30 décembre 2008

Une stèle en faveur du 3eme mandat

L’administration, à Ghardaïa, étale au grand jour son implication dans la campagne électorale en faveur d’un troisième mandat pour le président Bouteflika. En témoigne cette stèle représentant une main aux trois doigts brandis, symbolisant le troisième mandat, érigée sur l’un des ronds-points, sur la route menant de l’aéroport au centre-ville. Cette stèle, évidemment, est l’œuvre des autorités locales et est certainement financée avec les deniers publics. Vu cela, il sera difficile au gouvernement de convaincre de la neutralité de l’administration lors du prochain scrutin présidentiel.

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Gaza entre silence des gouvernements arabes, les gésticulations islamistes et les feux nourris d'Israel

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Les masses arabes, chauffées à blanc  par les islamistes,  battent le pavé pour crier leur colère contre l'agression israélienne dans la bande de Gaza. Tout comme la réaction des gouvernements arabes, la méthode, la portée  et le procédé sont nuls et stériles. C'est de la gesticulation politicienne et une simple démonstration de force  des islamistes sans lendemain. Les gouvernements arabes , corrompus et sans représentation effectives , ménagent la volonté des américains par le silence, et les islamistes, trés accrochés à leur fond de commerce que constitue la cause palestinienne, font dans le folklore pour faire croire à leurs sbires qu'ils défendent la cause et font attention de ne pas franchir la ligne rouge pour que le statut quo au proche orient demeure car leur propre survie politique en dépend.  Entre l'interet mercantile des uns et le machiavelisme bas des autres, les palestiniens, sous les feux meurtriers des israéliens, continuent d'être des cartes entre les mains des pyromanes de l'humanité.

Moussa Tertag

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Emeutes à Beriane ( Ghardaia)

106162La ville de Berriane, daïra située à 45 km  au nord de Ghardaïa, a renoué bien que brièvement, avec la violence et ce, quelques heures après le départ du président Bouteflika qui a effectué dimanche une visite de travail et d’inspection dans cette région meurtrie par les inondations du 30 septembre passé. En effet, des escarmouches, vite transformées en échauffourées entre les deux communautés, ont failli prendre des proportions dramatiques n’était l’intervention urgente et énergique des forces de l’ordre à la rue Abderrahmane-Bahbah, au centre-ville, ainsi qu’au quartier Echouf et à Madkhal Echâaba.
Selon nos sources, tout serait parti d’un jet de pierres sur des clients attablés à une terrasse de café connu de Berriane, qui ont immédiatement riposté en lançant eux aussi des pierres sur leurs agresseurs. Ce qui a failli mettre le feu aux poudres dans cette merveilleuse cité millénaire qui a vécu des heures dramatiques en mars et mai derniers où trois personnes ont trouvé la mort par le fait de  manipulations politiciennes et l’incapacité de l’administration à faire face comme il se doit à ce genre de conflit récurrent dans cette région. Les accrochages entre les forces de l’ordre et les citoyens d’une des deux communautés ont duré jusqu’au petit matin.
Aux jets de pierres des uns ont répliqué des tirs de grenades lacrymogènes des autres, provoquant l’indisposition de quelques citoyens, dont l’inhalation de gaz moutarde a nécessité le transfert au centre de soins de la ville pour des problèmes respiratoires. Des blessés légers sont aussi à déplorer. Lors de notre déplacement sur les lieux, hier matin, le calme régnait. Les forces de sécurité, déployées en grand nombre dans les quartiers à risque, sont prêtes à intervenir à la moindre alerte.
La RN1, qui traverse la ville, est ouverte à la circulation. Par ailleurs, et toujours selon nos sources, aucune arrestation n’a été opérée. “Ce n’est quand même pas normal qu’à chaque visite importante dans la région, des incidents éclatent. Nous sommes en droit de nous poser des questions sur leur auteurs”, déclare le vieux Smaïl. Et d’ajouter : “Il n’y a rien d’innocent dans ces actes. Pour moi, ils sont prémédités par des parties connues qui n’ont pas intérêt à ce que la situation se stabilise, mais Dieu les démasquera.”

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28 décembre 2008

Abderrahmane Aïssat n’est plus

Cadre du parti et médecin de formation, Abderrahmane Aïssat dit Dahmane est mort, hier, à la suite d’une longue maladie, a-t-on appris auprès du Front des forces socialistes (FFS). Conseiller du président du parti de Hocine Aït Ahmed, feu Aïssat, âgé de 53 ans, laisse derrière lui une femme et trois enfants. L’enterrement aura lieu aujourd’hui, dimanche, au cimetière de Boudjelil, dans la daïra de Tazmalt, wilaya de Béjaïa, à partir de 12h30.

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Commémoration de la mort du colonel Boumedienne dans l'indifference

Il n’y avait pas foule hier au cimetière El-Alia, à l’est d’Alger, notre “Arlington” à nous. À peine une cinquantaine de personnes, pour la plupart d’illustres anonymes, parmi lesquelles deux ou trois femmes dont l’épouse du défunt président Houari Boumediene, un représentant de la Rasd, un ancien ministre sorti des “archives”, Abdelhafid Amokrane, ancien officier de la wilaya III et l’inénarrable Mahieddine Amimour, ancien ministre également, et quelques représentants de l’Unja dans ses deux tendances, et de l’Unea, venus commémorer, à l’appel de l’association Machaâl Echahid, le trentième anniversaire de la mort du président Boumediene et le 51e anniversaire de la mort de Abane Ramdane, le Jean Moulin algérien, principal architecte de la révolution. Aucun représentant de l’État algérien, pas même un ministre, n’a pointé du nez. “Peut-être que la presse ne parle pas. Les partis politiques ont failli à leur devoir d’éducation de la population et les organisations de masse ont failli à leur devoir”, tente d’expliquer, dans un langage sorti tout droit des années soixante-dix, l’ex-ministre, Abdelhafid Amokrane.
Mais, c’est à l’État qu’il appartient le rôle d’enseigner l’histoire, fait-on observer à l’ex-ministre. “Ces organisations qui ont failli à leur rôle d’éducation, basée sur le vrai militantisme, auraient dû mobiliser leurs militants pour assister à ce genre de cérémonies”, dit-il avant de concéder que “l’État avait un rôle à jouer”.
Après le rituel du dépôt de gerbes de fleurs, un ami du défunt prend la parole pour louer les vertus de l’ex-président controversé. Une voix jaillit alors pour lui demander d’arrêter son discours et d’aller d’abord déposer une gerbe de fleurs sur la sépulture de Abane Ramdane. Tandis que Abdelhafid Amokrane, qui a connu le défunt tué par les siens au Maroc, rappelait, au pied de sa sépulture, que Abane avait donné “des perspectives politiques et militaires” à la révolution, Mme Anissa Boumediene, coiffée d’un foulard, les yeux couverts de lunettes noires, répondait, à quelques mètres de là, devant la tombe de son ex-époux, aux sollicitations, qui pour des photos souvenirs, qui pour une signature. Alors qu’on commençait à se disperser, Mahieddine Amimour arrive avec un léger retard et se prête volontiers aux photos souvenirs au pied de la tombe de Boumediene. On apprendra de la bouche de l’ex-ministre que si les ossements des défunts sont dirigés vers La Mecque, selon le rite musulman, tel n’est pas le cas de certaines… sépultures. Dans son compte rendu de la commémoration, l’agence officielle (APS) n’a même pas mentionné l’hommage rendu à Abane Ramdane.

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Ce que Bouteflika ne verra pas à Ghardaia

La wilaya de Ghardaïa s’apprête à accueillir le président Bouteflika pour une visite d’une journée consacrée essentiellement à la prise en charge des sinistrés des inondations d’octobre dernier.

Une visite au parfum de la campagne électorale, d’autant plus que les comités de soutien sont déjà présents en force à Ghardaïa pour “chauffer” les foules.
Trois mois après, le chef de l’État se déplace pour s’enquérir de l’état d’avancement du plan d’urgence décidé en faveur des sinistrés de la wilaya. Son gouvernement, à commencer par Ahmed Ouyahia, avait fait le déplacement au lendemain des inondations et une série de promesses avait été faite pour la prise en charge des sinistrés, notamment celle de loger tout le monde dans des chalets avant la fin de l’année en cours. Une promesse qui ne sera pas tenue, malgré tous les efforts et toutes les exagérations. Donc, Bouteflika aura juste à inaugurer des chalets “témoins”, bien en vue, mais derrière cette façade, c’est une toute autre histoire.
Pour vérifier sur le terrain la prise en charge des sinistrés, nous avons fait le déplacement à El-Ghaba (l’oasis) de Boulila, qui a connu les pires inondations de son histoire. Dans cette oasis où les habitations disputent la place aux palmiers et aux rives de l’oued, l’eau avait atteint 12 mètres de hauteur lors des inondations. Sur place, les traces du drame restent intactes.
“Regardez, on dirait qu’on a été bombardé par une bombe atomique”, nous lance un des sinistrés, en nous montrant les maisons détruites par la furie des eaux.
Un autre sinistré nous montre les amas de sa maison. Il nous indique les poteaux qu’il venait juste de repeindre. Sa femme attendait un bébé. Elle accouchera par la suite, dans le centre de transit. “Je ne peux même pas récupérer mes objets personnels”, se lamente-t-il. Mais pour lui, comme pour bon nombre de rescapés, “il est hors de question que je reconstruise dans cet endroit. Même si on me donnait un milliard, je ne revivrais plus ici”.
Un sentiment que ne partagent pas tous les habitants de la vallée du M’zab pour qui les oasis constituent une partie de leur vie. Propriétaires ou locataires, ils affirment que la crise du logement, le chômage et la pauvreté sont les causes de l’urbanisation sauvage de l’oasis. Pourtant, font-ils remarquer, la colline de Boulila, surplombant l’oasis, pourrait très bien servir à la construction d’une nouvelle ville, conformément aux traditions et à l’architecture de la région. Mais cela reste un vœu pieux pour le moment.
Au centre de transit des sinistrés, situé dans une école coranique privée, 31 familles continuent à survivre dans des conditions lamentables. Au départ, il y avait 181 familles qui y habitaient. Mais, au fil des jours, beaucoup de familles ont préféré bénéficier de l’aide à la location (12 000 DA par mois), alors que d’autres ont été prises en charge par leurs proches. C’est que la vie dans ce centre est comparée par les locataires à  “Guantanamo”. Un pensionnaire jure qu’il était “mieux traité en prison qu’ici”. Les termes paraissent forts, mais les complaintes des sinistrés ne laissent pas indifférents. “Nous sommes abandonnés. Nous recevons des kits d’alimentation vraiment pauvres. Nous ne disposons pas de chauffage et supportons très mal le froid sibérien, notamment la nuit”.
Les sinistrés ont fait une grève de la faim de trois jours et ont été hospitalisés, pour attirer l’attention des responsables locaux. Mais rien n’est venu apaiser leurs souffrances. Même pas un geste à l’occasion de l’Aïd el-Adha où ils se sont partagé un mouton, à 31 familles, offert par un mécène. Les responsables locaux avaient, pourtant, demandé les tailles et les pointures des enfants. “Nous avons reçu des chewing-gums, en guise de cadeau, dans le kit alimentaire”.
Leur déception est d’autant plus grande qu’ils ont vu à la télévision des enfants présentés comme des sinistrés de Ghardaïa, en excursion à Alger. “Aucun des enfants sinistrés n’a bénéficié d’excursion ou d’une prise en charge psychologique. Ce sont des enfants de nantis qu’on a montrés à la télévision.”
Les sinistrés de Boulila ne savent plus à quel saint se vouer. Ils ont été convoqués, la semaine dernière, pour une éventuelle opération de relogement dans les chalets. Ils ont vite déchanté. “Nous n’avons aucune idée où et quand nous serons relogés”, affirment-ils.
En plus, les chalets édifiés à une vingtaine de kilomètres du centre-ville ne constituent pas la solution idoine pour bon nombre de sinistrés. “Je préfère louer pour une année plutôt que d’aller dans un chalet qui a coûté 300 millions et qui ne dispose d’aucune commodité”, nous affirme un père famille qui jure qu’il a tout perdu, “je n’ai plus rien. Ni mobilier, ni cuisinière, ni literie. Pire encore, j’ai perdu mon emploi. Avec quoi je vais meubler ce chalet ?”.
Les sinistrés s’en prennent aux agents du CTC qui auraient sous-estimé les risques, notamment dans l’oasis de Boulila, alors qu’ils ont surévalué ces risques dans d’autres régions, notamment au centre-ville de Ghardaïa. Preuves à l’appui, ils nous montrent des maisons tombées en ruine, classées orange 4, d’autres inutilisables ou inaccessibles, classées vert 1. Ils nous montrent surtout des maisons qui se sont effondrées, deux mois après les inondations. Construites, pour la plupart en toub, et une fois séchées, elles se sont effondrées comme un château de sable. Notre périple dans les dédales de l’oasis nous a permis de constater que toutes les constructions s’y trouvant devraient être démolies.
Pour le moment, c’est la désolation qui s’y est installée, et pour longtemps. Mais c’est surtout la peur de voir leurs enfants surpris par des effondrements, inévitables, des maisons étant encore gorgées d’eau.
Pour eux, le budget dégagé pour prendre en charge cette catastrophe naturelle n’a servi qu’à ravaler les façades.
La visite du président Bouteflika ? Ils en ont entendu parler grâce à “radio trottoir”. Ils n’auront pas la chance de dire au président “nous avons faim. Nous mourons de froid”.

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Bouteflika, seul au milieu de ses organisations budjetivores

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27 décembre 2008

Adresse et maladresse d'Ouyahia

imagesEn s'adressant la semaine écoulée au députés puis aux sénateurs, le premier ministre Ahmed ouyahia a tiré la sonnette d'alarme sur la catastrophe économique et sociale à venir si l'Algérie ne se secoue pas de sitôt pour préparer l'après pétrole. La prise de conscience par le gouvernement de la fragilité économique et de la vulnérabilité du pays est tout à fait salutaire et jusqu'à une certaine limite saluée. Pour ce faire, Ouyahia appelle du pied à retrousser les manches et à travailler davantage et ne pas se laisser bercer par les chants de sirènes du fénéantisme.

En s'adressant au peuple via les députés et les sénateurs, Ouyahia se trompe de canal de communication car ses vis à vis de circonstance ont, depuis le hold up électoral, levé l'ancre pour aller s'amarrer aux mangeoires de la rente.

Si le souci de Ouyahia est le maintien à flots de l'Algérie sinon son envol vers des cieux plus radieux, son adresse doit être aiguillée vers son staff dirigeant et son armée de conseillers.

L'après pétrole se bâtit sur la base d'une nouvelle politique énergétique dirigée essentiellement pour ce qui nous concerne vers le solaire ( est il nécessaire de rappeler que 1 % de l'énergie qui se perd au sahara peut fournir la totalité des besoins électriques de l'union européenne ?). Les avancées enregistrées en la matière par nos voisins marocains suffisent à couvrir de honte nos dirigeants jusqu'à l'éternité.

En sermonnant les maires et tout le collèges des mal élus, Ouyahia qui a fait le bon diagnostic se trompe encore une fois de diète. Combler des nids de poule dans les ruelle d'Oran ou de Bouira ne fera pas pousser des ailes à ce bel oiseau qu'est l'Algérie clouée au sol par les vautours du système.

Le décollage économique passe par :

- la dotation de la politique anti- corruption d'un dispositif efficace qui ne fera pas l'impasse sur l'indépendance de la justice. Le pays continue de traîner dans le carré des pays les plus corrompus au monde.

- La modernisation du système bancaire laissé par le gouvernement à l'état archaïque car il sert mieux les intérêts des copains et des coquins.

- le sauvetage des entreprises en difficulté par l'injection d'aides financières conséquentes. Les pays libéraux jugés par nos décideurs comme modèles ne font pas moins.

- élargir les espaces de libertés et arrêter la chasse aux sorcières qui frappe les cadres nationaux. Le traumatisme provoqué par l'arrestation des cadres sur ordre de Ouyahia lors de sa première mission gouvernementale en tant que chef de gouvernement a laissé des séquelles indélébiles.

Cette liste non exhaustive de rappels n'est pas des prérogatives d'un maire ou d'un élu local, elle est du ressors de Ouyahia et compagnie sauf si ce dernier, en lançant son appel pathétique au travail en l'agrémentant d'une bonne nouvelle d'augmentation de salaire des élus locaux, entend le rappel des troupes pour l'orchestration d'une nouvelle mascarade électorale qui se profile à l'horizon.

Autrement dit, Ahmed Ouyahia, à defaut de trouver des opporunités de travail aux algériens, il appelle l'armée des fraudeurs à retrousser les manches pour mieux detrousser ce qui reste de richesses.

Moussa Tertag

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25 décembre 2008

Un inventeur attend un certificat d’activité

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L’inventeur Lefkir Mustapha, qui a mis au point un produit empêchant la réapparition du poil, attend depuis plus d’une année de bénéficier d’une aide de la Caisse nationale d’assurance chômage (CNAC), consacrée par le décret présidentiel du 30 décembre 2003, afin de lancer une activité de fabrication d’huiles essentielles de parfumerie et de cosmétiques.

Une activité qu’il ne peut entamer sans le certificat d’activité qui lui est exigé par le Comité de sélection et de validation (CSV) au ministère du Commerce qui, par la suite, lui délivrera l’attestation d’éligibilité au dispositif précité. M. Lefkir ne sait plus à quel saint se vouer. Pourtant, son invention a été validée par l’Institut national algérien de la propriété intellectuelle, dont la décision a été signée en août 2008 par le directeur général de l’INAPI. « Mon produit a été soumis à des analyses dans un laboratoire privé et à l’institut Pasteur d’Alger, lesquels l’ont jugé satisfaisant sur tous les plans et conforme aux normes et aux tests réglementaires quant à la toxicité. » M. Lefkir s’interroge sur le pourquoi du gel de son dossier.

En réponse à une correspondance du président de la Caisse nationale d’assurance chômage de la wilaya d’Alger au sujet de M. Lefkir, le directeur de la concurrence et des prix au ministère du Commerce signale que « tout produit cosmétique et d’hygiène corporelle est soumis à une déclaration préalable conformément au décret exécutif n 97/37 du 14 janvier 1997 définissant les conditions et les modalités de fabrication, de conditionnement, d’importation et de commercialisation sur le marché national des produits cosmétiques et d’hygiène corporelle. A cet effet l’intéressé doit constituer un dossier technique et se présenter à nos services pour de plus amples informations ».

Toutes les démarches de M. Lefkir sont restées lettre morte. « Mon invention intéresse déjà des sociétés étrangères avec lesquelles je suis en négociation, dont une entreprise anglaise, mais je ne comprends pas pourquoi dans mon pays je n’arrive pas à lancer mon activité, alors que je verse chaque années les taxes de dépôt à l’INAPI. Ce produit constitué de composant naturels, dont l’huile de cade, empêche la réapparition des poils. Il permet une limitation sur une durée très longue qui dépasse la durée proposée par les autres produits et ce, sans entraîner des réactions cutanées », nous dira-t-il dans l’espoir de voir un jour son produit commercialisé en Algérie.

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24 décembre 2008

Appel du Mouvement démocratique, social et laïque

Les Cahiers Algériens , étant une tribune libre et au service de l'information et une voix de plus pour tout ce qui renforce le combat pour les libertés et la pluralité en Algérie, nous reproduisons ici dans son integralité , l'appel lancé par le mouvement démocratique ,social et laïque. En voici le contenu :

Le Mouvement démocratique, social et laïque (MDSL) a été créé le 1er novembre 2008 pour organiser une réflexion collective autour des difficultés sans précédent que traverse le pays et élaborer une stratégie de lutte de sortie de crise.

Le MDSL combat résolument le système rentier qui appauvrit le pays et hypothèque son avenir, ainsi que l'islamisme politique fossoyeur des libertés. Le MDSL veut passer à un niveau supérieur de son développement et peser plus fortement dans le sens du progrès et du bien-être du peuple algérien.

- Notre objectif numéro un est d’ouvrir la voie à une ère de paix durable en garantissant la sécurité du citoyen par la lutte inflexible contre le terrorisme islamiste et la reconstruction progressive de l’Etat et la consolidation de ses institutions.

- Notre ambition est de refonder et de reconstruire un pays que le système islamo-conservateur en vigueur a ruiné par la corruption, les archaïsmes d’un autre âge, la concussion et un trabendisme ravageur élevé au rang de culture.

- Notre volonté est de faire de l’Algérie une République laïque, fondée sur l’égalité de tous ses citoyens, notamment celle qui doit enfin prévaloir entre les femmes et les hommes, ouverte aux valeurs universelles de liberté et d’humanisme, fière de son histoire millénaire, respectueuse de son patrimoine arabo-berbère, de sa diversité et de ses richesses culturelles et linguistiques, enfin une République où l’exercice de toutes les libertés est effectivement garanti par la loi et les faits .

- Notre vœu essentiel aussi est de construire un système socioéconomique productif favorisant l'accumulation nationale et garantissant la satisfaction des besoins sociaux fondamentaux du citoyen.

Pour atteindre ces objectifs le MDSL appelle les forces du travail, de la production, les intellectuels, les cadres des secteurs d'Etat et du privé, les enseignants, les étudiants, les femmes, les jeunes, toutes et tous les patriotes à renforcer les rangs de ce nouveau mouvement pour en faire une force de proposition et de changement capable du renouveau Pour mieux connaître le Mouvement démocratique social et laïque, les membres fondateurs du mouvement vous invitent à une conférence-débat qui se tiendra le jeudi 25 décembre 2008 à 14 heures, au 67 boulevard Krim-Belkacem (Telemly) Alger. Une campagne d’adhésion et de soutien est ouverte aussi en direction de toutes et de tous pour rejoindre le MDSL et participer avec lui au combat pour une République démocratique, sociale et laïque, et contribuer au vaste chantier de reconstruction du pays. Afin de pouvoir vous contacter et vous transmettre toutes les informations concernant le MDSL, nous souhaiterions dans la mesure du possible, recevoir vos coordonnées (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, mail). Vous pouvez nous les transmettre par la voie que vous jugerez la plus appropriée.

Voici nos coordonnées :

Comité national de préparation des assises du MDSL 8 rue, des frères Adder Alger (ex-siège du PAGS, Ben-M’hidi).

Téléphone : 07-94-69-19-66

Mail: mdshachemi@yahoo.fr

Site : http://mdls.fr.gd/

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