute initiative d’investissement. «Nos dirigeants ont donc pour devoir de mettre fin à ces fléaux qui gangrènent le pays et qui constituent le principal paramètre d’une lecture négative aussi bien par les Algériens eux-mêmes, que par les étrangers à l’endroit de notre politique économique en général et de l’investissement. »
Commentaires
Gribouille
Le manque de dynamisme d'une économie tient en grande partie au manque de vraie liberté d'entreprendre, aux obstacles bureaucratiques mis en travers des projets. l'option qui consiste à alourdir le dirigisme est idéologique et promise à l'échec.
Par ailleurs l'analyse des données budgétaires(dans un autre article) montre que la stimulation, par le pouvoir d'achat et la consommation, n'est pas davantage favorisée.
Le choix du modèle économique soviétique par l'Algérie indépendante laisserait-il encore des traces?
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