30 mai 2009

La Fédération des journalistes algériens est née

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La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) affiliée à la Centrale syndicale est née, suite à son congrès constitutif qui s’est tenu jeudi dernier à la maison du Peuple (siège de l’UGTA), en présence de quelque 200 délégués et des directeurs de presse publics et privés.  Les travaux, qui ont duré jusqu’à 22 heures, se sont soldés par la mise en place des structures organiques, notamment son secrétaire général, Abdenour Boukhamkham, d’un bureau de 11 membres, dont trois femmes, ainsi que d’un secrétariat national composé de 71 membres, représentant différents organes de presse.   
A peine installé, le bureau de la fédération s’est fixé pour objectif de réaliser un plan d’action de cinq points, dont l’élaboration d’une convention collective, la révision du code de l’information et la mise en place d’une mutuelle des journalistes.  A l’ouverture des travaux, le secrétaire général de l’UGTA, Sidi Saïd, tout en se félicitant de la création de cette fédération, a souligné son engagement à «aider et à accompagner
les journalistes en écoutant leur préoccupations et en défendant au mieux leurs droits socioprofessionnels en vue d’y trouver des solutions à travers le dialogue, la concertation et des actions communes». M. Sidi Saïd a rappelé en outre «le rôle prépondérant joué par l’UGTA en matière de prise en charge des problèmes socioprofessionnels des travailleurs algériens, dont les journalistes».  Auparavant, M. Sidi Saïd a rendu hommage à «ces femmes et ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour libérer le pays, d’autres plus récemment pour que l’Algérie soit debout», ajoutant que «le souvenir de Tahar Djaout est inséparable de celui de Abdelhak Benhamouda et des dizaines d’autres victimes». En qualifiant les journalistes d’élite, il a insisté sur le respect de l’éthique professionnelle, en vue de faire de «notre presse un exemple pour participer à l’épanouissement de la vie démocratique». Pour sa part, M. Mihoubi a souligné l’importance de cette nouvelle organisation des journalistes, avant d’appeler ces derniers à «respecter ce qui a été énoncé dans le programme du président de la République», notamment dans les messages adressés aux journalistes, lors de la prestation de serment et à
l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui doivent servir de «plate-forme». Il a, par ailleurs, appelé les participants à veiller à certains paramètres, dont l’action dans le cadre d’une «vision commune», le respect de la notion de service public et la consécration du «professionnalisme».   M. Mihoubi a rappelé à ce propos l’intérêt accordé par le plan d’action du gouvernement à garantir la liberté de la presse,
soulignant que la révision des textes régissant ce secteur «se fera avec les gens du métier». A signaler, l’absence à ce congrès de nombreux représentants d’organes de presse francophone. Des problèmes d’organisation, notamment d’accréditation, ont empêché d’autres d’y prendre part, au motif qu’ils auraient envoyé tardivement leurs listes de délégués. De même que des échos ont fait état de la déception d’une délégation d’un organe public qui aurait contesté le quota lui revenant au sein des structures de la fédération. Un secrétaire national, note-t-on, a indiqué que les rangs de la fédération resteront ouverts aux journalistes et à leurs délégués absents et qui, plus tard, exprimeraient le vœu de la rejoindre. 

Source : la tribune

Tout en félicitant nos amis de la presse de la naissance de cet autre instrument de combat pour le recouvrement des droits des journalistes, nous espérons que cette nouvelle structure n'est pas initiée pour , uniquement contrecarrer le SNJ. Une telle projection ne ferait que nuire aux interêts des journalistes. Alors amis de la presse , restez sur vos gardes.

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Le président du parlement en France

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La visite de travail de trois jours de Abdelaziz Ziari a été voulue à caractère strictement parlementaire. Le président de l’Assemblée populaire nationale a, en effet, rencontré de mercredi à vendredi outre son homologue français Bernard Accoyer, les responsables des groupes parlementaires, le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Axel Poniatowski, le président du Sénat du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, Gérard Larcher, président du Sénat. Mais aucun membre de l’Exécutif.

Le président de l’APN a affirmé à la presse nationale que les institutions législative et exécutive sont distinctes, qu’il y a une séparation des pouvoirs. Pourtant, cette règle n’a pas toujours été observée, d’un côté comme de l’autre, y compris dans un passé tout récent. Cela n’a pas empêché le président de l’APN d’aborder avec ses différents interlocuteurs des problèmes politiques et diplomatiques bilatéraux et internationaux. L’acte bilatéral le plus saillant de cette visite a été l’adoption et la signature par les présidents des deux assemblées parlementaires, jeudi matin, au cours d’une réunion regroupant des députés des deux assemblées du règlement intérieur de la Grande commission interparlementaire France-Algérie, qui a été créée par le protocole-cadre signé à Alger le 21 janvier 2007. La Grande commission, co-présidée par les deux présidents, se réunira en principe tous les ans, alternativement dans les deux pays. Ses thèmes de travail seront fixés d’un commun accord.

Sur l’invitation du président Ziari, la première réunion de cette Grande commission devrait se tenir à Alger à la fin de cette année. Cette visite avait aussi – surtout – pour but de relancer un dialogue brouillé par des « ambiguïtés », voire de corriger des « erreurs » comme celle de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, qui a jeté un froid entre Alger et Paris et a été à l’origine du capotage du traité d’amitié. Et un des cadres appropriés de ce dialogue assaini serait cette grande commission parlementaire. « Les relations interparlementaires sont déjà très riches, très denses et nous allons les approfondir », a déclaré, à l’issue de cette cérémonie, Bernard Accoyer aux journalistes présents à cette cérémonie. Et d’ajouter : « La diplomatie parlementaire, c’est-à-dire le travail entre des assemblées à des degrés très élevés, c’est ce que nous sommes en train de mettre en place entre l’Algérie et la France. Cette grande commission est créée pour parler de tout, pour résoudre les problèmes et préparer l’avenir pour la jeunesse, qui est notre avenir commun. » Pour Abdelaziz Ziari, cette grande commission est une création « nouvelle et importante » puisque l’Assemblée nationale française n’en a de similaire qu’avec la Russie, la Chine et le Canada.

« Nous sommes le quatrième pays à mettre en place cette commission. Cela va être le cadre dans lequel nous allons aborder un certain nombre de thèmes que nous choisirons en commun, qu’ils aient un caractère multilatéral ou strictement bilatéral. Des thèmes qui feront aussi l’objet de propositions à nos exécutifs respectifs, qui feront avancer les idées, qui lèveront les ambiguïtés sur des questions qui nous permettront de mieux nous entendre. » En réponse à une question de notre consœur du Soir d’Algérie sur l’article 4 de la loi du 23 février 2005 (sur les bienfaits de la colonisation), Bernard Accoyer a affirmé qu’après le gel de cet article, un travail en commun avec tous les groupes parlementaires a débouché sur l’adoption d’un rapport sur les questions mémorielles « qui fait que désormais, nous n’aurons plus jamais à la faveur d’une initiative malencontreuse, regrettable à voir des problèmes de cette nature apparaître ». « Il y a aussi bien d’autres problèmes très concrets qui touchent non seulement au travail parlementaire, mais aussi à la préparation de dossiers aussi importants que les questions qui touchent à l’énergie comme l’a suggéré, et nous l’avons retenu, le président Ziari, la question alimentaire qui est au cœur de tous les problèmes de développement et le défi de l’Union pour la Méditerranée. » « Cette nouvelle étape dans les relations avec la France va-t-elle pousser Paris à faire le geste de repentance demandée par l’Algérie ? », demande une journaliste de la presse internationale.

« C’est une question qui appartient d’abord aux parlementaires français et au peuple de France. Cette question de repentance n’a pas fait l’objet de nos discussions ni d’aucune forme d’un quelconque préalable, nous laissons le temps faire son œuvre, je crois que le chef de l’Etat lui-même l’a dit récemment, dans ce domaine-là il aurait des propositions originales, il y a aussi beaucoup de choses importantes que nous devons faire, l’Algérie a une jeunesse très active et parfois revendicative et nous devons construire l’avenir de ces jeunes. C’est cela le plus important pour nous. Je crois que s’il y avait des liens plus constants, plus réguliers, dans le passé entre parlementaires, peut-être même que cet événement que vous avez cité (article 4 de la loi du 23 février 2005) n’aurait pas eu lieu. » A la question d’El Watan sur l’adoption par le Conseil des ministres français du projet de loi relatif à « la réparation des conséquences sanitaires des essais nucléaires français au Sahara et en Polynésie », Abdelaziz Ziari estime que « c’est une loi qui rend optimiste, cela veut dire que les choses évoluent et que le temps aidant, beaucoup d’erreurs du passé peuvent être rectifiées dans l’avenir ». Pour Bernard Accoyer : « Il faut toujours lire les événements avec le temps dans lequel on vit. Sur ce point vous avez l’illustration concrète de tout l’intérêt qu’il y a d’avoir des liens au niveau parlementaire, puisque-là, nous sommes devant une perspective législative et vous pouvez compter sur les parlementaires français pour se montrer réalistes, constructifs et justes. »

Source : El Watan

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L'agriculture, Que prévoit le gouvernement ?

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Le soutien de l’Etat au secteur de l’agriculture sera « illimité », a estimé jeudi dernier le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, dans ses réponses aux questions des sénateurs. Ainsi, l’Etat entend aller jusqu’à puiser dans le Trésor public afin de soutenir un secteur qui traîne toujours lamentablement la patte. Se référant au plan d’action du gouvernement, présenté par M. Ouyahia aux membres des deux chambres du Parlement, il est prévu l’injection de pas moins de 1000 milliards de dinars durant les cinq prochaines années, afin de sortir le secteur de l’ornière. Hocine Lamriben

Les producteurs agricoles, activant dans les filières de la céréaliculture, des légumes secs, de la pomme de terre, de l’élevage, de la production de viande et de lait et de l’arboriculture, bénéficieront d’un important soutien, fera savoir le Premier ministre. Un office de fruits et légumes et un programme de régulation du marché et des circuits de distribution seront mis en place. Le gouvernement veut encourager, par ailleurs, l’investissement dans les wilayas de l’intérieur et du Sud. Pour ce faire, il compte apporter quelques modifications relatives à l’investissement dans certaines wilayas du pays, jugées trop saturées. « La concentration des investissements dans les grandes wilayas pourrait nous inciter à retirer tout soutien ou encouragement en faveur des projets d’investissement dans les wilayas ayant bénéficié d’un grand nombre de ces projets », précise M. Ouyahia. Entre autres wilayas concernées, l’on a cité Oran, Annaba, Alger et ses environs. Toutefois, le Premier ministre a fait comprendre que cette question devrait passer par la sensibilisation des opérateurs économiques sur la nécessité d’investir dans les autres régions. Le Premier ministre a promis, dans ce sens, des mesures incitatives additionnelles pour soutenir l’investissement dans le secteur des entreprises publiques et les PME.

« Il est temps de booster les entreprises publiques qui disposent d’un marché et de capacités de production », dira-t-il, en révélant que le gouvernement se penchera en juin sur les cas Saidal et du complexe de construction de moissonneuses-batteuses dans l’objectif de leur apporter du sang neuf. Si M. Ouyahia a invité le patronat et les opérateurs économiques à adhérer aux chambres de commerce et d’industrie, il n’a cependant pas évoqué les remous que continuent de susciter les dernières mesures sur l’investissement auprès des chancelleries et des opérateurs étrangers. Interpellé par les sénateurs, le Premier ministre a rappelé la conviction de l’Algérie « à obtenir 51% des actions et maintenir le prix préférentiel du gaz utilisé dans ces industries », à l’instar du projet de l’industrie du fer et de l’acier avec le partenaire égyptien (El Iz) à Jijel. Abordant le sujet de privatisation des entreprises, il a soutenu que le processus n’était pas « flou ». Et pour apaiser tout accès de fièvre syndicale, M. Ouyahia affiche la disponibilité du gouvernement à examiner tout dossier de privatisation suspect.

Source : El watan

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18 mai 2009

Baba Nedjar, procès fixé au 27 Mai courant

Mohamed Baba Nedjar est un jeune habitant de Ghardaïa condamné à la peine capitale le 6 juin 2006 pour une affaire de meurtre.

Le procès en appel a été renvoyé à la demande du procureur général « pour raison sécuritaire ». Après trois années de détention et deux reports, le procès de Baba Nedjar a été fixé au 27 mai courant au tribunal criminel de Médéa. L’affaire remonte au 20 octobre 2005, lorsque Baba Nedjar a été arrêté après s’être présenté lui-même au commissariat de police, en réponse à une convocation. Le motif invoqué est l’assassinat du jeune Bezine Brahim, brûlé vif par deux personnes encagoulées. « Depuis cette date, Baba Nedjar vit un vrai calvaire. Il a subi des interrogatoires interminables, une torture psychologique et physique et un chantage consistant à le faire libérer s’il accepte de coller le meurtre aux leaders du mouvement de protestation à Ghardaïa en 2004. Ce que Baba Nedjar a refusé. Nous avons même trouvé l’objet de ce chantage dans les rapports de la police judiciaire et du juge d’instruction », indique un communiqué de la fédération du Front des forces socialistes de Ghardaïa, qui voit dans cette affaire une attaque « pour salir la réputation des meneurs du mouvement de protestation de Ghardaïa ». La fédération du parti de Hocine Aït Ahmed dans cette wilaya a souligné encore qu’« au cours de l’instruction, des questions ont été posées à Baba Nedjar pour en savoir plus sur ses rapports avec les leaders du FFS Ghardaïa. D’ailleurs, l’on considère que le fait qu’il avait en sa possession, losqu’il a été arrêté, une revue éditée par le FFS est une preuve de sa présumée implication dans le meurtre. Baba Nedjar a toujours clamé son innocence ».

Le communiqué de la fédération du FFS de Ghardaïa précise, en effet, que « deux autres militants du parti sont accusés d’avoir incendié le véhicule de la victime Bezine Brahim, alors que la voiture en question a été brûlée une année avant l’assassinat de son propriétaire. Aucune enquête n’a été ouverte à ce sujet », note le texte de la fédération. Et d’enchaîner : « Baba Nedjar paie pour un crime qu’il n’a pas commis. Il est victime d’un complot orchestré par un Etat policier qui utilise tous les moyens pour liquider tout militant ou activiste demandeur de droits et de liberté », indique la même source. La fédération FFS invite les personnalités nationales, les intellectuels, les militants politiques, ceux des droits de l’homme et les journalistes à être présents en force le jour du procès « pour imposer un procès équitable et que finisse le cauchemar de Baba Nedjar qui est innocent du crime dont on l’accuse ». Le bureau de Tizi Ouzou de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) a, pour sa part, exprimé son soutien à Baba Nedjar dont l’affaire serait « à inscrire dans les annales des chroniques judiciaires et des procès dignes des œuvres de Kafka ». La LADDH a rejoint le collectif d’avocats chargé de prendre sa défense. Maître Mustapha Bouchachi, président de la ligue, en fait partie.

Source : El Watan

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Benbitour : "L'Algérie face à elle même, avant 2020"

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Invité du Club scientifique de l'Université de Boumerdes, L'ancien premier ministre Ahmed Benbitour a préconisé le développement des ressources humaines, le développement technologique et l’innovation pour remplacer les ressources naturelles et ce, avant que des problèmes majeurs n'etranglent l'Algérie à l'horizon de 2020. Ahmed Benbitour s'est élevé contre l'absence de stratégie adéquate et homogène au sein du gouvernement actuel pour faire décoller l'économie. " S'agissant de stratégie de développement, on entend deux sons de cloches au sein du même gouvernement", a - t - il tonné dans une salle archi - comble.

L'ancien premier ministre a préconisé plus de liberté et de démocratie et la mise en place d'espaces de reflexion pour explorer et mettre sur rail une stratégie cohérente de sortie de crise avant avant que les fantômes de l'après petrole qui hantent tous les algériens ne débarquent. crier sur tous les toits de l'Etat que les ressources naturelles continueront d'arroser le pays jusqu'à l'horizon 2040 est un leurre et l'echec consommé de la politique économique poursuivi au moment où le pic de production de l'énergie fossile recommande une action publique d'urgence, selon l'invité à cette rencontre dédiée à l'algérie d'après petrole.

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17 mai 2009

Temoignage accablant contre Cheb Mami

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La star du raï âgée de 42 ans est accusée d'avoir orchestré les violences faites à la jeune femme pour la forcer à avorter de l'enfant qu'elle attendait de lui en août 2005. Réfugié en Algérie où il vit cloîtré dans sa villa alors qu'il était placé en contrôle judiciaire et interdit de quitter le territoire français (il s'est enfui), Cheb Mami risque gros, très gros. D'ailleurs, il est actuellement sous le coup d'un mandat d'arrêt international. S'il quitte son pays d'origine où il aurait investi dans l'immobilier et les commerces, il peut être arrêté à tout moment. Dans cette affaire, trois proches de Mami, son manager, Michel Le Corre (alias Michel Levy), son homme de main, Abdelkader Lallali, et son directeur artistique, Hichem Lazaar, seront également assis sur le banc des accusés.

Pour "rétablir la vérité", Camille, 44 ans, une journaliste-photographe, spécialiste du Raï, se confie pour la première fois, dans les colonnes du Parisien de ce 16 Mai.

Après que leurs relations sont devenues intimes après des mois de liaison, le chanteur lui aurait lancé "si tu es enceinte, tu avortes". "Je lui ai répondu qu'il n'en était pas question", dit-elle. "Quand je lui ai annoncé ma grossesse au téléphone, il était comme un fou. Il me disait 'non, non, c'est pas possible'. 'Ne me pousse pas à faire des choses qui pourraient m'envoyer en prison et ruiner ma carrière'", poursuit-elle.

Après les faits , la mère avoue qu'elle a longuement hésité à porter plainte pensant que l'artiste avait été berné par ses amis."Un avocat m'a déconseillé de porter plainte et m'a incitée à réclamer un dédommagement. J'ai informé Michel Le Corre que je me contenterais de 30 000 euros si Cheb Mami s'excusait et s'engager à me laisser tranquille". "Michel m'a donné un chèque de 5 000 euros mais Cheb Mami ne s'est jamais aquitté de la somme que je réclamais"

"Je voulais que ça finisse, j'avais peur. A cette époque, je recevais sans cesse des coups de fils anonymes. Michel Levy et la secrétaire de Cheb Mami m'ont conseillé de me cacher avec ma fille. 'Il a pété les plombs', m'a dit Lévy, il est prêt à la faire enlever".

Chanceuse dans son malheur, Camille reçoit un coup de fil de son ex alors qu'elle est dans un commissariat en train de porte plainte. Un policier devient témoin de la conversation - et l'enregistre, une pièce à conviction incroyable - au cours de laquelle Cheb Mami s'est exclamé : "C'est pas possible que ça ait raté. J'étais là, le sang je l'ai vu". "J'irai témoigner pour vous au procès", lui dit le policier.

Malgré tout, Camille reste ouverte et même si elle avoue ne pas avoir dit à sa fille de trois ans qui est "le portrait craché de de son père", qui était son père. Elle confesse même : "Si Cheb Mami souhaite la voir un jour, je m'y opposerais pas. Je veux que ma fille sache qu'elle est un bébé de l'amour".

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16 mai 2009

Oui pour la réconciliation nationale des démocrates

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nouveau10.gifAvec la réélection de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat, le pouvoir politique qui a pris en otage toute l’Algérie s’est pratiquement assuré de fêter avec faste un demi siècle de règne absolu.

Le bas de laine, estimé à plus de 140 milliard de Dollars et généré par les seules recettes pétrolières, assurera la corruption de beaucoup de régimes dits démocratiques, jadis très regardant sur la situation algérienne.

Premiers signes de ce blanc seing accordé au régime d’Alger pour qu’il mutile à huis clos les aspirations des jeunes Algériens : l’empressement de l’Elysée à féliciter Bouteflika pour sa réélection et son invitation à visiter Paris, mais aussi le silence de la nouvelle administration américaine, très préoccupée par la sauvegarde des intérêts des USA que par la promotion de systèmes politiques susceptibles de générer des Etats émergeants capables de les concurrencer sur les marchés mondiaux.

Pour s’assurer un demi siècle de règne sans partage, le pouvoir algérien ne s’est pas uniquement contenté de gaver les empêcheurs de tourner en rond étrangers.  En parfait stratèges, les hommes forts du régime ont pu diagnostiquer et relever les faiblesses de l’opposition. Ils ont su que l’esprit d’émancipation  qui a porté tous les mouvements et soulèvements politiques et démocratiques enregistrés en Kabylie est porteur de germes destructeurs de leur existence même. Alors, ils se sont attelés à faire de l’anti Kabylisme une redoutable machine à broyer toute volonté de fédérer une action d’envergure nationale, capable de se transformer en révolution porteuse d’espoir.

La campagne anti kabyle, dirigée par le sérail et  relayée par les islamistes, présente les Kabyles comme Anti musulmans, anti arabes, et relais de la France. Les supputations du ministre des affaires religieuses sur une prétendue campagne d’évangélisation de la Kabylie et son empressement à éditer le Coran en version Kabyle, Le choix porté par Bouteflika de s’adresser en français aux kabyles à chacune de ses sorties en Kabylie et  l’insistance sur le thème de l’unité nationale à chaque fois que les responsables politiques abordent les questions liées à la Kabylie participent, entre autre, à l’opération nationale de conditionnement et du renforcement de l’esprit anti Kabyle.

Aujourd’hui, le climat de suspicion, créé par cette campagne de dénigrement et à forts relents régionalistes, empêche toute structuration politique des partis démocratiques dont les chefs sont de cette région. Les maigres voix que récoltent les deux partis Kabyles que sont le FFS et le RCD en dehors de leur fief sont le fruit de la mobilisation de la diaspora kabyle fortement implantée dans les grandes villes de l’Ouest et de l’Est car la prétention d’avoir une assise populaire effective, en dehors de la Kabylie et d’Alger, est synonyme d’une auto – satisfaction suicidaire.

Ceci dit, la situation politique n’est pas irréversible pour peu que les deux partis politiques, aujourd’hui à forte assise Kabyle, s’attèlent à accorder leur violons, enterrer leurs haches de guerre fratricide et cessent de se regarder en chiens de faïence.

De par les sacrifices faits par les responsables politiques et les militants du FFS et du RCD pour l’émergence de la démocratie, de la liberté d’expression et du pluralisme, Said Sadi et Hocine Ait Ahmed doivent renforcer la coopération politique pour mener une campagne intensive d’explication de leur programme dans les régions arabophones et contrecarrer la campagne de dénigrement dont ils sont victimes. Hocine Ait Ahmed qui a pu rencontrer son ex ennemi Ahmed Ben Bella, à Londres et Rome, et Sadi Said qui a pu mettre ses ministres à coté de ceux des islamistes du Hamas et en face de Bouteflika sauront et doivent savoir trouver les ressors nécessaires pour une rencontre historique entre frères.

La mésentente endémique entre le FFS et le RCD et l’absence d’autres partis, au capital militant aussi riche, participent amplement à la démobilisation nationale face aux visées dictatoriales du régime.

Que le FFS mette des préalables politiques, tels que le retrait des députés RCD de l'assemblée nationale, pour une telle rencontre est compréhensibe et valable, mais on doit le faire sans enfourcher les chevaux de l'invective. Car nul n'est saint et nul ne peut fuir ses responsabilités face cette faillite générale. Le RCD et le FFS sont tous deux responsables de l'etat actuel de l'opposition au système. La restructuration de l'opposition passe d'abord par le retour sur terre et un enfouissement des Ego et par une réunion de réconciliation  qui regroupera tous ce que le giron démocratique comme force. Le RCD et le FFS mais aussi le MDSL, le PT, le PST,  le MAK, le MDC de Said Khellil, les militants des droits de l'homme, les organisations comme le RAJ et les anciens militants exclus des partis pré- cités  et toutes les personnalités nationales qui expriment leur attachement à la liberté et à l'ordre républicain.

La démocratie en Algérie a besoin de la fédération de tous ses fils et pas d'un gourou, d'un zaim ou d'un cardinal.

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Chut, on censure et on ettoufe à Alger

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      nouveau10.gif  Boussad Ouadi, gérant de la librairie des Beaux Arts, et des éditions INAS qui se sont distinguées, entre autres, par la publication, en 2007, du Livre " Les géoles d'Alger" de Mohamed Benchicou, a été mis en demeure de fermer la librairie et de quitter les lieux au profit du propriétaire des murs. Cette mesure d'apparence légale cache mal la volonté du pouvoir politique d'en finir avec un homme qui a pris sur lui l'engagement de prévilégier l'écrit engagé et de se soustraire à la pression forte des gaudasses et à l'étranglement de plus en plus étouffant des turbans. cette mesure restrictive sans possiblité d'échange est venue après une série de tentatives liberticides allant de l'interdiction d'importer des livres, jugés en hauts lieux, comme subversifs et ce, par le truchement d'une loi scélérate imposant au modeste éditeur et libraire d'augmenter son capital social à 2 milliards de centimes, et de fournir pour chaque livre importé une liasse de documents allant des certificats phytosanitaires, des certificats d'origine et de conformité aux traditionnels visas du ministère de la culture, des services de police et du ministère des affaires religieuses ( sic ). Outré par cet énième coup de boutoire à l'encontre de l'un des derniers bastions de liberté encore debout en Algérie, des lecteurs et de militants des droits de l'homme ont tenu à réagir sur le net pour exprimer leur solidarité et leur indignation. Le MDSL nous a envoyé un communiqué de presse exprimant sa rage de voir des espaces de liberté se retrécir de plus en plus comme une peau de chagrin et profite de cet incident majeur pour rappeler la nécessité de liguer les efforts pour faire face aux avancées autoritaires du régime. Dont voici l'integralité du texte : La mascarade du 9 avril à peine terminée, le pouvoir inaugure son nouveau règne en sacrifiant la culture et en orchestrant une cabale contre un libraire-éditeur, Boussad Ouadi, le poussant à mettre la clé sous le paillasson et à fermer sa librairie. Il est vrai que cet éditeur est un homme épris de liberté et qu?il n?a jamais manqué de le manifester que ce soit dans ses interventions écrites ou dans son engagement professionnel. Le pouvoir n?a pas oublié la solidarité qu?il a manifestée à l?égard de Mohamed Benchicou et le lui fait savoir malgré les dernières promesses faites par le Premier magistrat du pays d?œuvrer pour une plus grande liberté d?expression. Le règne du 3ème mandat de Bouteflika, commence sous de mauvais augures, puisqu?il s?attaque à un lieu hautement symbolique que les islamistes ont déjà ciblé en assassinant en 1994, l?ancien gérant, notre ami Vincent. Le pouvoir algérien vient encore une fois de démontrer qu?il est un régime dictatorial comme stipulé dans le rapport élaboré par « The Economist Intelligence Unit » sur l?indexe de la démocratie qui place l?Algérie à la 133ème place sur un total de 167 pays La seule possibilité pour stopper cette dérive totalitaire est que les forces démocratiques organisées ou non, se décident à se retrouver pour réfléchir ensemble, à une alternative démocratique, pour mettre fin au système rentier et à son allié l?islamisme politique, afin d? édifier une Algérie républicaine démocratique moderne et social. Le MDSL renouvelle son entière solidarité avec l?éditeur Boussad Ouadi et gérant de la librairie des beaux arts.

Alger le 13 mai 2009,

P/ le comité national de préparation des assises du MDSL (http://mdls.fr.gd/).

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13 mai 2009

Le général Najib, à la présidence

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Selon une information donnée par le site "TSA", Le général Najib devrait être officiellement désigné dans les tous prochains jours comme nouveau directeur de cabinet du président Abdelaziz Bouteflika. Il remplacera Mohamed Moulay Guendil, qui occupe ce poste depuis mai 2006. M. Moulay Guendil devrait être désigné ambassadeur dans un pays étranger lors d'un proche mouvement dans le corps diplomatique.

Peu connu du grand public, le général Najib, issu de la nouvelle génération de hauts gradés de l'armée, est considéré comme un proche du chef de l'Etat. Il occupe actuellement le poste de responsable des transmissions à la présidence de la république.

Si l'information vient d'être confirmée, Bouteflika aurait prouvé sa fidélité à la ligne directrice qui préside à la nomination des cadres au postes clés de la républiqueet qui consiste à toujours puiser ses collaborateurs dans le reservoir de l'Armée.

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12 mai 2009

Et si Bouteflika décide de finir en beauté ?

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Un mois après sa réélection à la tête de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika semble se complaire dans l’inaction et l’immobilisme qui ont caractérisé les deux mandats précédents. En tout cas, la majorité écrasante des Algériens qui n’a pas voté le 09 Avril passé, n’en déplaise à Zerhouni et consorts, n’attend rien d’un homme qui ne s’est distingué, dix ans durant, que par le déroulement du tapis rouge aux islamistes de tout bord et l’ouverture des frontières douanières aux professionnels de l’investissement prédateur.

La reconduction totale du gouvernement Ouyahia et le rythme donné à la gestion des affaires tranchent avec la gravité de ton adoptée lors des discours de campagne sur la situation désastreuse du pays, et renseignent amplement sur la panne paralysante qui frape  l’action publique.

Il est aujourd’hui inadmissible d’entendre des voix s’élever pour nous reprocher de ne pas laisser au président  le temps nécessaire pour prendre l’élan. Dix années, marquées par des rentrées en devises providentielles et inespérées et une situation sécuritaire des plus favorables,  nous semblent plus que suffisantes pour mettre le pays sur les rails. Obama a, en quatre mois de prise de fonction, fait des pas de géant dans le remodelage de la politique américaine, à l’intérieur comme à l’extérieur. S’il est vrai que derrière le dynamisme du président américain se profile un programme bien ficelé et un chalenge politique à relever, l’absence d’un programme présidentiel clair et le plébiscite à la soviétique que Bouteflika s’est offert sur la base de slogans creux et insensés ne donnent pas à ce dernier le droit de naviguer à vue et de se permettre les caprices d’un sultan qui languit dans son harem. Les Algériens en ont marre et leur patience a des limites. Les émeutes qui éclatent chaque jour dans divers coins du pays sont autant d’indices de  « l’intenabilité » de la situation. Au lieu de passer son temps à acheter la paix sociale au prix fort, il est plus recommandé d’arracher une stabilité durable au prix de sacrifices suprêmes.

A la fin d’une carrière, Bouteflika a la chance inouïe de s’inscrire dans l’histoire en faisant de ce mandat un chantier de réformes institutionnelles sérieuses qui passent  nécessairement par une Assemblée Constituante qui mettra de l’ordre dans la maison Algérie. De par les pouvoirs qu’il s’est octroyés, Bouteflika a de quoi bâtir une Algérie de demain et se réserver une place au panthéon car, qu’il ne se trompe pas, les velléités dictatoriales ne le maintiennent au firmament du pouvoir que le temps d’une nuit pour se voir, à l’aurore, catapulté au fin fond des poubelles de l’histoire. Et dieu sait de combien de cadavres politiques , les poubelles de l’histoire regorgent.

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