Cahiers algériens

Une analyse libre, indépendante , objective et non complaisante, par l'ecrit et la caricature, de l'actualité nationale algérienne

29 juin 2009

L'URGENCE DE L'AMNISTIE GENERALE, Pourquoi ?

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Peu l'avaient écouté à l'époque. « Dès sa réélection en 2009, Bouteflika prononcera une amnistie générale et permettra au FIS de retourner sur la scène politique ; oui, le champ sera rouvert aux enfants du Front dans le cadre d’un parti politique », avait déjà révélé, en décembre 2007, Ahmed Benaïcha, l’ancien émir de la branche armée du FIS, dans les colonnes du journal arabophone El Bilad.
L’ancien chef terroriste reconnaît l’existence d’un projet politique clairement défini: « Il y a en ce moment plusieurs initiatives pour donner corps à cette solution politique qui va faire l’objet d’un consensus entre les nationalistes et les islamistes. »
Cette solution politique, Benaïcha l’appelle « solution finale », celle qui solderait le contentieux de 1992 né de l’annulation des législatives remportées par les islamistes et de la dissolution du FIS. Elle prévoit une réhabilitation totale et publique du parti dissous.
«Les chefs des deux autres partis de l’alliance présidentielle, le RND et le MSP, ne s’empressent pas de soutenir Bouteflika pour un troisième mandat, parce qu’ils ont eu vent de "la solution finale" préconisée par le président et promise au chef de l’AIS. Ils savent que le retour du FIS dissous sur la scène politique signifie la fin de leur légitimité en tant que représentants du peuple.»
Comment ne pas le croire ?
Said Bouteflika règnerait alors sur un pays où les islamistes n'auraient plus aucune raison de prendre les armes.
D'où l'urgence de l'amnistie générale !
C'est un projet cher à Bouteflika.
Dans son livre La force qui nous manque    , la juge franco-norvégienne Eva Joly,  raconte comment Bouteflika  l’a sollicitée dès le printemps de l’année 2005 «  Il a besoin de s'épancher. À un moment, il s'approche, pose sa main sur moi et me dit :”Eva, c'est terrible ce que vit mon pays. J'ai lu vos livres, j'entends ce que vous dites. Mais si j'exécute les islamistes, si je fais arrêter les militaires, les tueries vont reprendre, j'ai peur de ne pas y arriver…Je voudrais faire une grande loi d'amnistie”.
Il avait déjà essayé de réhabiliter le FIS dans la précipitation, sans que le rapport de forces politique ne le permette.
Cela s'était solldé par une lamentable pitrerie.
Nous étions à la fin du mois d’août 2007 et le chef de l’ État venait, en cavalier seul, de donner un brusque coup d’accélérateur au pacte avec les intégristes : il accorda aux anciens  du FIS, dissous et à ceux de l’Armée islamique du salut (AIS), le droit de revenir à la politique, contredisant ainsi les lois du pays.  Les chefs de l’AIS se sont engagés, en effet, à « persuader » leurs amis terroristes encore actifs d’abandonner les maquis. Dès juillet, ils font parvenir, au nom du président Bouteflika, un « message  de paix » aux émirs du GSPC.
En contrepartie d’une si louable prestation, les dirigeants intégristes recevraient carte blanche pour créer un « nouveau FIS. »
Mais, une grande partie de la hiérarchie militaire désapprouvait cette transaction machiavélique, funeste pour le pays, aventureuse pour eux.
Alors, avec une ruse de diablotin, et comme pour rendre irréversible le pacte avec Bouteflika, Madani Mezrag le rend public le surlendemain 16 août, en conférence de presse, et annonce la création prochaine d’une nouvelle formation politique qui succéderait au FIS. « Des droits politiques et civils nous ont été accordés dans le cadre de l’amnistie, et notamment la participation aux élections, et ces droits inquiètent déjà certaines personnes influentes au pouvoir, qui cherchent à nous barrer la route. Nous concrétiserons ce projet s’il le faut sans l’approbation du ministre de l’Intérieur  », ajoute-t-il, laissant entendre l’appui direct de Bouteflika.
C’est là qu’entre en scène l’auguste baladin qui va redonner son lustre au vaudeville : Zerhouni.
Instruit par Bouteflika, il se résigna à confirmer, le 2 septembre, les propos de Mezrag : « Les activistes de l’Armée islamique du salut dissoute, qui ont fait part de leur intention de revenir à l’activité politique dans un nouveau parti, peuvent présenter leurs dossiers ! » 
Bien que rien ne surprenait plus de la part d’un personnage aussi lourdaud, les propos du Zerhouni jetèrent le trouble au sein de l’opinion.
Ils sont, en revanche, chaudement accueillis par les dirigeants du parti dissous. « Zerhounir a agi en tant qu’homme d’État qui respecte la loi et la Constitution ainsi que le droit des citoyens à s’organiser dans un cadre légal » déclare aussitôt Madani Mezrag à El Khabar. 
À quelle heure de la nuit les « parrains d’en face » ont-ils fait à Zerhouni « une proposition qu’il ne pouvait pas refuser » ?
Le mardi 4 septembre,  fidèle à sa renommée, le ministre se rétracte à partir de Jijel, déclarant devant des journalistes ébaubis : « Tout retour des responsables du parti dissous sur la scène politique est exclu. Ceux qui évoquent aujourd'hui le retour des anciens responsables du FIS à l'activité politique semblent oublier que la plaie du terrorisme est encore ouverte » 
La pirouette fit rire tout Alger.
Mais en 2009, on ne rit plus ! Bouteflika aura "domestiqué" le clan des généraux et il lui faut, au plus vite, signer l'armistice avec les islamistes en capitulant sur le point central : la réhabilitation politique. Le retour à décembre 1991 !
Sans l'amnistie, point de réhabilitation politique pour les islamistes. Et sans réhabilitation politique, pas de "paix" pour le règne bouteflikiste.
C'est le second chantier de Bouteflika avant 2011 : l'amnistie !
Avant 2011, si Dieu lui prête vie...

Source : le matin

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ZERHOUNI, A LA TÊTE DE TOUFIK ?

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Cela fait dix ans que Bouteflika rêve de "casser" les services de sécurité puis les avaler en les plaçant définitivement sous la coupe d'un homme de la "famille" bouteflikienne. En 1999 déjà, il avait échoué à installer Yazid Zerhouni à la Défense. Puis il avait échoué à placer ses hommes en succession de Smail Lamari. Mais l'obsession est restée vivace : contrairement à ses homologues dictateurs des autres joumloukias, contrairement à Saddam Hussein,  Khadafi, Hafedh El-Assad ou Ben Ali, il ne dispose pas de la réalité du pouvoir. Or, le temps presse. Bouteflika a peur de mourir avant d'avoir dégagé la route au " Bouteflikisme"...Il compte certes des succès sur ce chantier, puisqu'il a pu remplacer la génération des généraux «janviéristes» par de nouveaux chefs militaires "apolitiques",  mélanger les prérogatives entre responsables du ministère de la Défense nationale de manière que leurs influences s'annulent réciproquement et procéder au découplage entre les services de renseignement et les forces armées.
Mais cela ne suffit pas !
Il faut maintenant mettre sous la coupe, les services de sécurité de Toufik.
C'est la tâche prioritaire du président. 
«A partir d'aujourd'hui, je ne recevrais plus personne, à part Zerhouni,» aurait lancé le président à son exécutif. Pourquoi Nouredine Yazid Zerhouni en particulier ? «Parce que l'un des changements que veut opérer le président est la création d'un grand ministère de la sécurité de l'Etat qui regrouperait la police, la gendarmerie et les services de renseignements et que Zerhouni superviserait» répond un responsable dans le Quotidien d'Oran. Les services de sécurité vont donc dépendre du ministère de l'Intérieur  !

C’est donc en son ministre de l’Intérieur que le chef de l’Etat place sa plus grande confiance. La relation entre le Président et Noureddine Yazid Zerhouni est la plus ancienne et la plus forte parmi toutes celles que Bouteflika a tissées autour de lui, avant même l’indépendance du pays , disent les proches.
Ainsi se réaliserait l'hégémonie du "bouteflikisme" puisque  le chef de l’Etat avait pris, entre autres précautions, de mettre « entre de bonnes mains » les portefeuilles stratégiques comme le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, ainsi que l’Energie et les Mines.
Finie, le double centre de décision ! " Un super ministère de la sécurité de l'Etat, s'il arrive à être retenu, supposerait, en évidence, selon nos sources, une redéfinition des structures et des missions des services de sécurité, tout corps confondu, et une révision de l'approche sécuritaire qui se ferait en conformité des exigences d'une réconciliation nationale approfondie comme la veut Bouteflika", précise le QO qui souligne que cette idée de changement aurait provoqué de profonds remous au sein des institutions concernées. L'on parle même d'une réunion de leurs «chefs» respectifs pour dit-on «faire savoir au président qu'il serait préférable de ne pas le faire aussi rapidement.»
Voilà pourquoi le président de la République consacrerait une grande partie de son troisième quinquennat à la restructuration des services de sécurité, tous secteurs confondus en Algérie.

Source : le matin

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LE PLAN DE BOUTEFLIKA

Tout n'est pas faux dans les rumeurs qui circulent : le président Abdelaziz Bouteflika veut régner sur l'Algérie même après sa mort ! Cela peut paraître incroyable, mais c'est ainsi que fonctionnent les créatures du despotisme arabe : elles considèrent le pouvoir comme un butin de guerre acquis à jamais, incessible même après la mort, transmissible aux seuls membres de la "famille" qui seront chargés d'immortaliser la dynastie pour les décennies à venir. La dynastie, ses idées, son prestige et son chef !
Il y a eu le nassérisme, l'assadisme, la khadafisme... Il y aura le bouteflikisme !
Bouteflika tient en otage un pays, maquillé en fausse république, et ne compte pas le lâcher.
Comme les créatures du despotisme arabe, il voit grand et veut aller vite en besogne pour inscrire son nom dans l’Histoire.
Sa stratégie pour installer puis pérenniser le bouteflikisme, ne repose pas seulement sur la succession à son frère Said. Ce point est indiscutable. Abdelaziz Bouteflika veut surtout laisser à Said et à "la famille" les garanties d'un exercice tranquille du pouvoir total et hégémonique.
Laisser à Said et à "la famille" les garanties d'un exercice tranquille du pouvoir total et hégémonique suppose débarasser de leur chemin la double rivalité qui pourrait les menacer :
- La rivalité du clan d'en face, c'est à dire cette grande tribu qu'on appelle les décideurs (hiérarchie militaire mais surtout services de renseignements...)
- La rivalité intégriste et terroriste
Le plan de Bouteflika consiste en deux grandes idées :
Primo :  "casser" les services de sécurité puis les avaler en les plaçant définitivement sous la coupe d'un homme de la "famille" bouteflikienne : Yazid Zerhouni. C'est une vieille obsession de Bouteflika. Une obsession compréhensible : contrairement à ses homologues dictateurs des autres joumloukias, contrairement à Saddam Hussein,  Khadafi, Hafedh El-Assad ou Ben Ali, il ne dispose pas de la réalité du pouvoir. Sur ce chantier, Bouteflika a déjà bien avancé. Pour museler la tribu, s’affranchir de sa tutelle et s’assurer un pouvoir à vie, il a soigneusement démembré la tribu. En trois temps. D’abord en remplaçant la génération des généraux «janviéristes» par de nouveaux chefs militaires que nous pourrions appeler des «guerriers professionnels», éliminant ainsi toute source possible de contestation de sa démarche à partir des forces armées. Ensuite, en mélangeant les prérogatives entre responsables du ministère de la Défense nationale de manière que leurs influences s'annulent réciproquement. Enfin, en procédant au découplage entre les services de renseignement et les forces armées. Maintenant, c'est l'estocade !
Deuxio : signer l'armistice avec les islamistes en capitulant sur le point central : la réhabilitation politique !
Le retour à décembre 1991 !
C'est le but du second chantier de Bouteflika avant 2011 : l'amnistie !
Sans l'amnistie, point de réhabilitation politique pour les islamistes. Et sans réhabilitation politique, pas de "paix" pour le règne bouteflikiste.
« Dès sa réélection en 2009, Kaiser Moulay prononcera une amnistie générale et permettra au FIS de retourner sur la scène politique ; oui, le champ sera rouvert aux enfants du Front dans le cadre d’un parti politique », avait déjà révélé, en décembre 2007, Ahmed Benaïcha, l’ancien émir de la branche armée du FIS, dans les colonnes du journal arabophone El Bilad.
L’ancien chef terroriste reconnaît l’existence d’un projet politique clairement défini: « Il y a en ce moment plusieurs initiatives pour donner corps à cette solution politique qui va faire l’objet d’un consensus entre les nationalistes et les islamistes. »
Cette solution politique, Benaïcha l’appelle « solution finale », celle qui solderait le contentieux de 1992 né de l’annulation des législatives remportées par les islamistes et de la dissolution du FIS. Elle prévoit une réhabilitation totale et publique du parti dissous et un progressif transfert de pouvoir.

Source : Le matin

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Le MDSL dit : Non l'outrage de la mémoire !

"Menasra, islamiste notoire de Hamas et ancien ministre de Bouteflika, ne cache pas que son objectif principal, est de restaurer l’Etat théocratique et ne s’embarrasse pas de désigner publiquement aux terroristes islamistes les prochaines cibles, les laïques notamment, qu’il qualifie de « traîtres  à la nation" dénonce le MDSL dans une déclaration de politique générale dont voici le texte intégral.
" Depuis deux décennies, l’Algérie est meurtrie par la perte cruelle de dizaines de milliers de victimes du terrorisme islamiste : policiers, gendarmes, militaires, de simples fonctionnaires ou citoyens. En témoigne le massacre à Timezrit (Boumerdes) du 3 juin, à l’encontre de correcteurs de l’Education Nationale et de leur escorte, où huit policiers et deux enseignants ont été sauvagement assassinés, celui du 18 juin, où 18 gendarmes officiellement ont été assassinés sur la route nationale n° 5 (Mansourah-Bordj-Bou-Arréridj), et celui du 22 juin, où 5 gardes communaux ont été massacrés dans la région de Siyar (Chechar-Khenchela). Ces actes terroristes démontrent une nouvelle fois l’inanité de la politique de « réconciliation nationale » prônée par le pouvoir et contrairement à ce que ressasse le chef du gouvernement depuis 1996, ces nouveaux carnages sont la preuve que l’islamisme n’a pas renoncé aux armes et que sa capacité de nuisance est loin d’être « résiduelle ». Pendant que la société compte ses morts, le gouvernement n’a pas la moindre émotion à l’égard des familles endeuillées ou fait dans l’omission. Le pouvoir n’hésite même plus à porter atteinte à la dignité de citoyens qui ont consenti par le passé d’immenses sacrifices pour libérer le pays et qui continuent aujourd’hui à le défendre au risque de leur vie contre les hordes islamistes comme Mohamed Gharbi, moudjahid et patriote, qu’une justice aux ordres, au déni du contexte politique, veut confondre de « criminel ». Une telle manœuvre déshonore l’Histoire de l’Algérie combattante et traduit un nouveau seuil dans la compromission avec l’islamisme  politique.
    Le MDSL s’incline devant la mémoire de toutes les victimes du terrorisme (forces de l’ordre, patriotes, militaires, gendarmes, citoyens), présente aux familles ses sincères condoléances et assure le patriote, Mohamed Gharbi de sa solidarité, la plus totale.
       Les islamistes ne frappent pas exclusivement au plan militaire. Confortés par le soutien du pouvoir ils sont très actifs au plan politique. Menasra, islamiste notoire de Hamas et ancien ministre de Bouteflika, ne cache pas que son objectif principal, est de restaurer l’Etat théocratique et ne s’embarrasse pas de désigner publiquement aux terroristes islamistes les prochaines cibles, les laïques notamment, qu’il qualifie de « traîtres  à la nation ». Les islamistes manoeuvrent avec leurs alliés du FLN, pour tenter d’arracher la promulgation d’une loi sur l’amnistie générale. Ils veulent profiter des largesses politiques du pouvoir pour offrir une tribune en Algérie à un des leaders les plus virulents du mouvement des frères musulmans, le tristement célèbre Tarik Ramadan. Ils exercent par ailleurs d’énormes pressions sur la société en lui imposant de nouveaux codes de conduite au nom de la morale islamiste: Ils poussent ainsi à la fermeture des bars-restaurants. On a même vu à l’université de Sétif qu’une étudiante s’est vue notifier une menace d’exclusion au motif qu’elle ne portait pas le voile le jour des examens.
Au plan international, l’ère d’Obama ne semble pas ouvrir de perspectives prometteuses quant à la résolution de la question du moyen-orient. Son soutien au gouvernement israélien en dépit de toutes les résolutions de l’ONU de 1948 à nos jours, qui reconnaissent pourtant la nécessité de deux états (Palestinien et Israélien) et la restitution des territoires occupés depuis 1967, reste entier. Le discours tenu au Caire par Obama, a été particulièrement rétrograde sur la question des femmes.
Les dernières manifestations de centaines de milliers de citoyens Iraniens au lendemain des « élections » présidentielles, revendiquent certes plus de démocratie, mais l’Etat Iranien gouverné par Ahmadinejad ou Moussavi, reste un Etat théocratique. La renaissance du peuple perse, qui aspire au changement, à la démocratie, et au modernisme n’est possible que dans le cadre d’un Etat républicain et laïque, seul garant des libertés fondamentales.
Pendant ce temps la situation sociale, économique et culturelle en Algérie ne cesse de se dégrader malgré les réserves importantes (150 milliards de dollars) dont dispose le pays. Il faut sortir de l’impasse de la crise, abolir les fondements sur lesquels s’arc-boute ce système et  s’inscrire dans une vision stratégique en pensant les questions fondamentales du développement. L’Algérie est orpheline d’un projet de société moderne apte à l’engager sur les rails du XXIe siècle et susceptible de l’arracher de l’ornière dans laquelle l’a clouée le système rentier. Autrement dit, seule la double rupture aussi bien par rapport au système rentier, maffieux et bureaucratique d’une part, et l’islamisme politique d’autre part, sera la clef du succès d’une telle démarche. Pour réaliser cette double rupture et atteindre ces objectifs patriotiques, le seul moyen est la mobilisation, la plus large des citoyens qui aspirent à la démocratie, à la liberté d’expression, à l’égalité et à l’universalité. A la veille du 5 juillet 2009, date du 47ème anniversaire de l’indépendance du pays,  le MDSL, appelle de nouveau les forces démocratiques à transcender leurs divergences, et à tout faire pour que le rassemblement puisse se réaliser dans toute sa diversité. Il n’est jamais trop tard de consacrer ses efforts pour atteindre  l’objectif d’une Algérie moderne républicaine démocratique et laïque. "
Alger le 27 juin 2009,
P/ le comité national de préparation des assises du MDSL.
Mail : mdshachemi@yahoo.fr

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27 juin 2009

PANAF 2009, tribune de propagande ou fuite en avant ?

imagesEn dehors des guerres dévastatrices, des coups d’états sanglants et des maladies ravageuses qui marquent l’Afrique, le continent noir est aussi un géniteur de grandes civilisations allant de celle de l’Arc, à celle des masques en passant par celle des lances. Les différentes civilisations africaines ont donné naissance à des cultures riches et diverses qu’on peut entrevoir à travers les différentes sculptures, toiles, danses rituelles, chants et poésies.

A l’occasion du festival panafricain qui se tiendra le mois de juillet prochain à Alger, les Algériens et le reste du monde, par médias interposés, découvriront les multiples facettes et les vastes richesses du continent. Les moyens mis en place par le gouvernement (plus de 80 millions d’euros) et la qualité des participants laissent espérer vivre un événement continental riche en couleurs.

Toutefois, l’interview accordée par la ministre de la culture, mercredi passé, au journal Liberté laisse suggérer que le pouvoir politique en place compte faire de cet événement culturel majeur une tribune de propagande pour se refaire une santé après le coup de putsch constitutionnel du 12 Novembre dernier et le hold-up  électoral du 7 avril qui a donné à Bouteflika le score brejnévien qu’on connait. La référence continue au président dans une sortie médiatique, sensée relever les atouts d’une telle manifestation, accentue l’appréhension d’une récupération à outrance de ce rendez – vous continental. Comme quoi, chez les bouteflikistes en manque de légitimité et de réalisations positives, tout est récupérable pour la bonne cause.

Si l’organisation d’un tel événement et sa réussite éventuelle mérite applaudissements et encouragements de la part de tous les citoyens à l’affut du moindre espace d’expression multiple et avides de connaitre la culture de leur continent, la manifestation ne doit servir de fard pour détourner les regards des échecs répétés de la politique culturelle dans notre pays.

Lorsque la ministre de la culture, Khalida Toumi, investit la manifestation continentale, quand bien même culturelle, de la mission de soustraire les algériens du dogme de la barbarie, elle se trompe de diagnostic et de moyens susceptibles de placer les Algériens dans l’universel. Inviter toute l’Afrique à Alger n’arrêtera pas l’érosion si le gouvernement continue sa politique dévastatrice d’arabisation de l’école, son penchant à fermer davantage les espaces de liberté et sa tendance à monopoliser l’action culturelle.

Sans une politique courageuse de réforme révolutionnaire du système éducatif qui va de pair avec une politique d’ouverture médiatique et éditoriale, l’Algérie ne produira, en bout de course, que des hommes qui n’ont d’yeux que pour les livres islamistes subversifs et des femmes qui ne courent que derrière des recettes de cuisine ( les différents salons du livre l’ont mainte fois démontré) . Les bonnes feuilles et les toiles peuvent moisir dans les dépôts des libraires et les galeries d’art.

Eviter aux algériens le glissement dangereux vers la barbarie passe par la fréquentation quotidienne d’une école moderne et un accès inconditionnel à des tribunes libres, affranchies du devoir d’allégeance aux maitres du moment.

La construction de l’esprit universel n’est pas une affaire d’un show médiatique mais le résultat d’un travail de fond, serein et sérieux.

Il ne sert à rien d’inviter des bambins à contempler des œuvres d’art si, dès le mois de septembre, on les force à laisser les yeux scotchés sur un tableau où les maîtres ne gribouillent que des cours à mille lieues de la modernité.

Ceci dit, j’invite les algériens à profiter quand même de ce PANAF 2009 pour se ressourcer et faire connaissance avec tout le géni africain. Car au rythme où va la décadence dans notre pays, même les oiseaux perdront, un jour,  le droit de chanter.

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20 juin 2009

Embuscade meurtrière de Bordj Bou Arréridj, l'édito de Liberté

Que peut-on encore discuter avec ceux qui restent dans les maquis ? Les terroristes qui peuvent se présenter, dorénavant, tachés de sang, ne peuvent prétendre à aucun statut. Aucun.

Ça n’en finira donc jamais ? C’est ce que doivent se dire les Algériens après l’embuscade sanglante contre un convoi de gendarmes que l’émotion interdit de qualifier de “dernier soubresaut” du terrorisme.
Pourtant, l’attentat d’El-Mansour nous renseigne sur la détermination de ceux qui nous tuent, chaque jour, militaire ou civil, à mener jusqu’au bout leur destruction méthodique de la nation. Elle nous renseigne d’autant plus que cette attaque a été menée en “hommage” à un ancien “émir” du GSPC, Nabil Sahraoui, abattu il y a cinq années, jour pour jour, dans la même région par les forces de l’ANP.
Dans le délitement de la mémoire collective, le GSPC prouve que la mémoire, il en a ; il a construit la propre mythologie de ses membres éliminés, a fondé une martyrologie, possède un calendrier qui jalonne ses bilans et glorifie ses anciens “émirs” avec le sang des Algériens.
Cela nous interpelle sur ce qu’on veut faire, nous, de cette mémoire collective face au terrorisme. Doit-on la mettre dans de la naphtaline ? Doit-on la dissoudre dans le bon sentiment du pardon renouvelé ? Doit-on encore adopter une posture évangélique et tendre l’autre joue en approuvant l’infâme amnistie générale ?
Car que peut-on encore discuter avec ceux qui restent dans les maquis ? Les terroristes, qui peuvent se présenter, dorénavant, tachés de sang, ne peuvent prétendre à aucun statut. Aucun. Car les 18 gendarmes tués, enterrés à la fleur de l’âge, ont également le droit à ce que l’État leur érige une statue républicaine. Il ne suffit pas de dire pardon aux victimes. Il faut leur rendre hommage à chaque instant car ils nous donnent, les soldats en premier, leur vie pour l’idéal patriotique.
Et il se trouvera toujours, un esprit politique qui se veut supérieur, pour ressasser cette stratégie inéluctable de la réconciliation nationale. Elle dure depuis plus de dix ans et a réduit, à proportion égale avec les armes, le terrorisme. Maintenant, il s’agit de savoir si elle peut encore tenir la route quand on affirme que le terrorisme est en déclin, voire en voie de disparition.

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Embuscade meurtrière de Bordj Bou Arréridj, l'édito d'El Watan

Et maintenant, reste-t-il encore un sens à la réconciliation nationale telle qu’elle est initiée ou prônée ? C’est-à-dire sans justice préalable, avec l’impunité en prime. D’un côté, trop de concessions, de l’autre, guerre sans merci contre l’Etat, contre le peuple. Et maintenant, que peuvent dire ceux qui y tiennent mordicus, qui la soutiennent quel qu’en soit le prix ? Vont-ils se taire ou continuer à en vanter les vertus ? En tout cas, on en rabâche tellement les mérites qu’il y a quelque part comme un relâchement et, disons-le carrément, une démobilisation. Car, pour certains, on est toujours au « terrorisme résiduel », à quelques terroristes près, aux derniers soubresauts de la bête immonde. Par contre, la nébuleuse terroriste frappe où elle veut et cherche même à faire dans le nombre, dans le lourd bilan.

Une chose est sûre, avec ce qui s’est passé à Bordj Bou Arréridj, la politique de la main tendue est battue en brèche et s’effrite dans le sang. Les terroristes ont eu tout le temps de s’armer, l’espace d’une réconciliation qui dure toujours, et d’user désormais de l’art, des tactiques de la guerre : guet-apens, embuscade, repli… Déjà à Tébessa, où trois terroristes se sont attaqués à un convoi pour mener les soldats à l’embuscade, b.a.-ba de l’homme de troupe, c’était un signe révélateur, il fallait le noter et en prendre acte. Une recrudescence qui, depuis quelques mois, mine de rien, allonge le martyrologe parmi les jeunes de l’armée, les gendarmes et bien entendu les civils Dans les hautes sphères du pouvoir, il est facile d’imaginer certains qui, tapis derrière leur bureau, doivent se tenir un discours on ne peut plus réconciliateur, se disant : « C’est peut-être ou sûrement le dernier acte terroriste avant la reddition finale, totale. » Voilà ce genre d’atermoiements coupables, donnant du temps aux jeunes terroristes de se voir pousser la barbichette pour se faire peur, puis faire peur aux autres en passant à l’acte…

Cette politique qui lâche du lest aux islamistes ne peut que profiter à ces derniers et leur théocratie. Donc cette politique s’adapte facilement avec les repentis, même ceux qui, « après s’être lavé les mains du sang » de leurs victimes, reviennent avec le butin du racket pour se balader dans la ville en 4x4, pour s’adonner à tous les business et gérer des commerces florissants. Et qui sait au profit de qui... Aussi, il n’est pas vraiment étonnant de dire que Mohamed Gharbi, un ancien moudjahid et un patriote de la première heure, n’y a pas sa place, qu’il a été tout simplement sacrifié sur l’autel de la réconciliation… sanglante. Tant il est vrai que la magnanimité ne peut être engendrée que par la bravoure.

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20 gendarmes meurent dans une embuscade

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La localité de Mansourah, située à 30 km de Bordj Bou Arréridj, a été, mercredi vers 19h30, le théâtre d’une embuscade meurtrière au lieudit Oued Kessir, à 3 km du centre urbain. Dix-huit gendarmes et deux civils ont été tués dans ce traquenard minutieusement préparé par des terroristes qui ont, dans un premier temps, attaqué un campement de gendarmes chargés de la sécurité du chantier de l’autoroute Est-Ouest au lieudit Hammam Bibans (Portes de fer), situé à 70 km du chef-lieu de wilaya. Cette frappe des terroristes, qui se sont vraisemblablement scindés en deux groupes, n’a été qu’une diversion à un grand coup. En effet, 30 km plus loin, la patrouille de gendarmerie de Bordj Bou Arréridj, assurant la relève, tombe dans un piège. Les terroristes, dont le nombre oscillait, selon des témoins oculaires, entre 30 et 40, ont attaqués à l’aide de roquettes (RPG) les deux 4x4 Toyota transportant une vingtaine d’hommes. La première et la dernière voiture du convoi, qui était composé de six Land-Rover, ont été foudroyées par la violence de l’explosion. Les deux véhicules se sont immobilisés sur la route, prenant feu instantanément. A la faveur du relief accidenté et touffu constitué de forêts denses, de virages et autres descentes, à proximité d’un pont, jouxtant Oued Kessir, les criminels bien embusqués aux abords de la RN5 ont surpris les gendarmes par des tirs nourris. Visiblement pris de court par une telle attaque dans une région où les services de sécurité ont infligé ces derniers temps de grosses pertes aux terroristes, les gendarmes n’ont pas eu, nous dit-on, le temps pour bien riposter. Selon des témoins oculaires, les assaillants ont barré les accès de la route à l’aide de deux semi-remorques. Le chauffeur de l’un de ces engins, âgé de 65 ans, est tué sur le coup. Son corps a été retrouvé, le lendemain de l’attentat, dans un ravin. D’après les mêmes sources, les terroristes, qui ont racketté les automobilistes, leur soutirant de l’argent et 12 téléphones portables, ont attaqué le convoi à l’aide de lance-roquettes RPG7 et d’armes automatiques. Un jeune homme de 43 ans, qui était à bord d’un véhicule, a été tué de sang-froid par balle puis égorgé devant son frère terrifié. La victime a été assassinée parce qu’elle assurait la fonction de gardien de prison à Batna. Par la suite, toujours selon des témoins, les sanguinaires ont investi la chaussée pour filmer leur boucherie et s’emparer d’un lot d’armes composé, nous dit-on, de 21 kalachnikovs, 2 PM (Makarov) 6 radios, 21 gilets pare-balles, 21 tenues, 12 grenades et 2000 balles. Une fois leur sinistre forfait accompli, les assaillants ont pris la fuite vers des directions inconnues à bord de deux Peugeot 505 et de deux Renault (R19 et Scénic). Notons que trois gendarmes et trois civils, dont une femme, ont été blessés dans cette embuscade, la plus meurtrière jamais enregistrée dans la région. La riposte des forces de sécurité, qui ont mobilisé d’importants moyens, a été rapide. L’on apprend que le massif de Mansourah fait, depuis jeudi, l’objet d’une opération de ratissage de grande envergure. Le général-major Boustila et le commandant de la Ve Région militaire se sont, nous dit-on, déplacés jeudi à Bordj Bou Arréridj où ils ont évalué la situation. Hier, l’endroit où a eu lieu cet ignoble attentat, ainsi que les monts environnants, étaient investis par les forces de sécurité ; l’armée, la gendarmerie et les patriotes, présents en grand nombre, sont déterminés à ratisser les maquis de la région, notamment la forêt de Bougten (faisant jonction avec la wilaya de Béjaïa) où quatre terroristes ont été abattus en avril dernier. Avant de rebrousser chemin, nous sommes allés à la rencontre des habitants de Mansourah, révoltés, qui n’ont pas caché leur indignation. « Nous sommes meurtris dans notre chair ; même s’il est aux abois, le terrorisme continue d’ensanglanter le pays, il doit être combattu », ont-ils dit, réclamant une plus grande fermeté à l’encontre de la bête immonde. « Ce crime odieux qui a fait 20 autres victimes doit donner à réfléchir aux chantres de l’amnistie générale, lesquels ne doivent pas occulter le sang des défenseurs de la République. Ces derniers ne peuvent ni ne doivent faire des concessions qui n’en finissent plus », ajoutent d’autres citoyens de la wilaya de Bordj Bou Arréridj, toujours sous le choc.

Source : El watan

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15 juin 2009

Affaire de Mohamed Gharbi, communiqué du MDSL

Fidèle à ses principes de défense des droits de l'homme et à ses aspirations à un État de droit, moderne et laïque, le MDSL a fait sienne la déclaration du CCDR qui réclame la réparation de l'injustice qui frappe, Mohamed Gharbi, condamné sans état d'âme à la peine capitale, lui qui a consacré toute sa vie à la libération du pays du joug colonial avant de de d'être parmi les hommes debout face au péril islamiste, négationiste de l'Etat républicain, libre et moderne.
Voici le texte du MDSL, suivi du communiqué de CCDR

Le Mouvement Démocratique Social et Laïque (MDSL), suite à sa réunion hebdomadaire du vendredi 12 juin 2009 au siège du parti, a décidé de faire sienne la déclaration ci-jointe du CCDR du 9 juin 2009 pour sauver Mohamed Gharbi et la République.
Alger le 12 juin 2009,
P/ le comité national de préparation des assises du MDSL,
_____________________________________________________________
COMITE DES CITOYENS POUR LA DEFENCE DE LA REPUBLIQUE
- C.C.D.R-
__________________

Sauvons Mohamed Gharbi et la République


Mohamed Gharbi, moudjahid et Patriote, a été condamné à mort par le tribunal criminel de Guelma.

C?est un grave déni de justice qui vient d?être perpétré par une justice toujours aux ordres.

C?est aussi un gage supplémentaire donné par le pouvoir à l?islamisme et le prélude à une amnistie générale qui couronnera la compromission et l?infamie déjà annoncées par les précédentes mesures de «concorde civile» et de «réconciliation nationale».

Finalement, c?est la voie ouverte par le pouvoir à l?instauration d?une république islamiste.

Le CCDR estime que toutes celles et tous ceux, et ils sont nombreux, à se sentir concernés, devraient faire de ce texte un acte de protestation pour la défense de Mohamed Gharbi et la sauvegarde de la République, et le diffuser à tous les niveaux, aux plans national et international.
Alger, le 9 juin 2009,
Le Bureau national du CCDR

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03 juin 2009

De l’usage des leurres et des cibles de diversion !

Allez savoir pourquoi je me méfie comme de la peste de cette pseudo polémique autour des propos attribués à Ziari sur la repentance de la France. Pourquoi diable ai-je ce sentiment désagréable qu’on essaie de nous détourner d’un débat fort intéressant qui commençait à prendre forme ici, en Algérie ? Et pas à Paris, dans les salons feutrés de l’Assemblée française. Un débat algéro-algérien sur l’islamisation au pas de charge du pays, sur l’amnistie générale, sur l’absolution des criminels convaincus de crimes de sang directs. Nous en étions à des personnages ayant occupé des postes ministériels et qui venaient en toute impunité affirmer que leur seul et unique objectif était l’instauration d’un Etat islamique, lorsqu’on nous a «braqués» de force sur la cible Ziari. Je ne veux pas passer pour un paranoïaque, mais ça sent l’arnaque, l’opération de diversion type. Et à ce niveau-là, autant assumer sa parano et rester sur les sujets du cru. Sur l’islamisation j’étais, je suis et resterai. Et avec les mêmes questions : pourquoi l’acharnement actuel contre des partis démocratiques, pourquoi ce soudain intérêt pour la vie interne du RCD, pourquoi cette fulgurante exigence d’alternance au sommet du Rassemblement pour la culture et la démocratie en ce moment particulier, celui où les autorités s’apprêtent à agréer avec tambours, trompettes et musc à l’œil deux nouvelles formations d’obédience islamiste clairement affichée ? Concomitamment, dans le même temps, en synchronisation quasi parfaite, on nous sort par doses savamment calculées la photo du frère de l’Autre, sa bouille en couleurs afin de nous «préparer», de nous «travailler», de nous «mettre en condition» d’accueillir cette idée inimaginable il y a quelques mois seulement : un parti nouveau pour le clan présidentiel. Une sorte de garantie de survie pour la fratrie. Par expérience, je sais que ce genre de ballons-sondes n’est jamais balancé pour rien, à blanc. C’est exactement sur ce tempo-là que le viol de la Constitution avait été entamé. Voilà pourquoi ici, dans cet espace, par principe de priorité et d’importance, et surtout parce que j’ai horreur des leurres, il ne sera pas question de foncer tête baissée sur Ziari, cette cible ultra indiquée, sursignalée, excessivement suggérée, exagérément proposée aux tirs groupés. Très franchement, j’ai d’autres chats poilus à fouetter ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
Hakim Laalam

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Bac 2009 : les secrets de la réussite

Aux portes des examens du bac, Cahiers Algériens met à la disposition de ses lecteurs un article paru dans le Soir d'Algérie qui donne les clés de la réussite. En voici, le texte integral :

Trois lettres sont synonymes de stress, de fortes émotions et d’angoisse pour des milliers d’élèves et leurs parents. Il s’agit bien sûr du bac. Cet examen aura lieu dimanche prochain.

 

Les élèves sont à leurs dernières révisions. Les parents sont aux petits soins avec les futurs examinés. Ce sésame du cursus universitaire et plus tard du marché de l’emploi est tout bonnement synonyme d’un sentier du futur. Et pour le décrocher, d’importants investissements sont consentis, qu’ils soient intellectuels ou financiers ! Au fait, à combien revient le coût du baccalauréat aux parents ? Et qui en profite ? Et quels sont les business autour ?
Budget spécial baccalauréat

L’argent est le nerf de la guerre. Pour le baccalauréat, l’argent est quelque part le secret de la réussite. Il sert au payement des cours particuliers, notamment. Les parents consentent un fort budget pour la réussite de leur progéniture. Après une apparition timide, il y a de cela quelques décennies, le recours aux cours particuliers est devenu quasi systématique. Elèves et parents s'accordent sur le fait que les cours fournis dans les salles de classe ne sauraient être suffisants pour préparer ce difficile examen. Et pour preuve, avant même la clôture des programmes, des élèves des classes terminale ne mettent plus les pieds en classe. Ils préfèrent se rendre directement aux cours particuliers. Et à ce stade, tous les élèves ne sont pas au même niveau. Les cours privés sont malgré tout un fardeau pour les familles, en particulier pour celles qui ont des revenus limités. Le coût d’une séance se situe entre 600 et 1 600 DA. Et cela dépend de la formule : en classe, en groupe restreint, à domicile ou individuel. Certains parents ont même décidé de payer des cours particuliers pour toutes les matières. «De notre temps, seuls les élèves des branches scientifiques ou mathématiques avaient recours aux cours particuliers. Et il ne s’agissait que des matières à fort coefficient. Aujourd’hui, cette pratique s’est généralisée, il y en a même qui prennent des cours particuliers pour la langue arabe», témoigne Meriem, 26 ans, promotion 1999. Et d’ajouter : «Je me rappelle que dans ma classe de sciences naturelles et vie, il y avait à peine une dizaine d’élèves qui avaient recours aux cours particuliers. Et ce n’était que pour deux matières : les mathématiques et la physique. Maintenant, c’est systématique et pour toutes les matières.» Dix ans plus tard, le constat est tout autre. Le ministère de l’Education nationale a également mis en place des cours de soutien dans les établissements à des prix symboliques durant les week-ends et les vacances scolaires. Des élèves moins nantis que d’autres s’en contentent. «Pour moi, le plus important est de se donner à fond depuis le début de l’année. Cours particuliers ou pas, il faut avoir une bonne méthode de travail», témoigne un lycéen. En plus des cours particuliers, les parents veulent choyer leurs enfants. Tels des sportifs de haut niveau, juste avant la dernière ligne droite, ils ont droit à des plats «extras» et à des sucreries. «Ces derniers jours, j’essaye de préparer des plats bons pour la mémoire à base de poissons surtout. Des fruits et des sucreries comme le chocolat et des bonbons sont à gogo dans la maison», témoigne une maman dont son enfant passe le baccalauréat pour la première fois. «C’est vrai que cela revient cher, mais du moment que je ne l’ai pas fait tout au long de l’année ! J’essaye de me rattraper tant bien que mal et avoir bonne conscience », ajoute-t-elle en souriant. Au-delà de ces plats, d’autres élèves ont recours à des produits plus forts.
Boissons énergisantes et vitamines à la rescousse

Loin des recettes de grand-mère, dites bonnes pour la mémoire, à base de miel, la génération actuelle des bacheliers puise ses forces dans d’autres produits. Outre le café ou le thé fort, les élèves ont recours à des boissons énergisantes étrangères pour pouvoir réviser et faire face à la pression. Sans ou avec le consentement des parents, ils consomment des boissons dites énergisantes sans prendre conscience des éventuels dangers. Ces boissons, dont les plus connues sont Red Bull et Black Dog, sont en vente libre à plus de 140 DA la canette. «Mes amis en consomment tout le temps. Ils pensent que c’est bon pour les révisions. Moi, je préfère ne pas trop m’y habituer. Sans connaître toutefois les méfaits potentiels », reconnaît Amina, bachelière. En effet, les vertus de ces boissons «dopantes» ne seraient pas seulement physiques : elles agiraient aussi sur le mental en améliorant la concentration et la mémoire. Ces energy drinks se composent de taurine et d’un taux élevé de caféine. Rares sont ceux qui avoueront en consommer régulièrement. «Ces boissons permettent d'augmenter la capacité de travail en période de révision mais peuvent mener au surmenage le jour J», soutient un spécialiste. Interrogé sur le recours à ces boissons énergisantes, Zoulikha, dont le fils passe cet examen, avoue : «Je ne connais pas ces boissons énergisantes, mais je reconnais que ces dernières semaines, j’ai acheté beaucoup de vitamines pour mon fils. Régulièrement, je fais un tour dans les pharmacies pour en prendre connaissance. Le dernier produit que j’ai acquis est Gelphore. Il est à base de gelée royale. Cette dernière est pratiquement introuvable et de surcroît coûte cher alors j’ai opté pour cette vitamine.» Zoulikha, rencontrée non loin d’une pharmacie de la place du 1er-Mai ajoute : «Je pense lui acheter aussi de la Juvamine.» Pour beaucoup de parents, ces vitamines sont un coup de pouce pour achever les révisions. Des révisions qui se font en groupe ou seul ou bien encore derrière un ordinateur. Et oui, les cours de soutien virtuels deviennent une réalité.
Le bac sur le Net
Actuellement, les sites internet algériens consacrés aux examens du baccalauréat ne sont pas nombreux. Parmi eux, www. bacfacdz.com. Créé en 2003, il s’agit du premier portail des étudiants algériens où sont recensés les sujets et les corrigés des précédents baccalauréats. Juste après les examens, les bacheliers peuvent à la fois consulter les corrigées du bac et s'informer sur les modalités des inscriptions à l'université. Selon son concepteur, étudiant en deuxième année lors de sa création, depuis son lancement en 2003, ce site a enregistré près de deux millions et demi de visiteurs et avec une moyenne quotidienne de 1 000 visites. Sur le Web, près de 200 sites possèdent un lien vers ce portail. La majorité des visiteurs se trouve en Algérie, en France, et dans les pays francophones qui accueillent une communauté algérienne importante. Algérie Télécom s’y investit également. A deux semaines du bac, elle a lancé le Pack Nadjah. Il comprend un accès internet ADSL illimité (256 kbps/512 kbps), une carte AllôBac offerte (20 h, 40h et 60h) et un Modem gratuit (pour un abonnement de 6 mois minimum). Ainsi, le site internet allobac. com concentre 9 matières essentielles, arabe, français, anglais, histoire, géographie, philosophie, sciences naturelles, physique, mathématiques avec accès aux travaux dirigés, exercices et corrigés, participation à des forums interactifs avec des professeurs (à partir de 17h), de bénéficier d’un support psychologique et de profiter de conseils d’orientation. La Toile est aussi utilisée pour les révisions à travers les messageries instantanées. Les discussions on-line viennent à la rescousse pour poser des questions aux amis sur les cours non compris, faire des pronostics sur les éventuels questions et, bien sûr, s’amuser le temps d’une pause. Chacun a ainsi un support pour les dernières révisions avant de s’engouffrer cinq jours durant dans l’ultime examen. Après une année laborieuse, les élèves auront droit à un repos bien mérité. Certains parents ont d’ores et déjà choisi une destination de vacances pour permettre à leur progéniture de déstresser en attendant le fameux 10 juillet, date de l’annonce des résultats.
G. I.

 

Dépenses de l’Etat pour le baccalauréat
2,6 milliards de dinars est le coût du baccalauréat 2009. 20% de ce budget est consacré à la restauration. Ainsi, le reste du budget est prévu pour les indemnités. Les surveillants au nombre de 85 215 toucheront durant les 5 jours de surveillance 5 875 DA, les 5 580 observateurs au niveau des wilayas toucheront 17 000 DA, et au niveau des centres d’examen, 15 000 DA. Les 23 000 correcteurs répartis dans 40 centres sont payés entre 17 098 et 21 075 DA et les secrétaires entre 5 000 et 23 000 DA. Le ministère de l’Educationon nationale signale que pour cette session aucun chef de centre n’est désigné dans sa wilaya, aucun adjoint au chef de centre d’examen n’est désigné dans l’établissement où il exerce.
57% des examinés sont des filles :
- Nombre global des candidats : 444 514
- Scolarisés : 263 330
- Libres : 181 184
- On compte 9 filières pour le bac de la réforme et 24 filières pour l’ancien bac, destinées notamment pour les recalés des précédentes sessions.
696 postulants des écoles privés :
Cette année, le nombre de candidats issus des écoles privées est en baisse en comparaison à l’année dernière. Il est de 696 alors qu’il se situait lors du précédent examen à 1 566.

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Blanchiment d'argent en Algérie : les révélations

Les chiffres donnés hier par les participants à la journée d’étude sur la protection de l’économie nationale organisée par la commission de défense de l’APN au cercle des militaires ont de quoi donner le tournis. Il s’agit notamment des flux d’argent qui sont transférés vers l’étranger de manière frauduleuse, des gains tirés de la vente de produits contrefaits ou encore de produits bloqués au niveau des ports parce que non réclamés par leurs propriétaires qui s’avèrent être des prête-noms. En matière de blanchiment d’argent uniquement, on apprendra de la bouche d’Abdelmadjid Amghar, président de la Cellule du traitement du renseignement financier (CTRF), que la structure qu’il dirige a reçu pas moins de 130 déclarations de soupçons qui lui ont été transmises par des banques et des établissements financiers pour les trois premiers mois de l’année en cours. Un chiffre apparemment appelé à augmenter puisque, au cours de l’année dernière, la même cellule a reçu 233 déclarations.
Les 363 dossiers douteux représentent près de 7,8 millions de dollars. Des déclarations de soupçons faisant état de mouvements bancaires douteux ou encore de l’incapacité d’identifier la provenance de l’argent de tel ou tel client. En d’autres termes, de l’argent blanchi qui pourrait être le produit d’un crime (corruption, trafic de drogue). Toujours en matière de blanchiment d’argent, les communicants, lors de cette journée parlementaire, nous apprendront que 400 containers sont bloqués actuellement au niveau des différents ports du pays parce que leurs propriétaires ne se sont pas manifestés, démontrant ainsi qu’en fait ils ont servi de simples prête-noms.
Ce blanchiment d’argent provient aussi du produit de trafic de stupéfiants, de cigarettes et de produits pyrotechniques introduits avec la complicité de douaniers indélicats. Les produits contrefaits représentent à eux seuls la bagatelle de 600 millions de dollars. Concernant le transfert de capitaux, le représentant de la douane a indiqué qu’en 2008, ses services ont saisi 10 millions de dollars sur des voyageurs. Aussi a-t-il été décidé d’instaurer un système de gestion des risques en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Un système qui consiste dans la sélection des opérateurs intègres qui ont pignon sur rue auxquels toutes les faAcilitations seront accordées.
Le but étant, bien entendu, de se concentrer sur ceux des fraudeurs porteurs de risques. Tout comme il a été décidé d’assainir le corps des commissionnaires en douane, généralement complices dans les fraudes commerciales. D’ailleurs 900 d’entre eux ont vu leurs activités arrêtées et 100 importateurs ont également vu leurs activités suspendues pour non-paiement d’impôts. Ajoutez à cela la tricherie sur les valeurs, les faux documents ainsi que le paiement d’une partie de la marchandise (par les importateurs) par le circuit bancaire et l’autre partie par la valise. Le phénomène de la contrebande a été largement évoqué lors de cette journée parlementaire, très instructive au demeurant. Cheptel, carburants, cigarettes, produits alimentaires subventionnés, autant de créneaux qui se sont révélés porteurs et rentables pour les criminels et dont la connexion avec le terrorisme n’est plus à démontrer.

Source :
Latribune

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Bombe à Timezrit : 10 morts et 2 blessés

Le premier examen du BEM à se dérouler à Timezrit, un chef-lieu communal, situé à l’orée de la tristement célèbre forêt de Sidi Ali Bounab, à 20 km des Issers, dans la wilaya de Boumerdès, ne se sera pas achevé dans la sérénité. Hier en fin de journée, le convoi ramenant les copies des élèves du centre d’examen, escorté par des policiers qui assuraient aussi la sécurité dans et autour du collège, a été attaqué par un groupe terroriste dont le nombre dépasserait la trentaine, selon des informations recoupées. Le bilan est très lourd : 10 morts et 2 blessés. Parmi les morts, il y a 8 policiers et 2 enseignants chargés de la surveillance des épreuves. Le chef du centre de l’examen et un chauffeur de l’APC de Timezrit ont été, quant à eux, blessés. Selon des témoignages concordants, une bombe artisanale a été actionnée à distance au passage du convoi au lieudit Taawint Tassemat, à la limite géographique des communes des Issers et de Timezrit, à 4 km environ du chef-lieu de cette dernière. L’explosion sera suivie de tirs nourris en direction des trois véhicules composant le cortège, deux voitures de la police et une autre (de type Toyota) appartenant à l’APC de Timezrit et transportant le staff administratif chargé d’assurer le déroulement du BEM. Nos sources indiquent que l’un des véhicules de la police a dérapé après que le conducteur eut été atteint. Les terroristes ont par la suite envahi la chaussée pour achever à l’arme blanche l’un des policiers et brûler l’autre véhicule

Il s’en est suivi un échange de tirs entre les survivants et les terroristes. Quelques minutes plus tard, un groupe de patriotes est arrivé du village voisin d’Aït Messaoud. Il sera rejoint par d’autres éléments d’autres corps de sécurité. Des coups de feu continuaient à être entendus durant plus d’une heure après l’attentat. Ce qui laisse dire à certaines sources que les terroristes auteurs de cet ignoble attentat ont été accrochés. L’armée s’est vite mobilisée pour cerner l’endroit et pilonner à l’aide d’hélicoptères ces maquis A l’heure où mettons sous presse, nous ne disposons pas de bilan de cette offensive. A rappeler qu’à la clôture de l’opération de vote d’avril dernier, un attentat avait eu lieu presque au même endroit. Une bombe avait explosé au passage du convoi qui ramenait les urnes de Timezrit et raccompagnait le personnel administratif vers les Issers. Cette fois encore, les terroristes ont observé les mouvements du convoi de la police sur cet itinéraire et préparé leur sale besogne.

Source : El watan

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30 mai 2009

La Fédération des journalistes algériens est née

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La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) affiliée à la Centrale syndicale est née, suite à son congrès constitutif qui s’est tenu jeudi dernier à la maison du Peuple (siège de l’UGTA), en présence de quelque 200 délégués et des directeurs de presse publics et privés.  Les travaux, qui ont duré jusqu’à 22 heures, se sont soldés par la mise en place des structures organiques, notamment son secrétaire général, Abdenour Boukhamkham, d’un bureau de 11 membres, dont trois femmes, ainsi que d’un secrétariat national composé de 71 membres, représentant différents organes de presse.   
A peine installé, le bureau de la fédération s’est fixé pour objectif de réaliser un plan d’action de cinq points, dont l’élaboration d’une convention collective, la révision du code de l’information et la mise en place d’une mutuelle des journalistes.  A l’ouverture des travaux, le secrétaire général de l’UGTA, Sidi Saïd, tout en se félicitant de la création de cette fédération, a souligné son engagement à «aider et à accompagner
les journalistes en écoutant leur préoccupations et en défendant au mieux leurs droits socioprofessionnels en vue d’y trouver des solutions à travers le dialogue, la concertation et des actions communes». M. Sidi Saïd a rappelé en outre «le rôle prépondérant joué par l’UGTA en matière de prise en charge des problèmes socioprofessionnels des travailleurs algériens, dont les journalistes».  Auparavant, M. Sidi Saïd a rendu hommage à «ces femmes et ces hommes qui ont sacrifié leur vie pour libérer le pays, d’autres plus récemment pour que l’Algérie soit debout», ajoutant que «le souvenir de Tahar Djaout est inséparable de celui de Abdelhak Benhamouda et des dizaines d’autres victimes». En qualifiant les journalistes d’élite, il a insisté sur le respect de l’éthique professionnelle, en vue de faire de «notre presse un exemple pour participer à l’épanouissement de la vie démocratique». Pour sa part, M. Mihoubi a souligné l’importance de cette nouvelle organisation des journalistes, avant d’appeler ces derniers à «respecter ce qui a été énoncé dans le programme du président de la République», notamment dans les messages adressés aux journalistes, lors de la prestation de serment et à
l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, qui doivent servir de «plate-forme». Il a, par ailleurs, appelé les participants à veiller à certains paramètres, dont l’action dans le cadre d’une «vision commune», le respect de la notion de service public et la consécration du «professionnalisme».   M. Mihoubi a rappelé à ce propos l’intérêt accordé par le plan d’action du gouvernement à garantir la liberté de la presse,
soulignant que la révision des textes régissant ce secteur «se fera avec les gens du métier». A signaler, l’absence à ce congrès de nombreux représentants d’organes de presse francophone. Des problèmes d’organisation, notamment d’accréditation, ont empêché d’autres d’y prendre part, au motif qu’ils auraient envoyé tardivement leurs listes de délégués. De même que des échos ont fait état de la déception d’une délégation d’un organe public qui aurait contesté le quota lui revenant au sein des structures de la fédération. Un secrétaire national, note-t-on, a indiqué que les rangs de la fédération resteront ouverts aux journalistes et à leurs délégués absents et qui, plus tard, exprimeraient le vœu de la rejoindre. 

Source : la tribune

Tout en félicitant nos amis de la presse de la naissance de cet autre instrument de combat pour le recouvrement des droits des journalistes, nous espérons que cette nouvelle structure n'est pas initiée pour , uniquement contrecarrer le SNJ. Une telle projection ne ferait que nuire aux interêts des journalistes. Alors amis de la presse , restez sur vos gardes.

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Le président du parlement en France

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La visite de travail de trois jours de Abdelaziz Ziari a été voulue à caractère strictement parlementaire. Le président de l’Assemblée populaire nationale a, en effet, rencontré de mercredi à vendredi outre son homologue français Bernard Accoyer, les responsables des groupes parlementaires, le président de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, Axel Poniatowski, le président du Sénat du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré, Gérard Larcher, président du Sénat. Mais aucun membre de l’Exécutif.

Le président de l’APN a affirmé à la presse nationale que les institutions législative et exécutive sont distinctes, qu’il y a une séparation des pouvoirs. Pourtant, cette règle n’a pas toujours été observée, d’un côté comme de l’autre, y compris dans un passé tout récent. Cela n’a pas empêché le président de l’APN d’aborder avec ses différents interlocuteurs des problèmes politiques et diplomatiques bilatéraux et internationaux. L’acte bilatéral le plus saillant de cette visite a été l’adoption et la signature par les présidents des deux assemblées parlementaires, jeudi matin, au cours d’une réunion regroupant des députés des deux assemblées du règlement intérieur de la Grande commission interparlementaire France-Algérie, qui a été créée par le protocole-cadre signé à Alger le 21 janvier 2007. La Grande commission, co-présidée par les deux présidents, se réunira en principe tous les ans, alternativement dans les deux pays. Ses thèmes de travail seront fixés d’un commun accord.

Sur l’invitation du président Ziari, la première réunion de cette Grande commission devrait se tenir à Alger à la fin de cette année. Cette visite avait aussi – surtout – pour but de relancer un dialogue brouillé par des « ambiguïtés », voire de corriger des « erreurs » comme celle de l’article 4 de la loi du 23 février 2005, qui a jeté un froid entre Alger et Paris et a été à l’origine du capotage du traité d’amitié. Et un des cadres appropriés de ce dialogue assaini serait cette grande commission parlementaire. « Les relations interparlementaires sont déjà très riches, très denses et nous allons les approfondir », a déclaré, à l’issue de cette cérémonie, Bernard Accoyer aux journalistes présents à cette cérémonie. Et d’ajouter : « La diplomatie parlementaire, c’est-à-dire le travail entre des assemblées à des degrés très élevés, c’est ce que nous sommes en train de mettre en place entre l’Algérie et la France. Cette grande commission est créée pour parler de tout, pour résoudre les problèmes et préparer l’avenir pour la jeunesse, qui est notre avenir commun. » Pour Abdelaziz Ziari, cette grande commission est une création « nouvelle et importante » puisque l’Assemblée nationale française n’en a de similaire qu’avec la Russie, la Chine et le Canada.

« Nous sommes le quatrième pays à mettre en place cette commission. Cela va être le cadre dans lequel nous allons aborder un certain nombre de thèmes que nous choisirons en commun, qu’ils aient un caractère multilatéral ou strictement bilatéral. Des thèmes qui feront aussi l’objet de propositions à nos exécutifs respectifs, qui feront avancer les idées, qui lèveront les ambiguïtés sur des questions qui nous permettront de mieux nous entendre. » En réponse à une question de notre consœur du Soir d’Algérie sur l’article 4 de la loi du 23 février 2005 (sur les bienfaits de la colonisation), Bernard Accoyer a affirmé qu’après le gel de cet article, un travail en commun avec tous les groupes parlementaires a débouché sur l’adoption d’un rapport sur les questions mémorielles « qui fait que désormais, nous n’aurons plus jamais à la faveur d’une initiative malencontreuse, regrettable à voir des problèmes de cette nature apparaître ». « Il y a aussi bien d’autres problèmes très concrets qui touchent non seulement au travail parlementaire, mais aussi à la préparation de dossiers aussi importants que les questions qui touchent à l’énergie comme l’a suggéré, et nous l’avons retenu, le président Ziari, la question alimentaire qui est au cœur de tous les problèmes de développement et le défi de l’Union pour la Méditerranée. » « Cette nouvelle étape dans les relations avec la France va-t-elle pousser Paris à faire le geste de repentance demandée par l’Algérie ? », demande une journaliste de la presse internationale.

« C’est une question qui appartient d’abord aux parlementaires français et au peuple de France. Cette question de repentance n’a pas fait l’objet de nos discussions ni d’aucune forme d’un quelconque préalable, nous laissons le temps faire son œuvre, je crois que le chef de l’Etat lui-même l’a dit récemment, dans ce domaine-là il aurait des propositions originales, il y a aussi beaucoup de choses importantes que nous devons faire, l’Algérie a une jeunesse très active et parfois revendicative et nous devons construire l’avenir de ces jeunes. C’est cela le plus important pour nous. Je crois que s’il y avait des liens plus constants, plus réguliers, dans le passé entre parlementaires, peut-être même que cet événement que vous avez cité (article 4 de la loi du 23 février 2005) n’aurait pas eu lieu. » A la question d’El Watan sur l’adoption par le Conseil des ministres français du projet de loi relatif à « la réparation des conséquences sanitaires des essais nucléaires français au Sahara et en Polynésie », Abdelaziz Ziari estime que « c’est une loi qui rend optimiste, cela veut dire que les choses évoluent et que le temps aidant, beaucoup d’erreurs du passé peuvent être rectifiées dans l’avenir ». Pour Bernard Accoyer : « Il faut toujours lire les événements avec le temps dans lequel on vit. Sur ce point vous avez l’illustration concrète de tout l’intérêt qu’il y a d’avoir des liens au niveau parlementaire, puisque-là, nous sommes devant une perspective législative et vous pouvez compter sur les parlementaires français pour se montrer réalistes, constructifs et justes. »

Source : El Watan

Posté par mtertag à 13:09 - Ecrits de presse - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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