31 janvier 2009

CIA en Algérie, présence secrète

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Deux Algériennes, une résidente en Allemagne, l'autre en Espagne, ont été violées et filmées dans une résidence de l'ambassade américaine et par l'ancien chef de la CIA à Alger, Andrew WArren qui vient d'être formellement soupçonné par la justice Américaine. S'il vient d'être inculpé, l'auteur présumé sera traduit devant un Grand jury conformément à la législation militaire américaine. L'affaire, aussitôt révélée par la chaîne ABC News, prend déjà l'allure d'un scandale qui fera certainement des vagues des deux cotés de l'atlantique. Aux USA, les agissements de l'ancien espion sont pris par la Maison Blanche et le Département d'Etat comme un os de travers inattendu pour une nouvelle administration qui a enfourché, dès les premiers instants de son accession aux commandes, les chevaux qui rapprocheraient l'Amérique du monde musulman après deux mandats faits de guerres et de chocs sans précédent.

Scandale à Alger aussi. Le gouvernement Algérien doit s'attendre à une boule de feux de critiques de la part de l'opposition et de la presse indépendante, non pas sur le préjudice dont sont victimes les deux Algériennes mais sur l'existence d'un bureau de la CIA sur le sol Algérien à l'insu de la communauté nationale. Sous d'autres cieux, l'ouverture d'une telle représentation fait état d'un débat au sein du gouvernement et des représentations nationales et un tel abus de confiance entraînerait un vote de défiance au parlement.

Que l'ambassade Américaine ait un attaché militaire, personne n'a à redire car toutes les ambassades en ont ; Que le FBi ouvre un bureau de liaison à Alger, les Algériens s'en attendent car le gouvernement en a informé tout le monde. Mais découvrir , et par le biais d'un média étranger, l'existence d'un bureau de la CIA qui travaille depuis longtemps en étroite collaboration avec le ministère de la défense et à l'insu de la représentation nationale et des membres du gouvernement donne une autre occasion de s'informer du type de gouvernance que les Algériens subissent depuis 1962.

Honte à ceux qui se préparent à rempiler les mandats jusqu'à ce que le pays du soleil s'éteigne

Moussa Tertag

28 janvier 2009

Les importations sous haute surveillance

Les sociétés étrangères sont tenues d’avoir un associé algérien pour faire de l’importation. Un fichier des importateurs est en cours de création pour identifier les fraudeurs.

source : http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=107863

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25 janvier 2009

Sellal, directeur de campagne de Bouteflika

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Abdelmalek Sellal, ministre des Ressources en eau, sera le directeur de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika. Nous tenons l’information de source sûre. Pour rappel, c’est lui qui était directeur de campagne du président Bouteflika en 2004. On ne change pas une équipe qui gagne, telle semble être la devise du président de la République en reconduisant Sellal pour diriger sa campagne électorale.

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L'opposition algérienne, quelle position ?

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Silence, désengagement, blocage et appel à un changement… L’élite politique nationale affiche un désintérêt sans précédent à l’élection présidentielle. Elle rejoint sur ce plan la société, enthousiasmée beaucoup plus par la démocratie américaine et l’investiture de Barack Obama que par le sort de l’Algérie qui devra se jouer, dans deux mois, à l’occasion du scrutin présidentiel d’avril 2009. Les personnalités politiques d’envergure ne nourrissent pas de faux espoirs. Selon elles, les jeux sont faits après la révision de la Constitution, le 12 novembre 2008, et la levée de la limitation des mandats.

Alors, elles boudent le scrutin. Certaines d’entre elles refusent d’animer le débat sur cette élection et d’autres lancent « de nouveaux projets de sortie de crise ». Mais, globalement, elles marquent toutes leur désapprobation contre la situation actuelle du pays. Que faire ? Dans une contribution publiée jeudi dernier par El Watan, Rachid Benyelles a prôné « le retour à une assemblée constituante », l’ancien chef de gouvernement, Ahmed Benbitour, appelle, lui, à un changement total du système. Dans une déclaration, hier à El Watan, Ahmed Benbitour a estimé que ce « changement viendra de l’extérieur ». « Personnellement, je travaille sur le changement du régime. J’ai déjà publié un article dans El Watan en mai 2007 dans lequel j’ai dit que le changement du régime, et non pas le changement des personnes, est inéluctable. Deux ans après, on se rend compte qu’effectivement le régime n’a plus aucune raison de rester et qu’il faut le changer. Ceci demandera bien sûr un travail à très long terme et une très grande mobilisation et avec de nouveaux instruments. C’est-à-dire vous ne pouvez pas changer de régime de l’intérieur (avec les instruments du régime). Ni avec les partis politiques présents, ni avec la société civile au service, ni avec l’agenda gouvernemental avec tous ces rendez-vous », explique-t-il. Il faut, a-t-il ajouté, trouver de nouvelles formules en lançant un « nouveau projet de société ». La solution proposée par Rachid Benyelles est, selon lui, « irréalisable ». Utopique ? « On ne peut pas demander au régime de se suicider. Il est mort, mais il ne se suicide pas. Le changement ne viendra pas du régime et il n’y a rien à attendre de lui. Il ne révise pas la Constitution (sauf si pour refaire le coup du 12 novembre). Donc, s’il y a un changement, il faut qu’il vienne des citoyens et par une grande mobilisation », a-t-il ajouté avant de révéler son futur projet. Un projet qu’il compte lancer après la présidentielle. Pourquoi attendre que cette échéance soit passée ?

« Je n’attends rien des élections et donc je ne mobilise pas autour de cette échéance. Je mobilise après les élections », a-t-il rétorqué. Il s’agit, dit-il, d’un nouveau projet de société. Et pour mobiliser les citoyens, Benbitour compte utiliser les nouvelles technologies de l’information « qui sont des moyens efficaces pour rassembler la population autour des idées qui vont être proposées ». Avant lui, d’autres leaders politiques se sont déjà prononcés pour le boycott de la prochaine consultation populaire en appelant à la consécration de l’alternance au pouvoir. Il s’agit notamment de Saïd Sadi, président du RCD, et de l’ancien président de la République, Liamine Zeroual. Le président de l’ANR, Rédha Malek, s’est retiré carrément de la politique. Contacté hier par nos soins, l’ancien secrétaire général du FLN, Abdelahamid Mehri, affirme pour sa part que « le débat autour des élections ne l’intéresse pas ». Idem pour Mouloud Hamrouche et Hocine Aït Ahmed avec qui il a lancé, en septembre 2007, une initiative politique pour le changement. Eclipsé de la scène politique depuis plusieurs mois, Mouloud Hamrouche reste le grand absent de la scène publique. « Tant qu’on a ce régime, on n’aura qu’un seul mandat », souligne-t-il dans l’une de ces déclarations à la presse. Hocine Aït Ahmed, lui aussi, ne s’est pas exprimé sur la question de la présidentielle. Mais son parti, le FFS, tranchera bientôt et la tendance va vers le boycott de ce rendez-vous si l’on tient compte des déclarations de son premier secrétaire national, Karim Tabbou. D’autres acteurs, à l’instar de l’ex-chef de gouvernement Sid Ahmed Ghozali, en dehors de quelques sorties médiatiques, sont aux abonnés absents.

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24 janvier 2009

Ligue arabe ou syndicat de chefs d'Etat ?

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Jamais la ligue arabe n'a été aussi mise à nu que lors de la guerre de Gaza. Les réactions non coordonnées des chefs d'Etat et des rois de l'ensemble arabe, la tenue de deux sommets en l'espace de 48 heures et la convocation de la réunion de Charm Elcheikh ont consacré la division des 22 pays arabes.

La qualité des réactions face à la crise et le fossé qui sépare les aspirations de la rue arabe des calculs de ses dirigeants a offert au monde la nature de cette  structure supranationale qu'est la ligue arabe. De par les décisions prises à l'issue de chaque sommet et les tiraillements qui la caractérisent, la ligue arabe se decline en un super syndicat des chefs d'Etat où seul importe le devenir politique de leursrégimes respectifs .

Pour faire diversion, les chefs d'Etat et les rois, tombés en disgrace aux yeux de leurs peuples respectifs, reconvertissent leur syndicat en association de bienfaisance et, histoire de se donner bonne conscience, offrent, sans consultation de leurs sujets, des centaines de millions de Dollars aux victimes de tragédies qu'ils ont eux même couvé.

Triste réalité d'une ligue dont l'Algérie fait malheureusement partie. Notre pays gagnera beaucoups s'il décide d' y geler  ses activités et se reconcentrer sur l'espace euro - méditerranéen et maghrébins,car toute hypocrisie mise de coté, seuls ces deux espaces sont vitaux et répondants à nos intérêts économiques et géopolitiques .

Moussa Tertag

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Incompréhensible stratégie du RCD

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En décidant de boycotter les élections présidentielles d'Avril prochain, le Rassemblement pour la culture et la Démocratie ( RCD )a fait le bon choix. Toutefois, son option pour l'eclipse totale de la vie publique jusqu'au jour fatidique ne me semble pas une stratégie fructueuse et bénigne pour le devenir de la démocratie dans ce pays. Le boycott des élections doit être un alibi et un faire valoir pour poser la question de la démocratie et imposer un débat serrieux sur le devenir de la nation. Fuir ce devoir de vérité ne fera pas avancer d'un iota la cause pour laquelle des générations entières de progressistes ont payé de leur chair. Il n'ya pas pire que de laisser la tribune à l'usage exclusif du régime. La démocratie a horreur de la passivité; seul le courage de dire et la force d'agir, au demeurant slogan du RCD, peuvent acculer les tenants du système et éveiller es consciences.

Moussa Tertag

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21 janvier 2009

Le train Algérie - Mort Express siffle tout le temps

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Durant l'année 2008, les forces navales algériennes ont repêché de la mer 100 corps de jeunes, appelés communémment Harraga, qui ont payé de leur vie la tentative de traverser la méditerranée en quête d'une vie meilleure et d'un statut plus digne.1335 autres ont dû être interceptés avant le saut final dans l'inconnu.

Les statistiques ne donnent pas d'eclairages sur des dizaines d'autres disparus à jamais dans les abîmes de la bleue. Les chiffres donnent froid au dos et la liste des volontaires pour le départ n'a pas l'air d'être close. Pour preuve, 17 jeunes ont été interceptés in extrêmis depuis le début de l'année qui vient juste d'être entamée.

Au lieu d'aller jouer les pères Noël au Moyen Orient ( Bouteflika vient d'offrir 200 milions de dollars à Gaza ), Les hautes autorités du pays doivent s'intéresser davantage à ce qui pousse nos jeunes à entamer des voyages sans se soucier des conditions d'arrivée. Faire du départ une finalité est un synonyme de suicide collectif et une illustration d'un échec sanglant de la politique économique, sociale et culturelle adoptée jusque là.

Les gouvernants algériens doivent revoir leur stratégie de sortie de crise et offrir des espaces de liberté, élargir l'horizon des opportunités et ouvrir plus de voies d'accès au postes de prises de décisions au jeunes, s'ils veulent arrêter le drame et mettre fin à cet exode massif vers la mort .

Le gouvernement vient de déposer au parlement  un projet de loi visant le durcissement  des sanctions à l'encontre des jeunes qui fuient le malaise profond créé par les auteurs même du dit projet. Mais une punition aussi drastique et cruelle qu'elle soit peut - elle empêcher un individu de passer à l'acte quand cet individu a pris la décision d'embrasser la sanction extrême qu'est la mort ? N'est il pas plus judicieux de sanctionner les passeurs ? et avant eux, n'est il pas plus juste de mettre au pilori les responsables qui bradent les richesses du pays et qui ont réussi, par la force de l'injustice, de la corruption , du clientélisme, de la violence politique et de la marginalisation des forces vives de la nation, à mettre sur rail ce train Algérie - Mort Express ?

Moussa Tertag   

La fiche de route du FFS

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Le Front des forces socialistes tiendra son conseil national les 12 et 13 février prochain. Un seul point à l’ordre du jour : « Analyse de la situation du pays et prise de position sur la prochaine élection présidentielle. »

Bien que l’attitude du parti soit connu, à savoir la non-participation, son premier secrétaire national, Karim Tabbou, refuse d’anticiper sur les débats qui auront lieu. Il affirme cependant que quelle que soit la position du FFS, qui est visiblement le boycott du rendez-vous électoral d’avril, elle sera suivie d’actions pour sa mise en œuvre. « Nous allons mener notre travail quelles que soient les contraintes que nous rencontrerons », a affirmé le responsable de la formation de Hocine Aït Ahmed, pour qui il n’échappe pas que « le pouvoir veut exterminer le politique dans ce pays ». Affirmant ne rien attendre de la présidentielle d’avril tant « la politique actuelle n’a d’autre objectif que la négation du politique », Karim Tabbou explique qu’« il n’y a eu aucun signal allant dans le sens d’ouverture d’horizons nouveaux ». C’est pour cela que « tout le programme du parti, tracé sur une année, a été élaboré en dehors de la fièvre électorale ». « Nous sommes en train de mener notre travail avec beaucoup de lucidité », dira le premier secrétaire du FFS en soutenant que l’un des axes « les plus importants sur le plan politique » sont les rencontres de proximité qui ont déjà été lancées. Une tournée est programmée dans toutes les communes d’Algérie. Le souci est, selon notre interlocuteur, « d’élargir l’audience du parti ». Mais parallèlement à ce travail de base, le FFS, après la tenue de son congrès il y a une année, est en fait « en pleine restructuration ». La remise en place des structures de la formation de Hocine Aït Ahmed sera, selon son premier secrétaire, couronnée en juin par les élections au niveau des fédérations. Dans l’immédiat, Karim Tabbou évoque la création d’une école de formation politique dont le cycle pédagogique commencera le 30 janvier. Selon lui, « près d’un millier d’étudiants se sont déjà inscrits ». Cette école qui constitue, dira-t-il, un segment des plus importants de la stratégie du FFS ciblera quatre types de populations : les étudiants et les universitaires, les élus APC et APW, l’encadrement du parti et enfin les amis et les sympathisants.

Pour le fonctionnement de cette structure de formation, c’est Fairouz Mouaamama, la secrétaire nationale à la condition féminine, qui est désignée directrice des programmes, épaulée par un comité pédagogique constitué de dix enseignants universitaires d’Alger, de Tizi Ouzou, de Béjaïa et de Batna. L’objectif assigné à cette stratégie est, selon Karim Tabbou, « la protection des idéaux du parti et éviter la contamination mafieuse ». Plusieurs thématiques sont inscrites à l’ordre du jour de cette série de séminaires qui va durer 11 mois. Elles porteront, entre autres, sur « le projet politique du FFS, valeurs, idéaux et charte du parti, l’Etat de droit, principes et études comparatives avec la nature de l’Etat algérien, la démocratie, les acteurs et les principes, et études comparatives avec la nature du système algérien. Les élections, les droits de l’homme, la société civile, l’Assemblée constituante, l’université, le projet économique et social du parti, l’Internationale socialiste, ses objectifs et ses missions », sont aussi autant de sujets qui seront au menu de l’école de formation de la formation de Hocine Aït Ahmed. Selon Karim Tabbou, il est aussi retenu le principe d’un forum national mobile des maires FFS qui aura lieu chaque deux ou trois mois durant cette année. Le premier forum se tiendra, annoncera notre interlocuteur, à la fin du mois de février. Plusieurs thématiques sont inscrites au programme de ces séminaires. Il s’agit essentiellement de « l’élaboration du budget municipal et des programmes de lutte contre la pauvreté, le rôle de la municipalité dans la gestion du logement et du foncier, la décentralisation, le code communal et le statut du maire, la solidarité intercommunale et le développement local, le conseil consultatif et l’étude du code des marchés ».

Said Rabia

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18 janvier 2009

le ministre de l'interieur dit non au marches pour Gaza

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Le département de Yazid Zerhouni aurait fini par opposer un niet à l’organisation de marches simultanées en guise de soutien à Gaza dans les 48 wilayas du pays. C’est ce que révèlent des sources dignes de foi en précisant que l’idée de telles manifestations aurait fait son chemin parmi les chefs de l’Alliance présidentielle.

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sale temps

Après Zeroual, c’est au tour du RCD de refuser de jouer les lièvres.

Sale temps pour le chasseur !

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