27 octobre 2008
l'Assassin de Matoub Lounes parle
Le journal arabophone algérien "Ennahar" a publié aujourd'hui, le 27 octobre 2008 les révélations d'un terroriste repenti répondant aux initiales H.B sur les circonstances de l'assassinat du chanteur Kabyle Matoub Lounes.
Ainsi, le dénomé H.B , qui s'est rendu le mois de mai 2004 aux services de sécurité par l'entremise d'un autre repenti originaire de Draa Ben Khedda, révéle que l'assassinat de Matoub Lounes était l'oeuvre de phalange Ennour qui active sur un périmetre qui s'etend ddu mont Sidi Ali Bounab jusqu'aux confins de Boughni. La décision et le plan de l'élimination de Matoub a été prise lors d'une réunion tenue par huit membres de cette phalange le 24 juin aux abords d'un oued traversant la région de Beni Allis dans la commune de Beni douala. Etant présents à cette réunion maccabre l'auteur de ces révélations,qui activait dans la région de Sidi Ali Bounab, Abdelaziz Abou El Faisal, Emir de la phalange originaire des Eucalyptus, l'émir de la sariat de Délys dénomé Abdellah, le conseiller militaire de la phalange dénomé Salim, de son vrai nom Zermout Mohamed qui est originaire d'Afir à Delys, M. Abdennacer, du village de Boumhala, commune de Sidi Naamane, Kiche Fateh, alias Abou Doudjana, originaire de Lakhdaria, et Kamel Bachatène, originaire de la ville de Tizi Ouzou.
Selon les déclarations de H.B qui refuse de révéler son identité de peur de représailles, les griefs retenus contre Matoub Lounes sont le non respect de l'engagement du chanteur de remettre un message du groupe aux chaines de télévisions occidentales pris lors de sa capture en 1994; le non respect de la religion musulmane et la thématique de son répertoire, souvent attentatoire à l'islam et au prophète, selon H.B.
D'après les declarations de H.B, le groupe sanguinaire s'est dirigé le soir même après la fin de la réunion à Thala Bounane où il ont tendu leur embuscade meurtrière. Pour ce faire, ils se sont postés tous du coté où devrait en principe se situer le chanteur à l'exeption de Mustapha Baghlia qui était posté 100 mètres plus en avant pour donner le signal de l'arrivée du véhicule du chanteur.
Selon H.B, la vie sauve de Nadia Matoub et de ses deux soeurs n'est dûe qu'au miracle et au fait que les assaillant ne se sont concentrés que sur la cible principale à savoir Matoub Lounes. A la fin de l'opération, les terroristes se sont emparés des armes de la victime constitués d'une kalachnikov et PA 9mm de marque Tokarev, et se sont repliés dans le maquis.
Autre révélation de taille, la mise à exécution du plan a été précédée d'un travail de renseignemnt et de filature de près de deux semaines opéré par les dénomés Madjnoune Malek et Chanoui Mahieddine, aujourd'hui en prison et présentés par le pouvoir comme principaux accusés du drame.
Allant plus loin dans le récit, le terroriste repenti, aujourd'hui libre comme le vent, affirme que la kalachnikov de Matoub Lounes lui a été offerte trois mois plus tard par salim, le conseiller militaire, et qu'il l'a portée comme trophée six ans durant avant de la rendre à la BMPJ de TiziOuzou le jour de sa réddition en mai 2004. Quand au Pistolet Automatique, il a été récupéré sur Mehieddine Azeddine, neutralisé lors d'une opération militaire en 1999 tout prés du pont de Bougie.
Les autres membres du groupe ont tous été mis hors étatde nuire.
Ces nouvelles révélations ajouteront sans aucun doute de l'eau au moulin déja bien inondé de l'affaire matoub Lounes, et souleveront à coup sûr un tollé général ur le fait de laisser libre un témoin clé et un acteur principal dans l'affaire et qui a l'audace de le raconter comme un haut fait de guerre. Etrange pays où l'affaire prend des aspects tentaculaires malgré l'engagement sur l'honneur pris publiquement et sollenélement par le chef de l'Etat de veiller personnellement à son éclaircissement.
Moussa Tertag
26 octobre 2008
Pourquoi on brûle en Algérie ?
Depuis l'indépendance, et au fil du temps, l'algérie s'est forgée une vocation: celle de brûler. Ainsi, on risque pas de trouver un algérien qui ne tente pas de brûler quelque chose.
Les automobilistes brûlent les feux rouges comme ci ces derniers ne sont là que pour le décor.les piétons font comme ci ces sikhouettes qui vassillent entre le vert et le rouge ne sont que pour amuser les enfants qui traversent la route pour aller à l'école.
Sur nos côtes, un autre genre de brûleurs restent à la sonde du moindre relâchement de vigilence des gardes - côtes pour brûler la frontière du pays qui ne cesse de prendre feu.
Dans les cités, des jeunes qui n'ont pas les moyens de traverser la mer au péril de leur vie, passent leur temps à brûler des joints en attendant qu'une occasion se présente pour brûler des pneus en guise de colère contre ceux qui passent leur temps à brûler le petrole de la communauté, à coups de paris et flots de vin, dans les casinos de Monté Carlo et autres dancings de l'exagone.
Entre temps, nos décideurs brûlent les livres susceptibles d'apporter un peu d'eau au pays en feu : En s'adonnant eux aussi à cette pratique nationale d'allumage, nos décideurs font dans le " macro - brûlage " car il brule l'algérie d'aujourd'hui, celle d'hier et de demain.
Question : quel différence entre ceux qui brulent le pneu; le joint, la frontière et le feu rouge, et ceux qui brulent les livres ?
Réponse: les premiers le font contraints et forcés et pour se soustraire au mal qui ronge l'Algérie ; les seconds le font avec zèle et volonté pour se distraire .
Moussa Tertag
21 octobre 2008
Benchicou, histoire d'un homme libre contre la mafia
Mohamed Benchicou , directeur du Matin et ex-détenu de l'arbitraire du système liberticide algérien vient de recevoir encore une fois un coup de marteau sur la tête. En effet, une escouade de policiers instruits de "très haut" a intimé l'ordre à la directrice de l'édition Mauguin de Blida de sursoir à l'impression du livre "Journal d'un homme libre" ecrit justement par Mohamed Benchicou.
Le fait d'empêcher le lectorat algérien de lire une plume libre n'est pas un fait hors du commun, le système algérien fondé sur une légétimité historique douteuse et une exclusion programmée de la classe intellectuelle n'est pas à sa première allumette dans le domaine. Les mongoles des temps modernes en ont l'habitude. Toutefois, cette fois ci, et c'est une première dans l'histoire de la censure, le détonateur a été actionné avant l'heure. Sans même le lire, les maitres des lieux en ont prononcé la mise à l'âtre. Et pour mieux marquer le fait, la faune d'en haut n'a pas trouver mieux que de pousser le pauvre Amine Zaoui, directeur de la BN et jusque là intellectuel d'une probité irreprochable, à jouer le tailleur de costumes immaculés.Le pauvre Zaoui, intellectuellement non préparé à cet opéra cynique, ne trouve pas mieux que de soulever une énigmatique erreur de code (sic).
En procédant ainsi, les tenants du système moribond délivre des signes révélateurs. Primo : La censure d'un livre avant parution prouve que c'est la signature qui est visée. Cet acharnement contre Benchicou prouve l'etroitesse d'esprit de nos décideurs et le caractère mafieux de leur mode de gouvernance. Secondo : En s'attaquant à une plume libre qui risque de casser l'unanimisme ambiant, les fossoyeurs du projet d'une algérie libre et démocratique se révélent paniqués et sur le doute quant à l'aboutissement du projet sordide de maintenir un homme au commandes alors qu'il est à la limite de ses capacités physiques et politiques. Tersio : En tuant une parole dans l'oeuf, les censeurs nous donnent la preuve irréfutable que ce ne sont pas seulement les integristes analphabètes, incapables de déchiffrer un mots des "Vigiles", qui peuvent tuer des intellectuels pour leurs ecrits.
10 octobre 2008
nrjdirect
06 octobre 2008
Famille qui avance, dans quel puits es-tu ?
05 Octobre 2008.Encor
e une fois, la journée-symbole est mise de coté dans l'agenda historique de l'Algérie d'aujourd'hui. Hormis la salutaire manifestation du RAJ et les unes de journaux, rien en Algérie ne semble indiquer qu'un certain 05 octobre 88 , un tournant historique a été marqué dans la longue marche du pays.Le désinterressement national à l'égard de cette événement national ne nous empêche pas de faire ce constat amer : l'Algérie recule et se réinstalle dans la position d'avant octobre 88.
Les tragiques événements d'octobre, spontanés ou provoqués, sensés faire écrouler le système n'ont, au bout de course, fait que ravaler la façade: le mode de gestion politique n'a pas opéré sa mue; Le cabinet noir n'a pas coupé ses lignes, la censure sévit toujours et la police politique exhibe, à chaque occasion, son colt et ses rangers. La faute ne vient sûrement pas de ces "gamins" qui ont pourtant bien visé. La faute incombe à tous ces acteurs politiques qui se sont trompés de cible à chaque séance de tir qui s'offre à eux. La famille qui avançait recule en matière d'acquis et perd de plus en plus ses forces de mobilisation. De force de proposition, elle devient une masse inerte qui s'installe dans cette salle équipée de tout et pour tout que d'un fax servant de diffuseurs de tracts occasionnels que personne ne lit de nos jours, et dans la quelle ils se complaisent toute honte bue.
La démocratie et la nouvelle république ne se bâtissent qu'en creusant leurs fouilles dans les rues et les places publiques; ils ne se concrétisent qu'on se réappropréant, pacifiquement biensur, ses hauts lieux de luttes et d'émancipation. La liberté d'un peuple ne se mesure qu'au degré de fréquence des pavésde ses villes.
L'heure est grave. Au jour d'aujourd'hui, des femmes sont poursuivies rien que pour avoir mis un évangile dans un sac, noir et opaque; des jeunes ne sont emprisonnés que pour avoir mangé , pourtant discrétement, un bout de pain au bord d'un ravin situé au bout d'une ville situé au bout de la civilisation, un jour de ramadan.et à ce rythme, demain nous serons tous poursuivis pour manque de signe de prosternation sur nos fronts.Rien n'est fiction, tout est possible grâce à ce lâchage général et national de l'idéal rendu un moment possible par les événements d'octobre 88.
Moussa TERTAG
















